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Dead Rising 2 |
PlayStation 3Disponible Date de sortie24 Septembre 2010 28 Septembre 2010 30 Septembre 2010 Groupe : Dead Rising Editeur : Capcom Développeur : Capcom, Capcom Vancouver |
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> le test sur Xbox 360 > les tests des joueurs |
Je n'ai pas joué à Dead Rising premier du nom, et à vrai dire je ne savais pas trop à quoi m'attendre à part à du dégommage en masse de zombies, dans une ambiance décalée, avec un système assez particulier d'évolution. On peut dire que d'une certaine façon, et c'est bien dommage, le jeu se résume à cela.
T'as pas une gueule de porte-bonheur
Graphiquement Dead Rising 2 est tout à fait correct. Certes, ça n'est pas sublime, les textures ne sont pas terribles, mais les personnages sont correctement modélisés et les décors plutôt bien rendus. L'ambiance est là, et le nombre de zombies affichés à l'écran est franchement impressionnant. Je suis tout de suite moins enthousiaste en ce qui concerne le morcelage du jeu. Dead Rising 2 est un monde ouvert, mais fermé en section (casino, centre commercial, etc.), et passer d'une section à une autre est toujours synonyme de temps de chargement plutôt longs et fastidieux. De plus, malgré ce morcelage, le frame-rate connaît fréquemment des baisses assez sévères.
L'animation des personnages est assez rudimentaire aussi. On parle beaucoup de Dead Rising 2 comme d'un défouloir. Personnellement je n'ai pas trouvé le jeu défoulant. Cinq minutes de Grand Theft Auto 4, au volant d'une voiture à défoncer des passants, c'est largement plus amusant justement car tout est mieux animé, et que le moteur physique est capable de petites merveilles visuelles. Pas là...
Ce ne serait pas un problème si le jeu avait de quoi nous captiver sur le plan du scénario et du gameplay. Malheureusement, même si le jeu a à mes yeux d'indéniables points forts, je n'y ai trouvé aucun intérêt.
Inutilité du scénario
Chuck, notre héros avec sa face d'Harrisson Ford de série B, participe à des jeux télévisés pour gagner de l'argent afin de pouvoir se payer un médicament très dispendieux, dans le but de freiner la maladie de sa fille mordue par un zombie. Mais bientôt, l'espèce de Las Vegas dans lequel survivent les humains est envahi par des zombies, et Chuck est considéré responsable de cette invasion. Il devra donc partir en quête du médicament dans les zones infestées de morts-vivants, tout en cherchant à mettre la main sur le vrai responsable.
Autant le dire, le scénario est complètement gadget et ne sert strictement à rien. Habituellement, même quand je trouve le scénario d'un jeu pas terrible, je suis quand même les cinématiques. Là il m'est vite arrivé de les passer. L'histoire est naze, les personnages le sont également, et les enjeux ne sont pas du tout convaincants. Le côté "décalé et assumé" m'a surtout semblé être une excuse bidon. J'y ai senti plus de la fainéantise, et un scénario écrit à la va-vite parce qu'il fallait bien en pondre un.
Le jeu aurait clairement gagné à ne pas faire dans l'humour, et à élaborer une histoire toute simple de survie, avec des objectifs comme de récupérer de la nourriture, venir en aide à des survivants coincés, et pourquoi pas trouver un moyen de s'enfuir. En fait, Dead Rising 2 avait le potentiel pour renouveller le genre survival-horror de belle manière. Un héros aux capacités moyennes, un inventaire limité et, au lieu d'un ou deux zombies toutes les dix minutes, l'exact contraire ; une véritable armée de morts-vivants, partout, parfois jusqu'à l'étouffement, comme dans les films de Romero.
