Grand Theft Auto IV sur Xbox 360, le test de Dalagad

Publiez votre test
Signaler
Dalagad
8
Dalagad X360

GRAND THEFT AUTO IV

Editeur : Take 2 Interactive

Développeur : Rockstar

PEGI +18

 

Pour ce nouveau test, nous allons nous attaquer à du lourd et même du très lourd puisque nous allons tester GRAND THEFT AUTO IV, un jeu développé par Rockstar et édité par TAKE2, sortit le 29 Avril 2008. Il nous paraît judicieux et même évident d’émettre une critique sur ce jeu, rien que pour son impact dans le monde vidéoludique, ainsi selon l’éditeur TAKE2, le jeu se serait écoulé à 13 millions d’exemplaires dans le monde tout support confondu (Xbox 360, PS3 et PC), ce qui relève de l’exploit encore aujourd’hui ! Pourquoi un tel succès ? Ainsi pour comprendre et introduire notre affaire commençons par un petit récapitulatif de la saga GTA.

  Le premier GTA est apparu en 1998 sur le continent français et proposait d’incarner un petit malfrat sans foi ni loi, volant des voitures, flinguant à tout va. Bref un grand bac à sable  et devant effectuer des missions plus ou moins correctes pour le compte de quelques parrains de la mafia. C’était ‘’cool’’, mais le jeu ne ressemblait strictement à rien. En effet la vue était une sorte de position aérienne par rapport au personnage que nous dirigions, alors imaginez-vous ne pouvant pas voir à plus de 10 mètres devant vous, délicat quand il s’agit de conduire ou même d’abattre vos ennemis. Bref le concept était là, mais la forme était à revoir. Une suite apparait fin 1999, même constat mais en 2001 apparait GTA III sur PS2 et là c’est la claque !  

GTA III reste l’épisode qui fera de cette série, une série culte, mythique et un succès retentissant autant pour la critique presse que pour les joueurs. Et tout ceci s’explique simplement par un passage à la 3D. Ainsi le jeu garde son ambiance sulfureuse et limite cartoonesque et sa jouabilité devient enfin accessible. Voilà les bases du GTA sont en place, il reste à exploiter la licence. Et qu’on ne s’étonne pas en 2002 de voir débarquer GTA : Vice City, ambiance différente et ô combien excellente (l’un des GTA les plus déjantés avec ses nombreux clins d’œil à Scarface.) Le jeu est encore une fois un succès énorme.  

Malgré tout les mécanismes du jeu sentent le réchauffé et si Rockstar veut garder la tête haute il est nécessaire de revoir le gameplay afin de ne pas tomber dans la surexploitation. Et arrive fin octobre 2004 GTA : San Andreas, qui nous offre un terrain de jeu redimensionné avec une variété de décors ahurissante reprenant l’image de la Californie (Las Vegas, San Francisco et Los Angeles). Et ce n’est pas tout, le gameplay ose intégrer des éléments de jeu de rôle, on passe de la personnalisation du héros prédéfini (cheveux, tatouages, musculature) à son apprentissage des différentes actions du jeu (conduite, tir, endurance). Encore aujourd’hui GTA : San Andreas reste le plus complet des GTA.

Voilà le petit topo historique étant terminé, plongeons maintenant dans ce nouveau GTA IV sur nos consoles nouvelles générations (testé ici sur X360).

 

THIS IS LIBERTY CITY!!

Le premier choc lorsque que nous avons en main ce GTA est le gouffre qui sépare la réalisation artistique de cet opus de ces prédécesseurs. En effet alors que les anciens GTA optaient pour un design à la limite cartoonesque et caricaturé, ici l’image est d’un réalisme saisissant, le plus souvent les couleurs sont ternes et notre arrivée en ville ne fait que renforcer cette impression.  Liberty City (alias New York) est une cité polluée, décadente où on compte autant de ripoux que de criminels dans les rues, bref une cité de la côte Est Américaine. Cependant nous n’avons pas le temps de dire ‘’ouf’’ que nous prenons une deuxième claque. Cette ville est vivante ! Les citoyens vaquent à leurs occupations, la police poursuit les malfrats, des gens passent le balais, d’autres sont au téléphone, tout est fait pour que nous nous y croyons et tout ceci fonctionne à merveille.  

Le cadre est posé, faisons les présentations avec le ‘’héros’’ de cette aventure, Niko Bellic, la trentaine passée, originaire d’Europe de l’Est, ancien soldat et passeur, entreprend de retrouver son cousin Roman à Liberty City, ce dernier lui ayant promis le rêve américain. Bien entendu la surprise de Niko de voir finalement les promesses de son cousin, entre un appartement miteux, un boulot exécrable pour une compagnie de taxis, Roman est loin du rêve américain et Niko va devoir se débrouiller pour s’intégrer à cet univers. Évidemment ce n’est pas en travaillant pour le service public que vous allez progresser mais en rencontrant ici et là quelques personnes peu scrupuleuses et ayant besoin de services (tuer des gens, tuer des gens et tuer des gens). Bien entendu si dans le fond la plupart des missions sont toutes les mêmes, la forme heureusement fait qu’on ne s’ennuie rarement malgré cette répétitivité inhérente à GTA.

