Kingdom Hearts II sur PlayStation 2, le test de VengeurMasquay

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VengeurMasquay
8
VengeurMasquay PS2

Le couloir-cinématique sauce Mickey

 

Un, deux, trois… Mickey, Donald et Moi…

Faisons un bref résumé pour ceux qui débarquent en cours de route. Kingdom Hearts, c’est l’improbable alliance américano-japonaise des univers Disney et Final Fantasy. Square-Enix, maître du RPG pour bon nombre de gamers, met en scène le personnage de Sora, 14 ans, qui vit sur son île avec quelques amis. Pourtant, rien n’est bien rose car les ténèbres font leur apparition et notre ami se retrouve avec une Keyblade (une grosse clé) entre les mains pour chasser les intrus. Dans son combat, Sora se fait transporter avec Kairi (son n’amoureuse) et Riku (son meilleur pote) dans un autre monde où il tente de les retrouver avec l’aide de Donald et Dingo, bouffons du roi Mickey lui aussi disparu.

Au final, Sora va visiter plusieurs mondes issus des Disney comme la Jungle Profonde de Tarzan ou encore le Pays des Merveilles d’Alice, chasse les ténèbres, sauve les princesses de coeur, affronte un sorcier diabolique qui voulait ouvrir Kingdom Hearts (le royaume des coeurs qui offre des pouvoirs de dingue olol), et renvoie Kairi sur son île en attendant de retrouver Mickey et Riku, enfermés de l’autre côté de la porte de KH. Bien que le premier épisode fut un petit pétard mouillé côté scénario (en plus il se finit de manière très brut), l’histoire est bien plus compliqué qu’elle n’est à l’air grâce à de nouveaux protagonistes qui font leur apparition dans Chain of Memories. Dans cet opus, Sora est enfermé dans le Manoir Oblivion et se fait manipuler ses souvenirs par Naminé une jeune sorcière qui est-elle même manipulée par la mystérieuse Organisation XIII. A la fin, Naminé avoue tout à Sora et il plonge dans un long sommeil réparateur pour retrouver toute sa mémoire.  Et voici comment débute Kingdom Hearts II…

My name is Jonas Roxas !

Sora étant en train de faire dodo, on incarne un dénommé Roxas pendant 6 jours qui profite de la fin des vacances d’été avec ses amis. Pourtant, il va arriver des choses étranges pendant tout le long: disparation de photos, apparition de créatures, temps qui se fige, rencontre avec Naminé et Axel. Bref, j’arrête le spoil. Le temps que Sora soit complétement rétabli et sa mémoire reconstituée à 100%, on se fade le blondinet pour renouer avec les commandes de jeu.  Le problème c’est que pendant ces 2-3 premières heures, le rythme est d’une leeeeeeenteur affolante.

Bien sûr, on se tape quelques passages de tutoriel indispensable pour les novices mais ça reste en principe des mini-jeux relativement moisis et des cinématiques parfois lourdes et franchement trop nombreuses. Par contre, on va saluer l’effort fait pour nous offrir quelque chose de plus accrocheur et plus émotionnel côté scénario . La mise en scène, encore un peu molle  je le répète, est clairement plus appréciable que Kingdom Hearts premier du nom que ce soit au niveau de la réaction des personnages ou de la dynamique de la caméra. Et puis ajoutons à ce tableau une bande son de qualité, des thèmes tristes, épiques, qui donnent la patate et c’est parfait. Toujours aussi appréciable, les doublages français divins sont encore au rendez-vous. En plus, on a le droit à un remake de « Sous l’océan » directement tiré du dessin animé La Petite Sirène. J’aime.

Dynamique bordélique

Maintenant, on peut bouger la caméra avec le stick analogique droit. Pratique quand on sait que la précédente caméra était à la limite du désastre avec un plan au ras des fesses ce qui rendait l’exploration et la découverte de certains coffres assez tendax. Tiens puisqu’on en parle, y’a plus d’exploration. Les coffres sont visibles à 3 kilomètres, l’aspect plate-forme n’existe plus (remarquez c’est pas une grande perte) et on se tape tout le long un schéma combat-couloir-cinématique assez déroutant au début car on a vraiment l’impression que le jeu est linéaire. Parfois même, c’est rageant de se taper des cinématiques pour des choses futiles (oui Jack, le père Noël et ces fu***** cadeaux de Noël à retrouver je vous vise !). A la limite de l’overdose je vous dis.

Sinon pour le gameplay, mis à part le fait qu’on gagne à tous les coins de rue des compétences et autres boosters, c’est globalement plus complet. Bien entendu, on se tape un recyclage des magies élémentaires et invocations comme d’hab. Mais avec les nouveautés comme les Fusions qui permettent à Sora de devenir surpuissant aux combos dévastateurs (à base de croix et carré) en passant par les coopérations, c’est vraiment plus plaisant et ça permet de varier un peu cette jouabilité bourrine de base. Malheureusement, ces nouveautés sont les CAUSES de l’absence de difficulté dans Kingdom Hearts II parce qu’est il vraiment facile d’en abuser. Et encore il y’a pire: le vrai coupable, c’est la commande Réaction qui permet de réaliser avec la touche triangle des actions en fonction du typed’ennemi. En fait, la plupart tuent instantanément, Cyclone, Aéro-Lame, et autres idioties pour ne pas les nommer. Le vrai problème, c’est qu’il n’y aucun timing à respecter. Même si la Réaction apparait juste au dernier moment à l’écran, on peut facilement anticiper. Exemple fréquent avec le boss du Colisée où il faut frapper au bon moment la tête plusieurs fois mais en réalité il suffit de tapoter la touche tout le long et ça suffit. Y’a même pas de malus pour une QTE foirée ! A la limite, l’idéal aurait été de proposer différentes touches histoire de ne pas savoir sur laquelle il faut appuyer en avance. Dommage. Dernière chose, le jeu est à faire en mode Expert sinon le jeu se résume à du X,X,X,X,X,X,X  pendant 25h en ligne droite. Palpitant n’est-ce-pas ?

Kingdom Hearts II mise toujours son côté BTA  très bourrin. Si le jeu est dynamique à souhait, agréable à parcourir, spectaculaire (à la limite du ridicule parfois), il a perdu en difficulté à tel point que le mode Normal se fait les yeux fermés. Par contre, il est clair que la série a gagné en maturité que ce soit d’un point de vue technique ou narratif ce qui fait passer le premier opus pour une antiquité sur ces points là. En plus de ça, la bande son possède de nombreux thèmes épiques et poignants qui délivrent une ambiance vraiment particulière. Une bonne pioche si on aime le train-train couloir-cinématique…

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