Gravity Rush sur PS Vita, le test de Nightmare1984

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Nightmare1984
8
Nightmare1984 PSV

Besoin d'une pause Kit-Kat ?

Contrairement sur PS3, pour le lancement de la Vita, Sony a capitalisé sur d’anciennes franchises tels qu’Uncharted, Wipeout ou bien encore Resistance pour promouvoir sa nouvelle console portable. Mais c’était sans compter sur Gravity Rush, une nouvelle licence développée par le studio responsable des Siren. Alors prise de risque inutile ou choix payant?

 

On Névis que deux fois.

 

Le joueur incarne Kat, une adolescente amnésique, qui se réveille dans la ville flottante d’Hekseville au côté d’un chat noir. Ce dernier, aussi suspect que la couleur des yeux de l’héroïne, sera le catalyseur du pouvoir que Kat possèdera: celui de contrôler la gravité. Voulant retrouver sa mémoire, elle partira en quête de réponse tout en essayant de protéger les habitants d’Hekseville de la prochaine tempête gravitationnelle et des attaques incessantes des Névis. Ces créatures ressemblant à de la gélatine rougeâtre seront les principales ennemies de Kat.

Un scénario aussi original que tarabiscoté qui sera assez complexe à comprendre surtout que la fin n’apporte pas énormément de réponses laissant fortement présager une suite. D’autant plus que l’intrigue nous pousse à la réflexion, donnant la possibilité à chacun d’avoir sa propre interprétation de l’histoire. La personnalité de Kat a été travaillé avec minutie. Pour une super héroïne, elle a des préoccupations d’une adolescente ordinaire comme avoir un petit copain, l’importance du regard des autres vis-à-vis de son physique ou le léger mépris qu’elle porte envers les personnes âgées, tout cela tend à la rendre attachante et très humaine.

 

Le chat noir du jeu.

 

Comme décrit plus haut, Kat a la faculté de contrôler la gravité. Pour se faire il suffit d’appuyer sur la touche R pour élever Kat dans les airs. Ensuite il ne reste plus qu’à viser avec le stick analogique l’endroit où l’on désire « atterrir » en appuyant de nouveau sur R. Attention cependant car ce pouvoir n’est que temporaire et il faudra remplir la jauge de gravité avec des orbes bleues avant de tomber dans le vide. D’autres orbes seront à récolter dans le jeu. Les violettes serviront de monnaie d’échange contre de nouveaux pouvoirs ou permettront de débloquer des défis. Les vertes serviront à restaurer la santé de Kat. Dommage qu’il n’y ait aucun moyen de stocker ces dernières dans un inventaire, car il est souvent frustrant lors des affrontements de devoir quitter un combat pour aller chercher de la vie.

Autre inconvénient qui pourra frustrer: ce sont les caméras qui feront n’importe quoi lors des batailles aériennes. Toujours dans le registre des défauts de jouabilité: l’absence de lock semi-automatique. Le point faible des Névis sont des espèces de boules oranges lumineuses sur leurs corps. Il est très difficile de les viser avec précision et il n’est pas rare de louper sa cible pour quelques millimètres près. Très rageant! Le bouton L aurait pu servir de lock au lieu de rétablir la gravité par défaut, chose qui aurait été plus judicieux de faire avec le tactile arrière non exploité dans le jeu.

Le gyroscope a cependant été utilisé pour les glissades afin de se déplacer rapidement. Mais la jouabilité se révèle trop sensible pour pouvoir contrôler Kat avec précision. Vous l’aurez compris le gameplay de Gravity Rush s’avère assez frustrant lors des combats. Heureusement que ces derniers ne sont pas très difficile. Par contre lors de phases d’exploration dans les différents quartiers d’Hekseville la jouabilité est un pur délice. Les conversations sous forme de bandes dessinées tactiles fonctionnent à merveille rappelant un certain Vagrant Story.

 

Une réalisation à te retourner la tête !

 

D’ailleurs la réalisation du titre rappelle fortement les chefs-d’œuvre du JRPG des années fin 90 sur Playstation. Avec une direction artistique de toute beauté et des graphismes fins et colorés, Gravity Rush est un régal pour les yeux. On se croirait plongé dans un animé digne de maître Miyazaki. Tout comme sa bande son avec des musiques envoutantes aux styles variés passant du jazz au classique à l’électro.

Malgré l’absence de modes multijoueur inhérent au genre, l’aventure principale demandera une quinzaine d’heures pour être bouclée. Des défis à débloquer un peu partout dans la ville permettant de gagner des orbes violettes supplémentaires permettront d’allonger la durée de vie mais ces derniers se révèleront vite répétitifs. Techniquement le titre de la Team Siren est impeccable. Les temps de chargements sont quasiment inexistant et le jeu reste parfaitement fluide en toute circonstance.

 

Les plus:


- La réalisation générale.

- Le scénario et ses personnages attachants.

- Le gameplay basé sur le contrôle de la gravité…

 

Les moins:


-… mais à la jouabilité capricieuse.

- Le manque de variété niveau pouvoir.

- Les défis répétitifs.

 

Gravity Rush est une nouvelle franchise qui apporte un petit vent de fraicheur et touche la fibre nostalgique des joueurs qui ont connu la bonne époque où les jeux japonais ne rimaient pas avec « japoniais.» Loin d’être parfait notamment à cause de sa jouabilité manquant de précision, qui espérons le sera corrigée pour une éventuelle suite, le jeu de Sony Japan possède suffisamment de qualité pour transporter le joueur dans une aventure extraordinaire.


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