Mass Effect 2 : Arrival sur PC, le test de Belzedar

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Belzedar PC

L’épilogue tant attendu?

Plus d’un après sa sortie, le dernier DLC de Mass Effect 2, Arrival,  est disponible depuis hier sur PC et 360 (aujourd’hui sur PS3). Annoncé il y a quelques semaines par Bioware, ce DLC était supposé faire le lien entre le deuxième et troisième épisode annoncé pour cet hiver. Or , si il y a une bien une chose qu’il faut reconnaître lorsque l’on évoque les DLC de Mass Effect 2, c’est leur qualité. D’ailleurs, le dernier en date, The Lair of the Shadow Broker, était tout simplement exceptionnel avec son aspect fan service totalement assumé. Arrival se devait donc de perpétuer la tradition en faisant office d’épilogue digne de ce nom.

Première surprise, le DLC peut être joué après la mission sur Horizon et donc bien avant la mission suicide (étrange pour un épilogue non ?). Comme d’habitude, on reçoit un message demandant de contacter l’amiral Hackett (une vieille connaissance du premier épisode). Ce dernier nous confie alors qu’un de ses agents sous couverture, le Dr Amanda Kenson, a été capturé par des batariens, tout en sachant que le dernier rapport de Kenson évoquait un mystérieux objet moissonneur. Shepard a donc un double objectif, libérer Kenson de sa prison et en apprendre davantage sur le fameux artefact découvert par cette dernière.

Niveau gameplay, première (et unique) nouveauté, c’est une mission entièrement solo, Shepard évoluant sans équipier. La raison est purement scénaristique mais je ne vous en dirai pas plus. Sinon, alors que Bioware promettait des séquences d’infiltration inédites, il faut bien reconnaître que le résultat final est loin d’être aussi original qu’annoncé. Alors oui, vous pourrez choisir de la jouer discret durant la première partie du jeu mais cela se résume à contourner une pièce pleine de gardes plutôt que de foncer dans le tas. Du coup, on ne pourra qu’être déçu par cette séquence de pseudo d’infiltration même si personnellement, je n’en attendais pas grand chose, Shepard n’ayant pas la palette de mouvements d’un Sam Fischer ou d’un Snake. Le reste du jeu sera bien plus classique puisqu’il s’agira de phases de shoot 100% action  (mis à part une séquence originale de piratage mais au demeurant bien trop courte). Et ne vous attendez pas à combattre un boss de fin comme dans Overlord ou Shadow Brocker, vous risqueriez d’être déçus… .

Mais ce qui nous intéresse avant tout dans un Mass Effect, ce sont les choix proposés à Shepard et leurs conséquences sur le déroulement du scénario. Malheureusement, là aussi, c’est une petite déception puisque  l’aventure demeure  très linéaire et les très rares choix proposés n’ont pas d’influences sur le final. Et ce final, que vaut-il finalement ? Apprend-on réellement quelque chose sur la future orientation de Mass Effect 3 ? Et bien oui même si là encore, on aurait souhaité en apprendre davantage. Néanmoins, la séquence finale de ce DLC a le mérite de donner du crédit à une des nombreuses théories circulant sur le prologue de Mass Effect 3 qui, je dois bien l’admettre, s’annonce très intéressant…


En relisant ce test, j’ai l’impression d’avoir été déçu par Arrival. Peu de choix, un gameplay ultra classique et une durée de vie assez faible (1h30 en prenant son temps) mais dans les faits, j’ai tout de même apprécié ce DLC, ne serait ce que pour l’orientation que semble prendre Mass Effect 3 (annoncé comme le plus « dark » de la série).  et les séquences de shoot, certes classique mais toujours aussi nerveuses et efficaces. Néanmoins, à 6 euros pièce, seuls les fans de la série y trouveront réellement leur compte. Les autres pourront toujours attendre une éventuelle promo ou se rabattre sur les autres DLC intrinsèquement supérieurs…

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