Ainsi cette nouvelle approche des développeurs pour le réalisme, autant artistique que scénaristique, a des incidences sur le comportement que doit avoir le joueur. En effet, dans les précédents opus, l’histoire nous proposait de dominer, de sortir de la masse, d’être puissant et respecté, ici les développeurs vont à  contre courant décidant de faire de Niko Bellic, et donc vous, quelqu’un qui devra s’intégrer à la foule pour réussir à survivre, ne cherchant pas à couper toutes les têtes pour être le roi, mais tout simplement à faire son boulot. En effet, il est parfois salutaire de faire profil bas face aux forces de l’ordre par exemple, baladez-vous une arme à la main et le premier passant avec un téléphone dans la main appellera la police, pire encore si vous tirez un coup de feu. Fini les coups de lance-roquette gratuits d’autrefois, le chaos n’est pas de cet opus. Rassurez-vous le lance roquette est toujours là, mais vous y réfléchirez à deux fois avant de tirer gratuitement dans les rues, question de réalisme oblige.

 

UNE JOURNEE A LIBERTY CITY

Alors comment ça se passe dans les rues ? En voilà une excellente question, vous comptez prendre la première voiture garée de face de vous ! Tiens étrange c’est fermé à clé, tant pis pour la vitre de la portière, un coup de coude aura raison d’elle. Une fois à l’intérieur l’alarme retentit, vous avez intérêt à vous dépêcher de trouver les câbles du contact et déguerpir d’ici. Voilà sa démarre, mais l’alarme alerte les passants, un policier qui passait par là vous repère. Courageux vous filez à tombeau ouvert dans la rue, ne vous souciant guère des feux rouges ou des autres conducteurs. On ne tarde pas à vous envoyer une patrouille dans le rétroviseur. Vous accélérez en tentant de garder le contrôle de votre véhicule et tant bien que mal vous arrivez à semer le flic. Vous jetez un œil derrière vous afin de voir si personne ne vous prend en chasse et soudain dans un terrible bruit d’acier broyé et de vitre brisé vous percutez un pauvre automobiliste attendant patiemment au feu rouge, ça vous apprendra à ne pas regarder devant vous. Le bon monsieur sort de sa voiture il n’a pas l’air d’apprécier ce que vous venez de faire à sa voiture, il vous sort de là violemment et décide d’en découdre avec vous. Un peu sonné vous arrivez à le maitriser et il tombe inconscient, vous fuyez les lieux de l’accident blessé et exténué, les gens s’éloignant à votre vue. Vous arrivez devant un vieux fast-food poisseux, vous entrez et commandez un remontant, vous allez un peu mieux. Tiens votre téléphone sonne, c’est Roman il vous propose de faire un bowling, vous acceptez et décidez d’aller à sa rencontre. Vous sortez et sifflez un taxi, lui indiqué la direction et hop c’est parti ! Vous avez retrouvé Roman maintenant allez vous amuser au bowling. Hélas vous êtes tellement mauvais que même votre cousin peut vous battre. Voilà une journée où vous auriez du rester au lit, c’est ce que vous décidez de faire, direction l’appartement après avoir raccompagné Roman en taxi. Bonne nuit Mr Bellic.

 

Avec des potes la fête est plus folle!

Grande surprise ce nouveau GTA est jouable en ligne jusqu’à 16 joueurs avec les classiques deathmatchs, deathmatchs en équipe ou bien encore le vol de voitures, flics contre voyous, mode libre, courses, etc. Jouer en ligne à GTA est suffisamment agréable pour comprendre que cet ajout n’est pas là juste pour faire joli, les modes sont complets, les joueurs nombreux et le fun est là. On y reviendra de temps en temps pour s’amuser et pour les amoureux des points sachez que le jeu propose un système de niveaux, vous permettant d’être classé dans le rang mondial. Les mécanismes de jeu restent les mêmes que le jeu solo, conduire, tir, fuite, assaut et le tout s’adapte plutôt bien au jeu en ligne, même si parfois on peut se perdre entre les touches mais rien de bien méchant rassurez-vous.

 

AU TABLEAU DES SCORES CELA NOUS DONNE :
- GRAPHISMES : 4/5
- JOUABILITE : 3/5
- AMBIANCE : 5/5
- DUREE DE VIE : 5/5
- SCENARIO : 4/5

NOTE GENERALE : 4/5

GTA restera toujours GTA, c'est-à-dire qu’il fera toujours partie des grands jeux, ceux qui bousculent le monde vidéoludique. Cet épisode ne déroge pas à la règle. L’histoire est soignée, sérieuse et assez sombre. L’environnement graphique et artistique est d’une qualité indéniable. Les mécanismes de jeu sont efficaces autant en solo qu’avec le multi. Bref ce jeu est un chef d’œuvre, à posséder.

 

Sir Dalagad

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Vos tests de Grand Theft Auto IV

tous les tests