Dead Rising sur Xbox 360, le test de Clem

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Clem
8
Clem X360

Dead Rising

Ah là là. Dead Rising. Gros coup de cœur celui ci. Gros coup de cœur dans la gueule oui ! Aussi réducteur que cela puisse paraître, le but du jeu de Dead Rising n’est pas de survivre, mais de foutre une branlée aux Zombies avec n’importe quel objets qui vous tomberas sous la main. Car oui, il s’agit bien d’un jeu de Zombies. Réveillez-vous, ce jeu est édité, développé et distribué par Capcom ! Bon faudra survivre un peu quand même aussi.

 

Roméro, oh Roméro

Les hommages aux grands cinéaste sont plutôt rare dans le monde vidéoludique que nous connaissons. Bien sûr j’exclus ces jeux dérivés d’un film dans le but de promouvoir ce dernier en salle…

Un petit récapitulatif s’impose, surtout si vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam Georges A.Roméro. Pour faire court, simple et bref, c’est à lui qu’on doit la plupart des films à Zombies dont Dead Rising s’inspire largement. Avec  La nuit des Morts-VivantsLe Jours des Morts-Vivants, Zombie, Land of the Dead et le remake de Zack Snyder, L’armée des Morts, vous aurez de quoi parfaire votre culture. J’en oublie en plus, c’est ça le pire . Quoiqu’il en soit, si vous n’avez vu aucun de ces films, il seras un peu plus difficile d’accrocher à l’univers et à l’ambiance de Dead Rising, le jeu s’annonçant plutôt corser et à ne pas mettre entre les mains de n’importe qui, z’allez voir.

 

Et avec ceci ?

Toute l’histoire de Dead Rising (littéralement  "La mort se lève") se déroule dans le Mall d’un petit bled au cœur des Etats-Unis, Willamette. Un Mall est ce qu’on appelle communément chez nous un centre commercial, ouais c’est tout con. Frank West, puisque c’est le nom du protagoniste, est photo-journaliste en Free Lance (à son compte quoi) et engage un pilote d’hélicoptère pour aller voir ce qui se trame dans cette petite ville de 53 954 habitants apparemment sans histoires. Sans histoire, peut-être, mais alors pourquoi l’armée barricade t-elle les entrées de la cité ? Piqué par sa curiosité de photographe, Franky décide donc d’aller au beau milieu de là ou il ne faut pas aller, quel coquinou ce Franky. C’est alors armé de la meilleur arme qui soit, un appareil photo (hum) que notre héros débarque sur l’Héliport du supermarché du coin. Supermarché, faut le dire vite. Un Mall est gigantesque, pire qu’un Carrefour Lyonnais, et je peux vous dire que je m’y connais en Carrefour Lyonnais ! Remarquez qu’il est préférable que l’aventure se passe dans un grand centre commercial bien mondialiste plutôt que dans la superette du coin. Ca l’aurait tout de suite nettement moins fait de se friter avec des morts vivants dans 20 m². Frank n’auras que trois jours pour régler l’affaire, car dans trois jours, à la même heure, son pilote privé reviendras le chercher. Il s’agiras de ne pas être en retard. En arrivant dans le Mall, Frank y découvriras en premier lieu une petite bande d’être (encore) humain, des survivants qui se sont enfermés dans le Mall afin d’y être en sécurité, histoire d’attendre les secours bien pépère. Mais vous vous en doutez, s’il n’y a pas d’élément perturbateur dans n’importe quel récit, jeu, film, roman et j’en passe, on se fait vite chier. Ainsi les Zombies parviennent tout de même à pénétrer dans le centre, je ne vous dis pas cde quelle façon, ça gâcherais un peu la surprise. Notez toutefois que c’est bien con la façon dont ça arrive ! Passons.

