Forza Horizon sur Xbox 360, le test de Dopamine

Publiez votre test
Signaler
Dopamine
8
Dopamine X360

En attendant Forza 5

Ce test est la retranscription de celui qui est dédié à Horizon sur le Blog Parallaxe. Vous pouvez le retrouver illustré dans son contexte original sur le blog.

La franchise Forza peut encore progresser largement, mais elle a désormais assis sa supériorité dans le monde de la simulation auto sur consoles. Suffisamment en tout cas pour faire vendre d'autres jeux qui pourraient bénéficier de son "label". A l'image de Forza Horizon qui déboule exclusivement sur 360.


A moi les grands espaces

Forza Horizon est un peu un rêve de fan. Exporter tous les bolides de Forza, les extirper du carcan des circuits pour leur offrir de grands espaces et des routes de tous les jours. Pour ce faire, Turn 10 et Playground ont choisit de nous offrir un paysage inspiré du Colorado.

Ainsi, les routes proposées sont de nature à satisfaire tous les goûts. Autoroutes, nationales, départementales ou chemins de terre sur des tracés plus ou moins alambiqués. On pourra par exemple mettre à mal les pneus sur terrain plat ou au contraire aller en montagne pour épouser moult courbes et sinusoïdes. L'avantage majeur de cet éclectisme est de proposer des grip très variables. Que ce soit sur du bitume, du tarmac, de la terre ou du macadam, ont sent très nettement le comportement de la voiture changer selon la surface.

 

Le GPS sera d'une grande aide pour s'y retrouver. Il indique de façon plutôt claire le chemin à emprunter. En revanche, je reste un peu sur ma faim en ce qui concerne la superficie proposée. En faisant l'inévitable comparaison avec un Test Drive, la carte me semble tout de même bien moins vaste et le tour de cette dernière ne nécessitera pas une heure de conduite (contrairement à TDU justement). De plus, s'il est possible d'emprunter un certain nombre de raccourcis, la promesse d'un monde ouvert n'est pas tenue. Les barrières sont omniprésentes et il est assez rare de pouvoir batifoler à travers champs.

C'est beau 30 fois par seconde

Vivre au grand air, cela signifie rouler n'importe quand. Si les conditions climatiques ne sont malheureusement pas de la partie, nous avons enfin droit à un système d'éclairage dynamique. Le jour se lève et la nuit tombe, offrant des éclairages inédits et magnifiques aux différents points de vue de ce Colorado imaginaire.

 

Éclairages qu'il est possible de contempler depuis les quatre vues proposées pour la conduite. Cockpit, capot, extérieure trois quart et extérieure haute. La vue cockpit est ma préférée car la plus immersive. Elle est tout à fait comme celle de Forza 4 et offre les mêmes sensations de conduite ou presque. J'avais un peu peur de moins bien sentir la voiture en raison du framerate abaissé à trente images par seconde. Sacrifice nécessaire selon les développeurs pour bénéficier d'un open world et du cycle jour / nuit.

Excellentes sensations donc, mais un jeu qui est bien plus basé sur un système fun et "arcade". A ce titre, il est par exemple possible de s'appuyer franchement sur certains rails de sécurité pour prendre des virages plus vite. La voiture perds de la vitesse, mais le jeu en vaut tout de même la chandelle. De toute manière, il n'y a plus que des dégâts cosmétiques et on peut même désactiver ces derniers.

Un choix de voitures rencentré

Forza Horizon tire son nom du festival fictif du même nom. Le championnat Horizon va proposer diverses épreuves et rassemblement secondées par d'autres compétitions moins officielles. Autant d'occasions d'essayer des bolides qui peuvent être améliorés exactement comme dans Forza. Pas de Porsches (les RUF les remplacent pour le moment), mais les classes R1 sont tout de même de la partie.

La liste des voitures s'est resserrée, mais elle correspond tout à fait à ce que l'on peut s'attendre à trouver sur des routes ouvertes. Exit donc les prototypes du Mans, mais on trouve tout de même des Saleen et autres Veyron aux caractéristiques démentielles. Reste à espérer que Turn 10 et Playground ne vont pas juste nous vendre les assets qui existaient déjà et donc saucissonner leur jeu avec du contenu de voitures.

 

Les voitures peuvent être peintes et personnalisées. Le travail qui aurait été accompli sur Forza 4 ne sera pas perdu grâce à un système d'importation des calques. Il fonctionne très bien et c'est une excellente nouvelle. Les régleurs en revanche en seront pour leurs frais. Il n'est plus possible de modifier les réglages des bolides. Tout au plus peut on choisir la façon de monter les pièces d'améliorations pour atteindre l'indice de performance voulu et coller au style de conduite. Grossièrement on aura les flèches qui ne tiennent pas la route, les pots de colle pour les circuits sinueux et courts et les autres plus équilibrés selon les préférences de conduite.

Varier les plaisirs

Mais la performance pure ne fait pas tout surtout s'il faut gagner en popularité. Un système de pointsest prévu à cet effet. Il en attribue en fonction des dérapages au frein à main, des drifts, des burnouts et frôlements de voitures ou des panneaux explosés par exemple. Ainsi, au fil des cascades, le pilote va progresser de la 250ème à la première place.

Ce système est applicable quelle que soit la course engagée. Elle peut se dérouler sur une portion prédéterminée, un circuit plus fermé (et plusieurs tours) ou encore pour remplir d'autres objectifs ; passer un radar le plus vite possible, prendre une photo sans avoir abîmé la voiture, atteindre une limite de poins en faisant des cascades dans une limite de temps.

 

Là où ce système est intéressant c'est qu'il applique un multiplicateur pour toutes les cascades qui s'enchaînent. Dès qu'un choc trop violent est subi ou qu'au contraire aucun cascade n'est accomplie, le multiplicateur tombe et est perdu. Il faut donc gérer ces points intelligemment pour ne pas trop tenter la chance et ne pas perdre les 10 000 points qu'on pourrait engranger autrement.

Le cheminement est progressif et les épreuves sont débloquées avec un système de bracelets de couleurs. Classique, efficace, mais sans surprise.

Un bon Forza en attendant le 5

Faut-il craquer pour Horizon ? Si vous avez apprécié Forza 4 (et vous avez été nombreux), la réponse est sans aucun doute oui. Mais il faut rester lucide et le replacer dans son contexte. Horizon est un spin off de bonne qualité mais qui se heurte aux écueils propre à ses prédécesseurs en matière de courses de voitures. Les épreuves sont répétitives et il faudra aller s'amuser en ligne avec des amis pour s'aérer un peu les pistons. D'ailleurs on pourra probablement plus profiter du mode coopératif avec ses amis que sur les courses qui vont certainement plus ressembler à du stock car qu'à des courses fair play.

 

Si on retrouve un peu du fun qui était celui de la série de PGR par exemple, je me demande pourquoi la police est aux abonnés absents de cet épisode. Elle ajoutait pas mal de sel aux TDU et manque vraiment ici.

Le fait d'avoir un système de rivaux motivera également à atteindre de belles performances autant sur les radars que les courses pour battre les temps de ses amis. Mais il y a fort à parier que d'ici quelques semaines les temps seront très proches et les voitures toutes les mêmes...

Alors Forza Horizon oui, mais en attendant Forza 5 pour la nouvelle XBox en 2013.

Je vous donne rendez-vous très prochainement pour une série de vidéo qui vous présenteront différents aspects d'Horizon.

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Vos tests de Forza Horizon

tous les tests