Dream C Club Zero Portable sur PS Vita, le test de Kaminos

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Kaminos
8
Kaminos PSV

A défaut de te bourrer, bourrons-nous.

La version Vita de Dream C Club Zero est un portage de la version Xbox 360, avec quelques ajouts. Le gros du jeu (personnages, dialogues, events) sont cependant strictement identiques. Seuls quelques mini-jeux supplémentaires sont présents ou modifiés afin de correspondre aux possibilités de la Vita. A noter qu’il existe aussi une version PSP, identique à la version 360, exception faite des graphismes, forcément moins bons.

Notons aussi qu’un bon niveau de Japonais est nécessaire pour l’apprécier pleinement, l’intérêt du jeu résidant principalement dans ses dialogues.

 

Sorti en même temps que la Vita, Dream C Club Zero est un jeu qui s’est plutôt bien vendu lors dès premiers jours d’exploitation de la console. En effet, au Japon, les early adopters sont souvent les plus otakus des joueurs, et Dream C Club Zero visant complètement ce public, les deux étaient faits pour se rencontrer. Mais qu’en est-il réellement de ce Dream C Club Zero ? Quel est son principe ? Est-ce un simple jeu érotique comme le laisse penser sa pochette et comme il en pullule des milliers au Japon, ou possède-t-il d’autres atouts ? La réponse tout de suite maintenant, juste après la pub.


Edité par D3 Publisher, gros éditeur Japonais habitué aux jeux de niches, Dream C Club Zero fait suite à Dream C Club, sorti uniquement sur Xbox 360. Il en reprend le principe, une bonne partie des personnages, mais est un tout autre jeu : ce n’est pas une version 1.5 du premier opus, tous les dialogues et situations, ont été refaits. En clair, Dream C Club Zero est un vrai gros jeu à lui tout seul, et on peut parfaitement y jouer sans avoir fait le premier épisode.

Dream C Club Zero nous met dans la peau de « Insérez votre prénom ici », un jeune Japonais plein d’entrain, passant ses journées au magasin d’électronique du coin à reluquer les dernières configs de PC, avant de rentrer chez lui, jouer un peu à la console et aller au lit. Bref, le parfait petit geekos Japonais de base.

Mais voilà qu’un soir, sur le chemin du retour, il trouve un chien errant. En le suivant, il arrive devant le Dream Club, un bar à hôtesses que seuls les hommes avec un cœur pur peuvent voir. Oui, oui, je déconne pas. Et comme irréfutable preuve, notre petit monsieur se voit même remettre une carte de membre, valable un an. A une visite par semaine, cela nous fait donc 52 entrées dans le Dream Club.

Mais quoi qu’est-ce donc ? A l’instar des véritables bars à hôtesses (à noter qu’en vrai, il suffit de sortir le chéquier pour entrer), notre héros va pouvoir longuement palabrer avec une des treize hôtesses présentes. Amane, la jeune femme bien sage mais ayant peur des hommes, Haruka, la fille de milliardaire pourrie gâtée, Nonono, l’androïde venue d’un futur où les hommes n’existent pas, Reika, la fille sportive et pleine de vie avec un bel accent du sud du Japon … Tous les stéréotypes de personnages d’animés niaiseux sont là.

En discutant, parce qu’il faut bien s’occuper, on leur offre un verre (elles ont toutes au moins 20 ans, vous pouvez y aller). Des dizaines d’alcools sont là : de la bière, du bourbon, des cocktails, du vin, du champagne … Chacune a ses préférences, certains alcools sont plus forts que d’autres. A vous de savoir gérer les boissons afin d’avoir la conversation la plus « intéressante » possible sans tomber raide,  bourré.

Les conversations, parlons-en : on va du typique « quelle sont tes hobbies », à, peu à peu, des discussions plus intimes, au fur et à mesure qu’on en connait sur la fille. Avec un peu de chance et de ténacité, vous pourrez ainsi aborder des sujets aux tensions sexuelles palpables, même si on ne va jamais très loin. Au mieux, vous aurez le droit à un after, histoire de continuer à boire des shots en discutant avec votre dulcinée numérique, ou même un rencard ou petit voyage, quand vous serez suffisamment proches. Tout cela dépend fondamentalement des réponses aux questions qui vous sont posées, et aux sujets que vous abordez : non, dès la première fois, ce n’est peut-être pas idéal de lui demander ce qu’elle penserait d’un coup à trois, ou que ce que vous préférez chez une femme, ce ne sont pas ses yeux, mais ses seins. J’exagère, mais l’idée est là.

Du reste, Dream C Club Zero s’éloigne un peu du jeu de drague classique, puisqu’il propose de vivre les à-côtés : aller au Dream Club coûte cher, et il vous faut travailler. Si vous voulez plaire à votre hôtesse, autant lui offrir des cadeaux, lui envoyer des SMS et compagnie. Le jeu propose aussi de nombreux mini-jeux, qui arrivent soit durant des events, soit à la commande, dans un club : lui faire manger des bananes  - oui, oui -, chanter un coup au karaoké, faire un slow à grand coup de gyroscope … Autant de petits passe-temps marrants cinq minutes, mais guère plus.

Le point le plus regrettable reste le karaoké, qui cache en fait un jeu de rythme assez classique et basique, mais relativement injouable. Quand on est habitué à l’excellence d’un Project Diva ou d’un DJ Max Technika, laissez-moi vous dire que Dream C Club fait très pâle figure. Encore heureux que là ne réside pas l’intérêt principal du soft. Les mini-jeux permettent cependant d’améliorer une durée de vie extrêmement bonne, puisque compléter les routes de chaque fille pour arriver au Happy Ending de chacune vous demandera plusieurs dizaines d’heures. Et pour peu qu’on se laisse prendre au jeu, ce sont de vrais moments de plaisir.

Graphiquement, le jeu est très proche de la version Xbox 360, même si un peu moins fin. Le tout reste cependant très joli, et en fait un des plus beaux jeux de la Vita. On regrette que le nombre de costumes pour les hôtesses disponibles dans le jeu soit restreint, et que D3 nous oblige à passer par la case DLC au prix fort pour compléter sa collection, mais que voulez-vous : on le veut ou on le veut pas, son déguisement de fille-chat (sic) ou de prêtresse de temple Shinto.

L’OST est quelconque et rapidement soûlante, mais le tout est fort heureusement entièrement rattrapé par le doublage du jeu, intégral, et assuré par des pointures du genre : Hitomi Harada, Risa Hayamizu ou Ami Koshimizu par exemple. Vous ne connaissez pas ? Ah, laissez tomber alors.

 

En quelques mots, Dream C Club Zero est une réussite. Imparfait dans ses mini-jeux, il propose cependant une durée de vie monstrueuse, même si sa replay value est faible. Soutenu par des graphismes chatoyants et étant intégralement doublé, il permettra au joueur consentant de pleinement apprécier les moments passés avec les hôtesses du jeu. Son côté sexy racoleur est revendiqué à 200%, et il sait quel public viser. Cependant, il sait aussi que ce public est ô combien exigeant, et ne se moque à aucun moment des joueurs, aussi bien dans le fond que sur la forme.

Aucune supercherie ou vice caché, si vous jouez à Dream C Club Zero, c’est parce que vous voulez passer du bon temps avec des pixels bien fichus, autour d’un verre de champagne numérique. Et plus, si affinités.

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