Persona 4 : Golden sur PS Vita, le test de Kahnettan

Publiez votre test
Signaler
Kahnettan
10
Kahnettan PSV

Thriller épique à Inaba

Le format de ce test étant plus adapté à un blog, je vous invite à le lire sur mon blog pour une lecture plus agréable)

 

P4G, remake de Persona 4 sorti en Europe en 2009, développé par Atlus et édité par Square Enix chez nous. C’est un jeu dans la branche des Shin Megami Tensei, une série de J-RPG sombre et mature malgré le design à première vue très japoniaisant des héros (et des mascottes surtout).

Les Persona nous mettent dans la peau de lycéens qui tôt ou tard apprennent l’existence d’un autre monde (différent selon le jeu). Ce monde servant la plupart du temps à un serial killer d’exécuter ses crimes en toute discrétion et avec la totale impuissance de la police.

 

Des télés, un ours, Inaba

 

Dans P4G, on contrôlera donc son héros, qui débutera son aventure en tant que nouvel étudiant dans le lycée de Inaba, puisque ses parents sont partis en voyage durant un an. Celui-ci va donc vivre pendant ce temps chez son oncle Dojima et sa fille Nanako afin de poursuivre ses études.

Il se fera bien vite des amis, mais il aura surtout vent de la « midnight channel », une chaîne qui apparaît toutes les nuits de pluie à la télé. Cependant ce qu’il ne sait pas c’est que quelqu’un se sert de cette chaîne pour exécuter ses crimes, comment ? Vous ne le savez pas encore mais ça ne saurait tarder. En effet il est possible d’entrer dans la télé, habitée par un Ours un poil pervers répondant au nom de Teddie, celui-ci nous apprendra donc qu’effectivement son monde est menacé et qu’il faudra donc élucider le mystère.

Dit comme ça le scénario est lambda, mais chaque donjon nous fera comprendre les sentiments cachés d’un personnage du jeu, et ce thème est particulièrement bien mis en avant puisque chaque personnage a quelque chose de bien enfoui en lui. Autant certains sont très prévisibles, mais la grande majorité a des révélations particulièrement bluffant.

Ce même scénario ne subissant des pertes de régimes que lorsque le personnage ciblé du chapitre est « sauvé », en effet pour la cohérence de l’histoire il faudra continuer à suivre les cours pendant un certain nombre de jours avant la prochaine nuit de brouillard qui nous annoncera l’objectif atteint. Ces jours pouvant être assez ennuyeux si on ne s’intéresse pas à la vie de lycée, mais il y a tellement à faire que ce n’est pas le fait de ne rien avoir à faire qui peut être agaçant mais au contraire les conversations qui s’éternisent.

Car justement ce jeu se joue aussi sur son aspect social, on a une vingtaine de lien avec des personnes différentes à compléter, et tous les finir demande une minutie extrême. Pour ceux dont cet aspect n’intéresse pas, on peut effectivement s’ennuyer très rapidement durant ces phases d’attentes ou l’histoire n’avance pas. Mais c’est justement ce dont les Persona se vantent, je ne pense pas qu’on puisse faire son achat avant d’avoir été au courant sur ce point.

 

Attrapez les tous !

 

Mais P4G ne s’arrête pas aux rapports amicaux (ou plus) des personnages, en bon J-RPG qu’il est nous avons droit à des phases « d’exploration » et de combat dans la pure lignée des Persona.

Les donjons seront donc créés de manière aléatoire à chaque étage (un donjon fait de 7 à 10 étages) ; en montant puis redescendant les escaliers nous n’aurons donc plus la même chose. Les premiers donjons sont basiques : on monte, mini boss, on monte, boss de fin. Mais à partir des plus avancés on sera peut être amenés à monter d’un étage puis redescendre chercher une clé.

Le gameplay des combats est très facile à assimiler, il y a une roue de puissance des éléments ainsi qu’un système de « super effective » qui mettra l’ennemi (ou vous) à terre, une fois tous les ennemis à terre il y a possibilité d’effectuer une All-Out attack qui fera des dégâts conséquent.

Mais tout l’intérêt des combats dans Persona est dû aux…Persona justement. Les alliés ont forcément un Persona d’office qu’ils ne pourront changer, mais le héros peut changer à sa guise. Les persona « s’attrapent » quand il y a Shuffle Time, un évènement qui vient aléatoirement après les combats (mais bien plus fréquemment que dans P4, et c’est aussi plus facile). Mais ce n’est pas tout, un Persona capturé n’est pas forcément intéressant de suite, il faudra donc le fusionner via le Velvet Room, tenu par Igor, un personnage un peu spécial physiquement.

