Killer Is Dead sur Xbox 360, le test de Kahnettan

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Kahnettan
5
Kahnettan X360

Les boobs entre deux chaises

Ce test a été rédigé pour correspondre au format "blog", pour une lecture plus agréable, vous pouvez le voir sur mon blog hébergé par GB.

Killer is Dead, jeu sorti fin Août 2013. Développé par Grasshopper, la boite du plutôt connu Suda51 et édité par Deepsilver chez nous. C'est un BTA avec une pointe de jeu de drague (mais vraiment la toute petite pointe).

 

Mais qu'est ce qu'on cherche à nous raconter au juste ?

 

Le jeu présente l'histoire (si je puis dire) de Mondo Zappa, un tueur à gages amnésique et de son assistante kikoolol Mika. Ils sont tout les deux chargés d'exterminer des Wires, monstres venus de la lune et qui prennent le contrôle d'humain, leurs but ? Hahahahaha ! C'est déjà trop réfléchir que de chercher un but à leur existence.

Le jeu se déroule en chapitres (11 pour la trame principal), et autant dire que malgré l'essai dans le chapitre du rêve de Mondo, l'histoire commence à prendre vie à l'avant dernier chapitre. Et la phrase « tout ça pour ça ? » n'a jamais autant eu de sens.

L'histoire principal se termine en 8h grand maxi (j'ai mis personnellement 7h30 en faisant quelques quêtes annexes), et les 3 premières heures étant clairement chiantes, on a intérêt à savourer le peu de temps qu'il nous reste à passer dans ce scénario inutile. D'ailleurs, les développeurs se sont bien rendus compte de la non présence d'histoire, car il y a en tout... aller 8 personnages récurrent, le reste servant de figurant. Et parmi ces 8 personnages, 5 ont un intérêt dans l'histoire principal.

Cependant, le jeu ayant parfaitement cerné ce problème dès le début, s'autorise largement les décalages et chapitres inutiles mais tellement plus fun à jouer que les pseudos scénarisés. Mention spécial au niveau du train qui est juste excellent. Parce que justement, c'est parce que Killer is Dead ne se prend pas au sérieux qu'on trouve du plaisir à le parcourir, si il s'était enfoncé dans son histoire inexistante il n'aurait plus aucun intérêt, et serait juste un de ces BTA chiants et interminable malgré la courte durée de vie.

 

Quand est ce que ça commence ?

 

Comme dit plus haut, les premières heures de jeu sont chiantes. Autant au niveau de l'histoire, du fun des missions (non, le chapitre d'Alice n'est pas marrant), mais aussi du Gameplay. Le jeu est fait de tel manière que la difficulté est constante, elle n'est pas évolutive. Donc on se retrouve au début du jeu avec un Mondo tout juste dépucelé de l'épée, et face à des boss aussi puissants que ceux de la fin, on se retrouve plus souvent à galérer inutilement juste parce qu'on a pas le boost d'esquive ou le sang suffisant pour tirer sur le monstre qui grimpe au plafond. D'ailleurs ce problème est clairement mis en avant, parce que le même boss est à combattre au début, puis à la fin du jeu, et la facilité déconcertante pour le finir à la fin est juste hallucinante comparé au début.

Et justement le problème inverse vient à la fin, on est tellement boosté que le jeu est extrêmement facile, étant donné qu'il n'y a pas besoin de technique particulière pour tuer tel ou tel boss, on se contentera de bourrer jusqu'à ce qu'il cède. C'est bien pour ça que les armes facultatives ne sont débloquables qu'en faisant les missions gigolos, totalement facultatives.

 

C'est moche, beau, moche, beau, moche...

 

Le problème de la Direction Artistique, c'est surtout parce que le jeu est développé avec les pieds. Aliasing, clipping, tout y passe (un mouvement brusque de caméra suffit à pleurer du sang). L'effet de flou à côté d'une femme qui vomit son placenta sur la télé n'aidant pas à apprécier cette même DA qui a vraiment le cul entre deux chaises. Remarquons que ça a toujours été le cas chez Suda51 de ne jamais finir ce qu'il a commencé. L'effet d'ombre constant est tout aussi gênant, pour la visibilité notamment, je veux bien que le contexte du jeu amène ce côté sombre, mais ce n'est pas une raison pour mettre de l'ombre la ou il n'y en a pas.

Et pourtant la plupart des décors en intérieur n'ont pas à rougir, les détails sont très peu présent, mais la couleurs et aussi le contexte du chapitre sont parfaitement retranscrits. En comparaison à un Alice Madness Returns ou DMC qui eux sont remplis de petits détails qui ne laissent pas de place au vide, chez Killer is Dead les maisons ou autres jardins Bouddhistes sont très beau, mais il suffit de sortir dehors pour affronter le vide intersidérale, et du coup sans aucun intérêt visuel.



Boobies are useless

 

Le jeu comprends une bonne pelleté de quêtes annexes, la plupart étant plus des mini-jeux que de vrai objectif, ça peut être un peu rebutant pour celui qui recherche d'autres vrais quêtes en dehors de la trame, mais elles restent sympathiques pour la plupart. Cependant, il y a des « quêtes » qui poussent le mauvais goût et l'inutilité jusqu'au bout : Les missions gigolo.

Le but étant simplement de mater une fille jusqu'à ce qu'elle soit assez chaude pour qu'on lui offre un cadeau, et la retourner (ça c'est dit). Ce mini-jeu étant déjà d'une simplicité ahurissante, et juste nul au possible, on pourrait penser que ne pas le faire ne changerait rien et simplement passer son chemin. Mais le vice de ce truc, c'est que faire les missions gigolo est le seul moyen d'obtenir les armes secondaires, qui malgré leurs côté dispensable au combat demeurent des armes et sont sympa à utiliser. Donc matage de téton obligatoire. Je passe à côté des lunettes à vision X, qui poussent le mauvais goût à son paroxysme. On pourrait penser que ces missions seraient « fun » (j'ai déjà du mal à voir du fun dans 5 minutes de jeux qui t'obligent à mater une nana), mais elles sont seulement chiantes mais nécessaires.

Sauf que le jeu ne se limite pas à ces missions pour montrer du nichons. Scarlett l'infirmière en est la preuve en pixels (Mika aussi, pour les adorateurs de lolicons). Alors ouais, un peu de fanservice masculin ne fait parfois pas de mal, mais il faut savoir s'arrêter à un moment. Vous vous souvenez des 8 personnages qui restent plus que le temps d'une mission ? Eh bien seulement 3 sont des hommes.

 

Conclusion :

J'ai eu ce que j'attendais

 

J'ai tout d'abord pris le jeu parce que Suda51 est vraiment quelqu'un d'un peu psycho, et qu'il fallait bien que je fasse un de ces jeux un jours. Vu les retours que j'avais déjà eu, j'ai commencé à prendre peur, mais au final malgré ses défauts de gameplay, ses graphismes dignes d'une PS2 et sa caméra abominable, il reste fun parce que décalé. Notez que je n'ai pas cité le scénario dans les défauts parce que le recul pris sur celui ci est suffisant pour ne pas y faire attention. Les remarques des personnages « On est dans un jeu d'action, tu parles trop donc tais toi et bats toi. », sont très bien placés et remettent tout de suite les idées en places :

 

Ce jeu a une histoire parce qu'il en faut bien une, mais au lieu de réfléchir, juste, joue et éclate toi.

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