Dishonored sur PlayStation 3, le test de otacon74

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otacon74
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otacon74 PS3

On ne déshonore point un homme qui sait mourir

Dès les premières minutes nous sommes happés dans l’univers steampunk  à la direction artistique phénoménale. Arkane a situé l’histoire à Dunwall, ville à la croisée de la capitale des Gaulles d’où est originaire le studio et d’une Londres victorienne. Dunwall l’arrogante, la décadente qui sort d’une période de prospérité liée à la découverte des propriétés surprenantes de l’huile de baleine qui renvoi au développement industriel du début de notre 20eme siècle.

 

Il n’y a qu’une chose vraiment infâme, qui déshonore la créature que Dieu a fait à son image, le mensonge (Marcel Proust)

 Corvo, capitaine de la garde royale, et proche de l’empresse, rentre d’une mission de haute importance qui avait pour but de trouver un antidote pour la pègue qui devient hors de control.  Envoyé aux confins du royaume, la corruption et la soif de pouvoir symbolisée par une poignée de haut dignitaires des différentes castes sociales (armée, bourgeoisie, noblesse) profite de l’absence forcée de Corvo pour passer à l’action et mettre en marche leur coup d’état en assassinant la première dame de Dunwall. Corvo dépassé par les évènements reste impuissant et sera neutralisée sans difficulté. Coupable parfait, il se retrouve emprisonné à tort et devra prouver au monde son innocence. Avec la résistance locale cachée au Hound Pits, le pub le plus classe depuis le Hell Gates dans Bayonetta, vous planifierez les assassinats des instigateurs du coup d’état pour remettre l’héritière officielle de l’empire sur le trône. Et la façon dont vous souhaitez clamer votre innocence n’appartient qu’à vous.

 

Tout ce qui est déshonoré se porte bien (Henry Montherlant)

Une des grandes forces de Dishonored est de laisser le contrôle complet au joueur de l’expérience. Nous sommes projeté dans un monde régit par ses propres règle et possédant sa propre histoire. En laissant le joueur libre de s’y intéresser ou non le joueur picore l’expérience selon son bon vouloir. Car le monde de Dishonored ne se limite pas aux murs de Dunwall. Cette appropriation du jeu est renforcée par le gameplay, véritable ode aux jeux d’antan, Thief en tête.

Le gameplay bac à sable donne au joueur un sentiment d’omniscience absolument jouissif. Jouez offensif et créatif et profiter de mille et une façons de tourmenter vos adversaires. Vous préférez être une ombre et vous infiltrer dans les moindres recoins sans laisser la moindre trace de votre passage ? Soit, prenez possession des rats pour vous faufiler dans les bouches d’égout, ou encore téléportez-vous de toit en toit avant de fondre derrière le dos d’un garde qui ne remarquera même pas votre présence. Nerveux, précis et laissant place aux plus folles expérimentations, le gameplay ciselé offre de grand moment d’awsomseness.

Le gameplay et l’histoire sont intiment liés et votre approche  des missions influencera le dénouement de ce sombre conte. Et c’est bien là la plus grande réussite de Dishonored : arriver à placer le joueur à la fois comme spectateur et architecte d’un monde qui lui appartient. Le signe des grandes œuvres.

 

Verdict  jeu de mot, ramucho : s’en sort avec les honneurs

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