Le côté survival-horror
On se balade dans des décors où un nombre impressionnant d'objets peuvent nous servir d'armes. Tout n'est pas efficace, et bien entendu on préférera la hache d'incendie au sac de grand-mère. Mais la proposition a de l'allure et renforce l'immersion. Les armes ont une durée de vie limitée, et il arrive donc souvent qu'on parte en mission avec un arsenal terrible, pour revenir à la planque avec ce qu'on a pu ramasser à la va-vite ; aspirateur, projecteur, guitare électrique.
Au début, et c'est là que le jeu est le meilleur, nous avons peu de vie et un inventaire très limité. Donc on joue assez peu à tuer du zombie. Notre objectif est surtout de les éviter un maximum, voire de les repousser pour se faire une issue, afin de parvenir au lieu des missions principales et secondaires.
Le jeu nous propose aussi de faire des combinaisons d'armes lorsqu'on trouve un atelier. Encore une fois l'idée de base est bonne. Attacher ensemble une hache et une masse pour faire des dégâts plus importants, repousser plus de zombies, je trouve que ça participe à un côté survie ; dans la situation, on fait avec ce qu'on trouve et ce qu'on a. Quel plaisir alors lorsqu'on trouve un véhicule ! D'abord sentiment de puissance et d'euphorie, puis on est comme invulnérable durant un certain temps, et là on se permet de défoncer du zombie un peu par vengeance (même si dans les faits, la conduite des véhicules est désastreuse).
En travaillant plus là-dessus, et en offrant en prime des missions bien fichues, Dead Rising 2 aurait pu être à la fois un bon survival-horror et en même temps un défouloir dans les moments de détente, comme dans Grand Theft Auto. Il a préféré être un défouloir humoristique peu convaincant, misant sur la montée en puissance. Et rapidement, d'obstacles à éviter, de dangers mortels, les zombies se transforment en créatures à dégommer bovinement...
Quand le moyen devient un but
Le seul intérêt que j'ai trouvé à Dead Rising 2 une fois la réelle proposition du jeu assimilée, et c'est un intérêt vain et fort limité, c'est de leveller. Chaque zombie tué rapporte de l'expérience, chaque survivant ramené à la planque également, tout comme les missions réussies. En fait, très vite, je me suis aperçu que je ne jouais pas pour découvrir les nouvelles missions, ni pour faire avancer l'histoire, ni pour les quêtes secondaires. Je ne faisais tout cela que pour gagner des niveaux plus vite pour... C'est là le problème. Pour rien.
Il y a d'une part, comme dit plus haut, que le scénario est tellement nul que je n'avais pas la motivation de le suivre. Les missions principales, pareil, une suite sans queue ni tête d'objectifs qui collent rarement au concept du jeu, avec un gameplay mal calibré. Viser avec une arme à feu est une horreur. La visée est imprécise, pas souple du tout. Alors lorsque vous tombez sur des gars armés (qui restent à découvert...), le temps de parvenir à les viser ils vous tirent dessus, et donc vous devez recommencer à viser... La meilleure solution est de courir vers eux pour les frapper. Très logique...
Venir en aide à des survivants ? Rébarbatif, et malgré parfois de belles idées (comme de porter une vieille dame qui marche à 2 km/h, ce qui limite nos attaques à un coup de pied), encore une fois le seul intérêt que j'y trouvais, c'était dans le gain d'expérience, vu qu'on ne se sent pas du tout dans le trip sauvetage. Les missions secondaires ou principales occassionnent d'innombrables allers-retours, et donc d'innombrables chargements.
Viennent alors les psychopathes. Les psychopathes sont des ennemis humains, tout plus navrants (ou "décalés") les uns que les autres. Censés être amusants, leur rencontre m'a vite fatigué. Entre le cuisinier cannibale et la mascotte devenue folle, les psychopathes, loin de servir le jeu, ne font que mieux souligner les faiblesses du titre. Car si la jouabilité rudimentaire reste plutôt correcte quand il s'agit de tuer du zombie lent et peu réactif, elle devient insupportable face à des ennemis très mobiles et très coriaces. L'imprécisation, l'approximatrion des coups, le manque de souplesse de nos déplacements, tout est exacerbé et, sans être forcément frustrant, très décevant et très démotivant. Il faut alors employer le système D, trouver des failles dans les décors pour devenir intouchable, faire de l'anti-jeu, ou... leveller suffisamment pour acquérir une bonne résistance et bourriner au fusil à pompe.
