Gravity Rush sur PS Vita, le test de inFy

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Kat nous met la tête à l'envers

Il était une fois un joli brin de fille. Aux cheveux d'or et à la silhouette de 18 printemps, cette enfant du nom de Kat possèdait un charme unique. Accompagné d'un animal tout aussi singulier qu'elle, Kat et Poussière avaient tout pour nous faire atteindre le nirvana vidéoludique. Mais à vouloir partir dans tous les sens, on en perd l'essentiel....Erreur de jeunesse ? Voyons ça !

 

Flashdance dans tes yeux

Ce qui marque en premier dans Gravity Rush, c'est bien évidemment sa direction artistique et ses performances graphiques. Magnifique au premier regard, cela l'est encore plus au fur et à mesure de l'aventure. Hekseville est un véritable voyage artistique pour la rétine et on se plait à évoluer dans les différents quartiers de cette ville bien vivante. Vivante car on ne peut pas dire que la ville de Kat est inactive. Il y a du monde, du traffic et de l'animation. Les musiques contribuent d'ailleurs à l'ambiance de chacun des districts et donnent ainsi une âme toute particulière à ce lieu riche en péripétie. Ajoutons à cela un chara-design original et bien fait pour qu'on accepte de se plonger sans retenu dans ce nouvel univers. 

Pour autant, le moteur graphique n'est pas exempt de défaut, et un aliasing assez présent est à noter. Rien de véritablement génant ou aussi prononcer que sur Uncharted: Golden Abyss, mais bien présent malgré tout. Il faut également citer une profondeur de champ relativement descente bien que du popping est à relever avec le décors et certains élements tels que des bidons, des bancs, ou les gens eux même.

En contrepartie, le framerate tient bien la route. Quand bien même les ennemis sont une quinzaine et que les effets visuels fusent (fumée, projectile, lumière, etc...), le taux d'image par second reste constant et assure ainsi une fluidité exemplaire. J'ai d'ailleurs du noter des ralentissement uniquement lors de récupération massive de gemme, rien de génant pour le gameplay donc. 

 

Belle et Rebelle

Ce qui frappe ensuite, c'est son héroine, la belle et naïve Kat. On s'amourache rapidement pour cette demoiselle tantôt candide, tantôt sulfureuse. Car si son amnésie lui donne un air un peu ingenue, la jeune fille ne perd pas pour autant le nord, et à très vite fait de remettre les autres personnages à leur place. Ses expressions au travers des bandes-dessinées sont attachantes et ses expressions in-game (comme lorsqu'on effleure sa silhouette du bout du doigt) sont très plaisantes. Il ne sera ainsi pas rare d'avoir un rictus sur le bout des lèvres face aux mimiques de la gravitéenne. Soupoudrons le tout d'un altruisme à toute épreuve et on a là un personnage étonnant ! 

Les PNJ ne sont pas en reste, et tous possèdent leur petits quelques choses qui fait qu'on aimerait en savoir plus sur eux. Raven, Syd, Gade, des noms, des visages, des personnes qui auraient mérité plus d'attention, d'autant plus qu'ils développent tous un lien étroit avec notre belle Kat. C'est ainsi dommage de voir que ces liens n'aient pas été explorer plus que nécessaire. Un point noir qui se retrouvera ailleurs...

 

A Song of Ice and Fire

Continuons avec les qualités du titres en citant la B.O. qui est juste exemplaire. Atypique, dynamique, inénarrable, cette dernière transpose avec brio différentes ambiances et émotions. Au fur et à mesure que l'on explorera Hekseville, de multiples musiques viennent poser le décor. Festif ou Morose, calme ou tumultueuse, la bande-son vaut son pesant de cacahuèttes et certains titres pourraient bien rester graver dans la mémoire de certains, sans avoir à rougir d'un Zelda ou un Final Fantasy. 

Il faudrait noter également les sons ambiants et les bruitages qui reste pas incohérent. Des petits détails certes mais important. Je pense notamment aux fracas lorsque l'on chute de 50 mètres de hauteur avant de venir heurter le sol avec violence. Personnellement, j'ai mal pour elle rien qu'au son de l'atterissage. 


