Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde sur Xbox 360, le test de SerialButcher

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À l'abordage !

Vous ne partez pas en vacances cet été ? Vous ne décollerez pas de votre appartement faute de moyens ? Rassurez-vous Eurocom pense à vous en vous proposant une virée sous le soleil des Caraïbes en compagnie de Jack Sparrow, Will Turner et Elisabeth Swan. 
Mais ne vous imaginez pas une seconde tartiner de crème solaire le dos de la donzelle… Préparez-vous plutôt à vous battre à coup de sabre, mousquets et autres rites vaudous.

Ce Pirates des Caraïbes, nous offre la possibilité de revivre les aventures des deux derniers films : Le Secret du Coffre Maudit et Jusqu’au Bout du Monde en incarnant tour à tour, le célèbre capitaine à la démarche si particulière, le très énervant Will Turner, l’agile et gracieuse Élisabeth Swan, le couple déjanté Pintel-Ragetti ainsi que quelques autres personnages issus directement des trois films.

Le jeu commence par l’évasion d’une forteresse pénitentiaire qui aura ici vocation de didacticiel afin de vous familiariser en douceur avec les commandes ainsi qu’avec toutes les actions que vous pourrez reproduire durant les nombreux chapitres de l’aventure. Il sera possible de courir, sauter, franchir des précipices et vous réceptionner à l’aide de votre épée, vous plaquer contre les murs, grimper à la corde, jouer à l’équilibriste sur des poutres... De nombreuses possibilités, donnant un certain dynamisme à l’ensemble des missions.

Une fois évadé de cette sinistre prison, l’aventure et le voyage commencent enfin. Vous visiterez Port Royale, participerez aux bastons des bas-fonds de Tortuga, vous perdrez dans la folie de l’Île aux Quatre Vents, vous errerez dans les rues de Singapour, vous lutterez pour votre vie face au célèbre Kraken à bord du Hollandais Volant... Et plus encore.
Et c’est ici que la version 360 se démarque des autres adaptations tant les décors et les graphismes en mettent plein la vue, parfois vraiment magnifiques et souvent sublimes. Le dépaysement est total et parvient à vous surprendre en vous laissant bouche bée. La vraie réussite de ce jeu, indéniablement. Les héros et leurs modélisations ne sont pas en reste. La démarche chancelante de Sparrow est troublante de vérité, et les protagonistes sont vraiment fidèles à leurs modèles humains. Du très bon travail de la part des développeurs.

Cette aventure sous le soleil des tropiques se divise entre phases d’exploration et phases de combat. L’exploration se résume à découvrir des objets cachés, pièces d’or, armes, leviers pour débloquer certains passages... Côté action, vous pourrez vous défendre à coups de pied, de poing, d’épée et si vous trouvez les quelques munitions qui traînent dans certains coffres, à coups de pistolets et de grenades. Les combats un peu mous se ressemblent tous et leur répétition en lasseront plus d’un. Jack Sparrow, quant à lui, se différencie des autres personnages que vous incarnerez par son pouvoir vaudou : “le Jackanisme”. Lors de l’exploration des niveaux vous tomberez de temps en temps sur des têtes réduites qui envoûtent un court moment l’épée de Jack. En frappant sur le sol vous décimerez tous vos ennemis se trouvant autour de vous. En les frappant individuellement vous les tuerez d’un seul coup en leur volant leur âme. Charmant... Lors de confrontations contre certains protagonistes importants, le mode duel se met automatiquement en place. Les deux personnages se trouvent face à face, en garde. À vous de contrer les attaques de votre adversaire en bougeant votre stick dans les directions indiquées. Et à votre adversaire de contrer les vôtres. Pas très marrant et trop facile dès que vous avez pigé le truc. 
Il vous arrivera également et de devoir switcher entre trois persos lors de batailles impliquant un nombre important d’ennemis. Il faut savoir que dès l’instant où l’un d’eux meurt, la partie est terminée... Et là l’IA se montre désastreuse... Si vous ne changez pas régulièrement de perso vous n’aurez aucune chance de réussir tant ces crétins sont inefficaces. Grosses crises de nerfs en perspective... Autre très gros défaut encore plus énervant est votre curieuse capacité à vous noyer dans 20 centimètres d’eau... Pour un pirate ce n’est pas terrible...

Pirates des Caraïbes jouit d’une réalisation aboutie et splendide. Graphismes, animations, musiques et bruitages parviennent sans difficulté à nous faire voyager. On sentirait presque le vent du large dans nos cheveux. Ce beau tableau est malheureusement entaché par un gameplay un peu mou et très répétitif. L’IA lamentable de vos adversaires et pire, de vos alliés, finie d’enfoncer le clou en gâchant un peu l’intérêt du titre. Le mode deux joueurs anecdotique n’aidera pas à remonter le niveau. La durée de vie très courte et le manque de réelle difficulté achèveront cette adaptation. À se procurer d’occasion ou à se faire offrir...

 

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