 

Pause café

Heureusement pour vous, il y auras bel et bien un endroit sûr (mais un seul hein, faut pas pousser Mémé) dans tout le Mall : la salle de sécurité. Ca tombe bien c’est là que sont installés tout les écrans de contrôle, c’est bien fait la vie parfois. C’est aussi grâce à ces écrans de contrôle que vous aurez vent des Scoop et autre C.A.S. Si vous avez l’impression que je parle chinois, c’est normal, je suis là pour vous expliquer de quoi il s’agît. Le Scoop dans Dead Rising porte mal son nom. Quand vous en découvrirez un (par le biais d’un gardien dans la salle de sécurité), il vous faudra aller à un endroit précis afin d’y trouver un survivants et d’essayer de l’en sortir. Ca a l’air simple comme ça mais entouré de plus de cinq cents zombies, on rigole moins. Toutefois, ces Scoops ne sont pas obligatoire pour finir le jeu. Mais il est préférable d’en sauver le maximum, vous verrez pourquoi.

 

Vas-y Franky, c’est bon, vas-y Franky, c’est bon bon bon.

Le personnage que vous contrôlez est un être humain tout ce qu’il y a de plus banal. A peine sait-il prendre de bonnes photos, et encore. Ce n’est donc pas comme ça qu’on arriveras à buter des méta-tonnes de zombies, alors va falloir bûcher sévère sinon c’est la mort et tout ce qui s’en suivras. Mais comment monter de niveau ? Tout simplement en assassinant froidement les morts-vivants qui vous entourent, en prenant des photos, en tuant les quelques psychopathes qui traînent un peu partout et en escortant un maximum de survivants jusqu'à la salle de sécurité, seul lieu de répit.

Concernant les photos, il y en a de plusieurs type : Bêtisier, Drame, Brutalité, Erotique et Inclassable. Plus la photo seras originale et plus vous gagnerez des P.P, qui vous permettras d’upgrader votre niveau.

Pour les psychopathes, et bien sous ce nom pompeux se cachent des survivants qui ont un peu pété les plombs face à tout ce tas de mort qui marchent. Alors forcément, lorsque vous en rencontrez un, le mieux pour vous est de tuer ce dernier, sinon il y a de fortes chances pour que ce soit vous qui passiez l’arme à gauche. Ces psychopathes ont chacun leurs histoires. Des cuts scènes agrémenteront chaque début et fin de leur combat, avec parfois des fins tragiques pour eux. On comprends souvent pourquoi le jeu a été interdit aux mineurs partout dans le monde.

Si vous êtes un bon élève et que vous tuez frénétiquement du Zombie et du Psychopathe, que vous escortez jovialement et régulièrement des survivants et que vous prenez de superbes photos, vous aurez droit alors au sacro-saint upgrade (jusqu'à cinquante Level). Non ce ne seras pas un nouvel objectif qui zoom encore mieux que Hubble mais plutôt de l’agrandissement de l’inventaire (vous pourrez porter plus d’objets), augmentation des points de vie, de l’attaque, de la force de lancer et l’acquisition de nouveaux talents. Les talents sont en fait des coups de pieds, de poings, des combos ou des enchaînements à faire sur les zombies, du style arracher leur tête, leurs retirer les boyaux, leur éclater la tronche sur le carrelage et bien d’autre encore. Assez jouissif, ces talents sont aussi vitaux lorsqu’on se retrouve sans la moindre armes sous la main.

 

Ou c’est qu’j’ai mis mon flingue ?

Ca y est, on en vient enfin au sujet des armes, youhou ! Je vous ai bien fait patienter j’espère. Bah ouais, si vous retirez les armes à Dead Rising, c’est comme si vous retiriez le talent à Diam’s…bon Ok, mauvais exemple. En tout cas, niveaux armes vous n’aurez que l’embarras du choix. TOUT les objets préhensibles sont utilisable comme arme, du Parasol au bidon d’huile de cuisson en passant par les plus intéressantes, le Katana, l’excavatrice, la tronçonneuse, la tondeuse à gazon…Inutile de préciser que ces dernières ont un effet dévastateur sur les Zombies qui se transforment en tas de viandes froides à leurs contact. Alors évidemment, ça gicle dans tout les sens, on en prends plein la tronche et plein les oreilles, mais il faut bien ça pour survivre. Et puis planté un pommeau de douche dans la tête d’un Zombie afin qu’il s’arrose de son propre sang, c’est quelque chose qu’il est tellement rare de voir, et tellement bon à faire. Essayez vous verrez. Cependant, tout n’est pas rose (ou rouge, comme le sang, quelle belle couleur) car les armes ont une durée de vie. Et parfois celle ci est faible, en tout cas on a l’impression qu’elle est faible une fois que celle ci vient de nous péter dans les mains alors qu’une foule de Zombie attendent leurs coups de tatanes. Situation très stressante que celle ci, car le système de sauvegarde est…subtil.