Ce sont les Persona qui lancent les sorts, le personnage en lui-même va seulement frapper l’adversaire. Chaque Persona ayant forcément son élément de prédilection et ses stats de bases, on peut tout de même influencer sur ces deux derniers via la fusion justement, mais aussi les interactions entre les personnages/lieux de la ville.

 

Le jeu dont vous êtes le héros

 

J’ai assez pesté au début du jeu quant au fait que le héros soit semi-muet, il parle évidemment mais jamais nous n’entendrons sa voix, sauf dans les combats. Et les seuls moments où ses gestes vont indiquer son intention d’ouvrir la bouche, c’est après un choix de dialogue que l’on a à faire, autant dire qu’il est beaucoup moins bavard que ses amis. D’ailleurs certains le font souvent remarquer.

Mais les choix de dialogue sont suffisamment poussés pour que l’on puisse indiquer ce qu’on veut vraiment dire à ce moment précis, ce qui au fil du jeu donne une personnalité au héros et on arrive plus ou moins à s’identifier à lui. Évidemment il est impossible de se faire détester de tous puisque tous les Social Link se terminent par une amitié sincère ou une romance.

A l’instar d’un Mass Effect par exemple il y aura souvent 3 choix différents qui influeront sur la suite du dialogue en bien ou en mal. En bon samaritain que je suis, j’ai toujours été gentil avec tout le monde donc je ne sais pas si l’influence des choix se poursuit sur le long terme.

Cependant le jeu se joue sur la collecte d’indices pendant toute la partie, donc mieux vaut en apprendre le plus possible. Cela se prouve par les examens au lycée qui nous force à écouter pendant les cours pour répondre correctement aux questions. Le choix final se révèlera crucial pour obtenir la true ending.

 

Une difficulté relative

 

Jusqu'à présent, j'ai très peu critiqué le jeu, parce que j'ai vraiment du mal à trouver des défauts à ce monument. Cependant la chose qu'on pourrait éventuellement reprocher c'est la trop grande facilité de l'opus. J'ai joué en mode normal.

Dans mes 3 premiers combats de boss, j'ai eu quelques soucis, je me disais que le jeu allait être assez compliqué. Mais ce n'était pas vraiment le cas, en effet j'ai eu des problèmes principalement parce que c'était mon premier Persona, et parce que je n'avais pas une équipe « complète » (4 personnages au total), donc pas de soin, pas de soutien. Je devais faire avec les potions et le peu de force que j'avais, ça expliquais la galère que j'ai eu dans un boss précis.

Mais une fois ce boss battu, on récupère justement ce personnage de soin qui va totalement changer la difficulté, elle va même disparaître jusqu'au dernier boss pour ma part qui ai passé un temps plus ou moins limité dans les séances d'xp. Je n'ai jamais joué à P3, mais d'après les retours, P4 (et donc P4G) est beaucoup plus facile, notamment du à la possibilité de contrôler ces alliés en combat.

 

Des nouveautés bienvenues

 

Ce test était autant un test de P4 que P4G jusqu'à ce paragraphe, le remake n'est finalement pas qu'un copier coller. Les graphismes étant les même, ça aurait été trop facile de refaire un jeu sur Vita sans nouveauté.

P4G ajoute donc quelques cinématiques, une fin en plus. Mais les plus gros ajouts sont ceux In-game, on aura donc droit à un personnage inédit, avec son social-link bien à lui. Ce personnage amène aussi forcément son nouveau donjon (que je n'ai pas fait, n'ayant du coup pas achevé son SL). Le jeu ayant de base une durée de vie phénoménale (compter environ 75h pour finir le jeu dans sa totalité), apporté en plus de ça un donjon exclusif et on monte à 80h ! De quoi faire chauffer sa Vita un moment.

 

En conclusion

Ce jeu sera mon GOTY 2013

 

P4G n'est évidemment pas un J-RPG grand public, notamment avec sa non traduction qui va en rebuter plus d'un. Le jeu est très psychologique, et on ne joue pas seulement l'histoire, on la vit plus ou moins, notamment à cause de la découverte en même temps que le héros, et le suivi du début jusqu'à la fin. Si bien que si on est un peu trop accroché à l'histoire, le dernier tiers de jeu est particulièrement émotionnel.

 

Ce n'est pas forcément un jeu qui plaira à tout le monde, il faut s'accrocher au début car la parlote est très présente, mais c'est tellement une perle que je conseil d'essayer à tout possesseur de Vita ! Le jeu n'est pas très cher est en vaut clairement la chandelle.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)