Contrast sur PC, le test de raymater

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Des ombres et des lumières ?

Dans l’univers des ombres et des lumières, un jeu sort en 2013 sur PC, PlayStation 3, PlayStation 4 et Xbox 360 sous un nom révélateur du concept : Contrast. Si ce jeu de plateforme réflexion est sorti dans le line-up de lancement de la PlayStation 4, peut-on s’attendre à une révélation graphique digne de ce nom, est-il si sombre qu’il en a l’air ?

Contrast met en scène le personnage de Didi dans les années 1920, cette petite fille voulant retrouver son père utopiste désirant mettre en scène un cirque afin de racheter sa conduite envers la mère de Didi l’ayant rejeté et sa fille Didi. La maman de Didi (Kat) étant méfiante, ne crois pas au projet de Johnny (le père de Didi), il va alors trouver les meilleurs artistes pour montrer qu’il croit en sa famille. Cependant Johnny devra affronter de nombreux problèmes techniques et cela n’arrange pas ses investisseurs ainsi que sa famille. Vous incarnez Dawn, une mystérieuse jeune femme naît de l’imagination de Didi. Nos deux complices vont aider Johnny à accomplir son projet afin de réunir toute sa famille à travers les ombres et les lumières. Un scénario qui nous promet de belles péripéties qui n’est n’en fait qu’un conte plutôt qu’un vrai synopsis digne de ce nom. Cependant, il n’en est pas moins très attachant.

Le jeu se divise en trois actes comme dans une pièce de théâtre. Votre aventure démarre dans la chambre de Didi ou l’on part à l’aventure pour retrouver le père de Didi. L’acte un est une phase tutoriel où l’on nous explique comment Dawn se transforme en ombre, les sauts… On se rend vite compte que l’on joue à un puzzle plate-forme, vous allez devoir jouer entre ombres et lumières pour avancer dans l’aventure. L’essentiel du Game Play consiste à aller de salle en salle comme dans un jeu de plateforme à l’ancienne et de déverrouiller des mécanismes pour aider Johnny. En effet les nombreux numéros du cirque sont très endommagés, vous devez donc les réparer avec Didi. Il faut donc de la patience et de l’imagination car il faut souvent jouer avec les ombres et la lumière pour passer dans des endroits afin de débloquer des mécanismes.

Graphiquement assez beau, le jeu apporte un touche artistique plutôt sympathique et représentative de l’univers des années 1920, le mélange 2D avec les ombres et la 3D avec la lumière justifie parfaitement le titre Contrast. Pourtant l’environnement en 3D de la ville dans laquelle on se promène parait un peu vide : aucun PNJ1 et une ville très (voir trop) grande pour un jeu comme cela. Pour un jeu sorti à la fois sur PC, sur les consoles actuelles et sur console Next-gen, on ne peut pas vraiment dire que le jeu est révolutionnaire dans son aspect graphique mais les jeux de lumières et les contrastes (sans faire de jeux de mots) sont bien mis en valeur avec un aspect très coloré et agréable à l’oeil sans nous éblouir. Bref un jeu qui n’a rien de Next-gen graphiquement parlant. Mention spéciale sur les cinématiques où l’on peut jouer en même temps !

Par contre, la musique style cabaret et jazzy est remarquable bien qu’elle ne soit pas si bien mise en valeur dans le jeu, assez dommage. Les doublages en français sont quant à eux excellents et bien joué. Sur le Game Play, il est quelque peu rigide dans les sauts, qui s’avèrent fâcheux pour certains. La jouabilité au clavier et la souris est très raide et à voir à éviter au profit de la manette car le jeu vous demande une gestion de la caméra assez pointu notamment dans les phases d’ombres afin de bien viser votre objectif. Simple à prendre en main et agréable au début, il vous demandera de la réflexion pour résoudre les nombreuses énigmes. De plus, le jeu ne vous propose qu’un seul niveau de difficulté. Les nombreuses énigmes du jeu vous donneront parfois du fil à retordre et ne manquerons pas d’inventer des stratagèmes avec les objets du décor pour vous frayer un chemin. Le jeu manque cependant de rythmes, assez peu d’action mais beaucoup de réflexions. Certains passages demanderons du doigté et peuvent être assez frustrants pour certains comme la séquence où l’on incarne la princesse.

Ce passage est assez marquant pour différentes raisons : vous aidez Johnny à répéter le numéro de marionnette, vous incarnez une princesse dont la poupée est perdue. Vous allez donc traverser le parcours à la quête d’un prince qui se fait bêtement enlever par des monstres. Il s’agit là du seul passage pur action : du scrolling et des pièges en tout genre. Un passage assez frustrant car la jouabilité n’est pas d’une perfection à assurer un tel passage notamment au niveau des sauts, et assez long puisqu’il faut sauver le héros trois fois ce qui devient ennuyeux et cassant le rythme.

Dans cet acte deux, il faut essentiellement réparer trois attractions : la montgolfière, le théâtre et le bateau pirate. Cette phase est l’essentiel du jeu, autrement dit chaque élément vous prendra une petite demi-heure et l’avancement rapide de votre quête vous amènera à rester sur votre fin, en effet le jeu est très court et très linéaire : entre trois et quatre heures de jeu seulement, peut-être le double si vous souhaitez débloquer tous les succès. La durée de vie est décevante pour un jeu qui se veut Next-gen surtout pour un jeu à 15 euros !

 Durant votre quête vous allez ramassez quelques objets que l’on pourrait croire comme des indices mais ne servant à pas grand-chose à part s’il on est collectionneur. Des luminaires seront utiles pour actionner des mécanismes, il faut donc rechercher des ces lucioles faciles à trouver.

 Il n’y a pas de jeu récent… sans bugs, ou devrais-je dire des glitches, vous pouvez passer par des endroits qui ne sont pas prévus pour et pourtant c’est possible à partir d’une caisse. Placez une caisse de façon à la caler au pixel près du bord de la plateforme, montez sur cette caisse, puis sur la plateforme, placez votre personnage près du bord de la plateforme jusqu’à ce que vous puissiez prendre la caisse. Et voilà, vous avez monté sur une plateforme dont vous ne pouvez sauter directement dessus ! Ce glitch vous évitera pas mal de détour en tout genre mais rien d’exceptionnel…

Contrast offre un bon concept à l’ancienne et une volonté de bien faire pour autant il ne nous offre pas l’intensité de Game Play tant attendu, sans pour autant être mauvais au contraire, il s’agit plus d’une déception. Cependant, l’univers du jeu rattrape tout de même la sauce.

Test disponible en version illustrée ici : http://www.gameblog.fr/blogs/raymater/p_109888_test-contrast-pc

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