Shadow of the Colossus sur PlayStation 2, le test de drunckmaster

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shadow of the colossus

                                                   Shadow Of The Colossus.

 

 

 

 

Souvenez vous d’Ico, quête poétique, œuvre ouverte aux sentiments et aux émotions. Sentir la peur de Yorda, son cœur battant irrégulièrement, écouter ça plainte dans un souci de protection, faire corps avec le héro. Ico, le premier jeu vraiment troublant émotionnellement, l’œuvre d’Ueda, est passé malheureusement  comme un coup de vent sans que l’on y fasse réellement attention.

Le jeu se terminant sur un non-dit, s’ouvrant sur une joie mêlée de tristesse, nous laissais sur notre faim comme dans toute bonne expérience.

Shadow of the colossus remet le couvert avec plus de puissance et de maturité, préparez

-vous à un voyage poétique.

 

 

Triste, déprimé, seul et  privé de bonheur par la mort de sa belle, errant dans les plaines et les forêts la portant avec lui, Wanda notre héro frêle et juvénile baigné dans la tristesse décide de mener la quête qui va lui permettre de chasser toute ces émotions et de ramener sa belle aux cheveux brun.

 D’après une légende transmise au sein de son peuple, il existe une terre lointaine, un lieu saint ou l’on peut communiquer avec les dieux capables de reconduire une âme égarée dans sons corps d’origine, un sanctuaire touchant le ciel ou règne beauté et sérénité.

Wanda décide donc de s’y rendre .Après un long voyage notre jeune héros arrive devant l’autel et à l’instant précis du contact de ses doigts avec les pierres froides, Wanda va débuter son périple épique et poétique qui l’amènera à détruire 16 colosses peuplant ces terres depuis longtemps abandonnées.

Personne ne sait quelle est la nature exacte de ces colosses ni le rôle qu’apportent ces monuments vivants à l’équilibre fondamental de la vie. Seul l’envie de revoir sa belle, de sentir sa chaleur auprès de lui, va guider notre jeune héros. C’est justement cette grande tristesse, cette solitude et cette perte de repère qui fait de ce personnage quelqu’un d’émouvant, quelqu’un avec qui l’on s’attache sans peine.

 

On ne se rend pas compte de l’ampleur du pacte que l’on à fait avec les dieux pour la résurrection de la jeune fille inerte avant le premier colosse : une montagne, puis des secousses, une partie de la montagne se détache, cela n’est finalement qu’une simple jambe, la jambe, massive, angoissante… Un phénomène de peur incontrôlée nous immerge, un voile flou devant nos yeux, sûrement le soleil, puis toute la chaîne de montagne se met à bouger formant le premier colosse, une simple montagne à franchir pour atteindre le désir de Wanda.

Après cette scène et la compréhension de la quête, on pourrait croire que Shadow Of The Colossus se limite à exterminer 16 monstres inspirés de différentes mythologies ; détrompez-vous, il suffit de quelques minutes de jeux pour se rendre compte de la profondeur du titre d’Ueda. Seul sur son cheval on est littéralement écrasé par l’immensité de la plaine, démesurée, gigantesque et étonnamment épurée : quelques rochers arbres et forêts isolées en  passant par des déserts, on se sent seul, abandonné.

La magie de ce titre est double, en effet, en plus de l’environnement d’une profonde tristesse l’ambiance en rajoute une part ; il n’y a aucun son mis à part le vent soufflant à vos oreilles, les galops de votre cheval et le sifflement des oiseaux.

Puis vient le moment ou l’on affronte les colosses, une musique orchestral, triste et envoûtante entre en scène .Lorsque le colosse apparaît, la musique s’accentue, devient plus rapide, plus forte, plus en phase avec l’action, une symphonie digne d’un opéra ! Enfin la mort du colosse ou la musique mélancolique, onirique, arriverait à nous faire verser une larme.

 

Shadow of the colossus n’est pas un jeu d’une qualité graphique impressionnante à la manière d’un Oblivion, on commence à ressentir les limites de la ps2 mais grâce a la touche graphique présente déjà dans Ico : une nuance de gris, de brun et de vert ce jeux est exceptionnellement beau, une beauté sentimentale plus qu’une claque purement technique.

 

Quant au gameplay, on se balade à cheval, le simple fait de ne posséder qu’un arc et une épée met encore plus de piquant à l’aventure. Lors des affrontements avec les colosses, à cheval ou à pieds il faut s’agripper sur certaine partie bien distincte des colosses, chercher leurs points faibles pour les terrasser. Seule la barre de vie et la jauge de prise sont affichées à l’écran, encore une fois cet aspect épuré nous laisse savourer le spectacle offert par les batailles épiques que nous offrent ce titre.

                                        

                                                                    Christophe Musil

 

 

Ce jeu est une œuvre d’art. Ou les graphismes n’ont pas beaucoup d’importances car nous sommes directement plongés dans un autre monde et le passage de tableau en tableau suivant les colosses est un passage d’un ver à un autre à la manière d’une poésie. On termine ce titre comme l’on termine un livre où un film, émut, à la fois déçu et heureux que cela se termine.

Shadow of the colossus nous offre des sentiments, des émotions exceptionnelles.

On accroche ou pas, selon les goûts, Shadow Of The Colossus est une expérience à vivre ! Cependant il n’est pas exempt de quelques défauts comme des graphismes peu détaillés ou encore une faible durée de vie.

 

Note globale : 18/20

 

Scénario : 17/20

 

Après une expérience intense avec Ico, Shadow Of The Colossus nous immerge dans un monde riche en intrigue, le scénario est simple de prime abord mais deviens dramatique, intéressant, triste et moralisateur puis le jeu se termine… sur une fin qui est des plus surprenante !

 

Bande Son : 19 /20

 

Lorsque le vent souffle à vos oreilles, lorsque le gallot de votre cheval fait trembler le sol et que vous remarquez que se n’est pas votre cheval mais les colosses qui vous poursuivent.

La musique qui n’est présente que lors du combat et qui ne cesse que lorsqu’il se termine. Mélancolique, enivrante, la bande son de Shadow Of The Colossus se suffit à elle-même.

 

Graphisme : 16/20

Le décor est dépouillé et présente peu de détails, mais une certaine ambiance s’en dégage. En effet, le gris, le marron, le vert et le blanc sont les couleurs majoritairement présente dans le jeu, d’un ton pastelle, ce choix artistique procure plus d’émotions qu’une claque graphique serait nous apporter.

 

Gameplay : 15/20

 

Le but du jeu et le principal objectif de celui-ci, sont de tuer les colosses. Chaque colosses possèdent leurs points faibles, à vous de les trouver et de vous battre pour trouver un chemin y menant. Vous ne possédez qu’une épée et un arc, cela apporte du piment aux combats épiques et impressionnants que vous allez devoir mener. Vous n’êtes qu’un simple homme et cela se récent.

 

 

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