Ces combats ne présentant à mes yeux aucun intérêt en dehors du gain d'expérience, encore une fois c'est un pan du jeu qui s'écroule.
Un système assez bizarre
Le jeu repose sur une base temporelle, sur du pseudo temps réel. En gros vous avez une mission principale à remplir obligatoirement pour éviter le game over, et des missions secondaires en parallèle. Il faut donc gérer son temps entre mission principale et secondaires, tout en gardant bien en tête qu'il faut du temps pour remplir l'objectif principal.Je n'ai pas compris à quoi ça servait. Explication :
Si le jeu proposait en gros de ne pas pouvoir tout faire en une seule partie, et donc de nous soumettre à des choix cornéliens, ok, pourquoi pas. Sauf que là, le game over n'en est pas vraiment un. Nous pouvons recommencer le jeu à loisir en conservant toute l'expérience acquise, et donc nos bonus, nos améliorations. Donc on peut par exemple recommencer 50 fois le début pour augmenter d'expérience, puis entamer le jeu pour de vrai ensuite pour faire le scénario, ou buter les psychopathes... Pourquoi ne pas tout faire alors en une seule partie, en présentant les missions à la manière d'un Grand Theft Auto ?...
Dead Rising 2 cache un gameplay sans véritable intérêt derrière un aspect défouloir humoristique assez peu convaincant à mon goût. En somme la proposition des concepteurs ressemble à "On s'est pas fait chier mais c'est rigolo". Pas vraiment, en fait. Tout repose sur l'addiction à la montée en puissance auquel le joueur est toujours un peu sensible. Rudimentaire sur bien des aspects, mal fichu car fainéant, il possède pourtant un gros potentiel inexploité. En puissance, on tient là un survival-horror d'un nouveau genre, un survival-horror dans un monde ouvert qui ouvre de grandes possibilités. Dans les faits malheureusement DR 2 se résume à un plat dégommage de morts-vivants dans le but vain et triste d'acquérir de l'expérience. On ne levelle que pour devenir plus fort, pas pour être capable de remplir les missions, ou de s'attaquer à des ennemis coriaces. On levelle pour leveller, et on fait les missions pour la même raison. Du moins ce fut mon cas...

06/04/2011, 20:44
La série (vu qu'il y en a maintenant 2...) DR, j'ai jamais réussi à la considérer comme un défouloir tant ce jeu me stresse. Après une première partie où on survit tant bien que mal, peinant à tuer les boss (que personnellement j'adore !
Pour rebondir sur ce que tu écris, je ne pense pas qu'il faille ôter du jeu son humour et son second degré. J'aime voir à quel point certains personnages, dont la belle Rebecca Chang, sont ou bons nombres de psychopathes sont caricaturaux et reflètent bien les héros de navet qu'on se regarde entre potes. J'aime trouver les armes les plus stupides, les vêtements les plus nazes... mention spéciale d'ailleurs au tricycle rose pour le coup... O.O J'aime aussi comme, bien que calquant à la scène près les films de série B, le jeu s'autorise quelques audaces au niveau du destin de certains personnages, alors qu'un jeu lambda aurait choisi une toute autre voie.
...mais je comprends tout à fait que ça ne te plaise pas ! Malgré toutes mes éloges, j'ai jamais réussi à y faire s'intéresser mon frère. Faut dire que c'est vraiment un genre qu'on ne retrouve pas ailleurs, et qui divise, forcément ! :3
06/04/2011, 21:58
06/04/2011, 20:44
Je suppose que ça dépends des gout de chacun, mais j'y joue depuis 2 semaines et je ne m'en lasse pas !