Gauche ! Nan droite ! Euh...en haut !! En fait gauche !

Si les qualités susnommées ne sont pas négligeable, il en est défauts qui ne le sont pas non plus, à commencer par la jouabilité. Un point au coeur du gameplay et qui aura tantôt de vous donner du plaisir que du tirage de cheveux. Car si un temps d'adpatation est nécessaire, il ne sera pas rare de vous retrouver perdu ! La tête sans dessus, dessous, il vous faudra user du joystick droit, du gyro voir du recalibrage de la caméra pour comprendre ce qu'il se passe. Plutôt dérangeant lorsqu'on doit faire face à un tas de névis ou que l'on doit obtenir le meilleur temps lors d'un chrono. 

Si l'on pourrait déplorer l'absence total de lock, cela à le mérite de laisser le talent faire le travail. Etre vif et précis seront des points essentiels pour réussir vos combos avec une dextérité frénétique. Mais cette dextérité pourra se relever insuffisante face à des défis qui réclament plus de perséverance que de skill. 

C'est donc avec une jouabilité brouillon que l'on devra s'accoutumer et même après une dizaine d'heure de jeu, il ne sera pas rare de pester parce qu'un lampadaire est venu vous couper net dans votre course contre la montre, où qu'une barrière à pris le coup à la place du névis juste derrière....

 

Dead or Alive ?

Pour continuer avec les points noirs, revenons brièvement sur Hekseville, lieu de toutes vos calvacades et aventures. Plus haut je mettais l'accent sur la vie qui régnait sur cette vie. Si de manière générale ce fait s'avère exacte, on ne peut pas dire que les activités, elles, sont légions. On se retrouve ainsi avec une ville qui respire l'énergie mais qui paradoxalement n'en n'use pas. Alors hormis une trentaine de défis, et des gens à qui on peut parler à droite à gauche juste pour le fun, il n'y a pas grand chose à faire.

C'est d'autant plus dommage qu'avec la multitude de PNJ précedemment évoqué, il y avait vraiment quelque chose à développer. Au lieu de balancer de simples défis, des quêtes annexes auraient pu pulluler et faire participer ces fameux personnages. Peut-être pour un Gravity Rush 2 ? En atttendant, on reste sur notre faim une fois l'aventure terminé et les défis relever. 

 

To Be Continue ....

On dit souvent toutes les bonnes choses ont une fin. Basé sur cette théorie, on pourrait penser que Gravity Rush n'en fait pas partie. Car de prime à bord, Kat et Poussière se payent de nous laisser pantois. Sans aller jusqu'a dire que le jeu n'offre pas de fin (Comment ça je pense à notre ami le Chat ? :D), je pencherai davantage pour dire que c'est une fin saisonnière. A l'instar d'une série qui se termine avec un problème de résolue mais des dizaines d'autres en suspend, Gravity Rush nous annonce de facto une suite...



Alors pour ou contre la fin de Gravity Rush, c'est un avis très subjectif qui prendra le pas. Certains aimeront, d'autres hairont. Pour ma part j'ai aimé. Ne souhaitant pas rentrer dans le spoil, je ne détaillerai pas davantage, mais j'ai aimé. La manière dont cela se termine, dont les interrogations influent, c'est habile. On sent que cet épisode n'est qu'un prologue, que Kat ne nous a pas encore tout dévoilé, et j'aime ça. Alors si on s'attendait à avoir toutes les réponses à la fin, on ne peut qu'être déçu. Mais si, comme moi, vous êtes de ceux qui aimet le suspens, le mystère et cojiter un peu, alors cette ending devrait vous enthousiasmer ! 

Kat m'a coupé le souffle et ne me l'a pas rendu, la vilaine !!

 

PS: Pour une version moins indigeste, rendez-vous ici http://www.gameblog.fr/blogs/infy/p_67985_1-test-du-mois-gravity-rush-nous-met-la-tete-a-l-envers

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