 

To save or not to save.

C’est ici, sur ce point, que le jeu divise. Les puristes, hardcore gamer et adorateurs du « j’en chie mais c’est trop bon » vont prendre leurs pieds sur Dead Rising, les autres abandonneront le jeu dès le troisième « Vous êtes mort ». Car ouais, quand vous mourrez, vous aurez un choix à faire : soit charger jusqu’au dernier point de sauvegarde (et croyez moi, les points de sauvegarde sont TRES rares) soit vous sauvegardez et vous recommencez…depuis le début. Mais avec vos upgrade, vos nouveaux talents et votre niveau, c’est déjà ça et ça facilite la nouvelle progression. Parfois le choix s’avèreras cornélien, car si votre dernière sauvegardes date d’il y a 6 heures…un système de puriste je vous dis, du pur beat’m all pour nostalgique de l’ancien temps, ce temps ou la sauvegarde n’existait même pas. Estimez vous heureux , bande de mildiou.

 

Vous êtes un C.A.S.

Un C.A.S, c’est un événement fixé dans le temps des 72 (fausses) heures que compte le jeu. Je vous rappelle que Frank n’auras que trois jours pour élucider le mystère qui plane autour de cette mort ambulante. C’est grâce aux C.A.S que vous arriverez à dénouer ce paquet de nœuds. Si vous loupez le C.A.S de 11h30 par exemple, et bien il n’y en auras plus un seul et vous louperez tout le côté scénarisé du jeu. Vous pourrez alors soit charger à la dernière sauvegarde, soit continuer votre bonhomme de chemin en ne faisant que trucider du Zombies à la pelle, massacrer des psychopathes et sauver ces couillons de survivants. Couillon est le mot…

 

Hihihi, je m’es perdu !

Parlons-en en détail de ces survivants. Non content d’être très nombreux (au moins plus de cinquante personne à sauver), ces andouilles sont aussi très très stupide…autant on comprends que les Zombies soit presque dénués d’intelligence artificielle de par leur état physique, autant pour les survivant on se demande si on devrait pas les laisser crever pour avoir la paix…Escorter un banc d’huîtres ne serait pas plus simple. Pour qu’un survivant vous suive, c’est déjà la galère, alors imaginez quand vous en avez six ou huit derrière vous, et une horde de Zombies prêt à en découdre devant…ca devient vite alors infernal de s’occuper de tout ces abrutis qui se font piéger, bouffer, encercler par des morts. Et comme seul défense, ces andouilles bousculent tout le monde sur leur passage, y compris vous-même, même si vous êtes en train de couper en deux un revenants un peu trop collant. Heureusement il seras possible de leur donner armes ou nourriture (présente un peu partout sous différentes forme, allant du jus de fruit à la Pizza à faire réchauffer soi-même), ou à les épauler, leur donner la main (uniquement pour les femmes) voir à les porter (pour les blessés et les vieux).

Parfois rageant, surtout lorsque on lit en gros et en rouge "UNTEL A SUCCOMBE", le sauvetage de survivants, une fois réussi n’en reste pas moins jouissif, de par la tâche accomplie et de l’effort fourni pour y parvenir. Je vous assure que l’on se sent ultra-fier après avoir fini une escorte de six personnes. Attention toutefois à garder un œil sur la montre, l’escorte de couillons est le meilleur moyen pour louper un C.A.S.

 

 

Inutile d’en remettre une couche, vous aurez bien évidemment compris que ce jeu est un hit en surpuissance ludo-numérique. Pas pour tout le monde, mais surpuissant quand même. Dessouder les Zombies par centaines est un exercice hautement agréable. Capcom a pris des risques de sortir un tel jeu, et les joueurs ne les remercieront jamais assez de l’avoir pris.

 

 

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