Je ne m'en lasse pas non plus à vrai dire, mais j'y joue sans grand entrain, enchaînant les missions en m'en fichant car je ne trouve pas d'intérêt à suivre l'histoire ou à découvrir de nouvelles missions.
Le stress dont tu parles, je l'ai surtout vécu au début quand on est assez limité. Après ça se gère plutôt bien je trouve, et mes échecs sont moins dû aux obstacles qu'à la désastreuse jouabilité face aux psychopathes, ou tout simplement à mon niveau encore trop faible pour réussir telle mission.
Y'a pourtant de bons passages, comme certains couloirs blindés de zombies, où on est obligé de passer pour accéder à la mission, mais dans l'ensemble les développeurs se sont quand même pas beaucoup fatigués, faut le reconnaître.
07/04/2011, 08:44
Maintenant, sur le point des dév' qui se sont pas foulés, Dead Rising 2 est une suite sans risque de Dead Rising premier du nom ! Mis à part le zombrex et les armes combos, c'est vrai que niveau nouveautés, c'est plutôt limité.
07/04/2011, 10:14
Le but ultime étant de voir la fin A et de sauver tout les survivants ce qui n'était pas une mince affaire même au level 50, les discussions entre joueurs s'en suivant pour parfaire nos run étaient véritablement passionnante, s'échangeant maintes astuces pour connaitre la meilleure arme afin de battre un hélico (le pistolet à clou...) ou la potion diabolique permettant vaincre Adam le Clown (le cracha de la mort!).
Tout le contraire de DR 2 où dès le premier run on peut finir le jeu avec la fin S en sauvant tout le monde...
Ce qui est notamment du au fait que les survivants était bien moins débrouillard dans le 1 que dans le 2, cela rajoutait un stress pas désagréable couplé avec un système de sauvegarde cruel qui ne pardonne aucune erreur (un seul slot dispo).
De même le scénario du premier, bien que je le trouve mal mise en scène, contenait de très bonne idées critiquant avec virulence la société de consommation américaine de façon originale soutenu par ce centre commerciale, modélisé à la perfection (rien à voir avec le casino du 2 dénué de toute âme), avec en prime un héros travaillé brisant tout les stéréotypes actuel.
Dead Rising premier du nom avait, associé à un principe novateur un gameplay ultra old-school où le pire ennemie du joueur était le temps, ce qui aura autant attiré que dégouté les joueurs.
Pour Dead Rising 2 on sent que Capcom a voulu ratisser large en simplifiant son jeu, et sachant que le premier n'était pas sorti sur PS3 il n'avait dans le fond besoin que d'un 1.5.
Au final on se retrouve encore avec un grand jeu qui tombe aux mains des commerciaux...
07/04/2011, 15:09
07/04/2011, 08:44
Dead Rising 2 est une suite sans risque de Dead Rising premier du nom ! Mis à part le zombrex et les armes combos, c'est vrai que niveau nouveautés, c'est plutôt limité.
Quand je dis qu'ils ne se sont pas foulés, je parle pas tant des nouveautés (j'ai pas joué au 1, donc je peux pas comparer), mais plutôt de l'élaboration des missions, du calibrage de la jouabilité, etc.
Quand tu effectues une escorte et que tu tombes sur un psychopathe au retour, ça tombe comme un cheveu sur la soupe. Puis t'as des survivants qui apparaissent comme par enchantement, leurs dialogues sont juste sous forme de textes, tirant toujours vers la caricature, comme les mannequins qu'il faut payer 10000 dollars pour les escorter... ou la fille nue qui veut qu'on se retrouve en calbute pour l'escorter
C'est là-dessus, et sur d'autres points, où je trouve que les devs n'ont pas fait beaucoup d'efforts pour nous convaincre. Ça fait vraiment trop "jeu vidéo", on te file un prétexte à deux balles pour justifier la mission.