Final Fantasy XIII-2 sur PlayStation 3, le test de ryuzaki57

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ryuzaki57
8
ryuzaki57 PS3

Une suite efficace et prenante

Retour vers le Futur

Dans Final Fantasy XIII-2, vous voyagez dans le temps. On peut y voir l’héritage de Chrono Trigger, mais l’approche est un peu différente : plutôt que de changer un monde unique à travers ses différentes époques, FFXIII-2 vous fait voyager dans plusieurs lieux dans des époques successives, voire des futurs alternatifs. Le scénario utilise le voyage dans le temps de manière très intelligente, avec de nombreux rebondissements qui rendent l’histoire finalement aussi passionnante que complexe.

Tout nouveau, tout beau!

Final Fantasy XIII-2 indroduit quelques nouveautés inédites à la série. Commençons par les Cinematic Action : finalement assez rares, elles apparaissent comme un ajout symphatique et ne bouleversent pas l’excellent gameplay repris du premier FFXIII. Ni trop lent ni trop rapides, ces séquences s’insèrent agréablement dans les combats contre les boss. Il est juste dommage que le jeu marque Cinematic Action en gros caractères bien avant le début de celles-ci. J’évoque rapidement le mog (tout est plus ou moins au courant maintenant) qui va vous permettre de dénicher des objets cachés quasiment invisibles à l’œil nu (croyez-moi à Oerba je me suis déchiré la rétine), ou trop éloignés car vous pouvez le balancer sauvagement pour vous venger de tous les « kupo » qu’il lance à longueur de journée. Passons donc à LA grosse nouveauté de FFXIII-2 : le Live Trigger! D’aucuns prétendent que cet ingénieux système de choix ne servirait à rien : c’est juste archi-faux! Déjà, le simple fait que le jeu vous demande votre avis renforce beaucoup l’immersion et est même trippant lors des évènements-clé. Ensuite, il existe un boss qui reste invincible si vous ne faites pas le bon choix. Dernièrement, les choix qui vous sont donnés influent sur les fins alternatives (appelées fins paradoxes) que vous pourrez (ou ne pourrez pas) voir dans le déroulement de l’aventure. Le Live Trigger est pour moi carrément l’un des points fort de ce nouveau volet.

FFXIII-2, entre liberté et dirigisme

Soyons clairs : SquareEnix a reçu les critiques 5 sur 5. Final Fantasy XIII-2 est non-linéaire, dans la mesure où le jeu vous invite à aller et venir à votre guise entre les époques dans le cadre de votre progression. On est d’ailleurs totalement libre de laisser tomber le scénario et d’aller ouvrir des portails qui n’ont rien à voir avec l’histoire principale, où de retourner dans ceux déjà visités pour compléter des quêtes. Chaque endroit renferme un ou plusieurs portails qui sont autant de possibilités d’exploration. Seulement, il faut au moins attendre 10-15h de jeu à peu près pour que les possibilités soient vraiment nombreuses. C’est d’ailleurs tellement libre qu’une fois je suis tombé dans une époque où les monstres étaient beaucoup trop forts pour moi, je me suis fait rétamer. C’est d’ailleurs tout ce qui fait le charme et l’intensité du système : quand vous êtes face à un nouveau portail, vous ne pouvez jamais savoir ce qui attend derrière… Seulement voilà, le jeu a toujours cette fâcheuse tendance à vous dire quoi faire et où aller, ce qui gâche un peu l’exploration. Dans le même esprit, il est d’ailleurs assez dommage que les futurs alternatifs soient « imposés » par le scénario plutôt que créés par la recherche du joueur. Tout cela jusqu’à un point dans l’aventure où le jeu vous lâche avec somme toute peu d’indications : à vous de bouger votre c** et chercher! On ne se plaindra pas de cette partie de pure exploration, mais force de constater qu’on peu y rester bloqué très longtemps… Tout cela est cependant largement compensé par la multitude de quêtes annexes (plus de 100!), les énigmes coriaces et bien pensées, les mini-jeux tels que les courses de chocobos et les multiples secrets disséminés ici et là. Les quêtes justement sont assez variées, qu’elles fassent partie de l’aventure principale ou non : il y a de la recherche d’objets et de personnes, sachant que ces derniers peuvent être invisibles à l’oeil nu (il faut les détecter avec le mog) où présents à autre époque. Une s’est avérée être un concours de blagues, une autre encore vous demandera d’explorer les maps à 100%, etc. Et tout ceci n’est qu’une infime partie de la richesse du jeu. Richesse qui lui confère une durée de vie plus que correcte : j’ai fini en 50h (certains l’ont fait en 30) en partie parce que j’ai fait des quêtes annexes tout au long de l’aventure et que je suis resté bloqué à certains endroits (j’ai alors pas mal tourné en rond pour chercher les objets qui me permettaient d’avancer). J’ai depuis dépassé 60h mais il me reste pas mal de quêtes et de mini-jeux à compléter, des mystères à résoudre, des trophées à glaner, etc.

Monstres & Cie

Autre grande nouveauté de cette suite : le système de monstres. Parfois, lorsque vous battrez un ennemi, vous récupérez un cristal qui vous permettra de l’ajouter à votre équipe. Le choix est très large : tout les monstres de FFXIII + quelques inédits. Il y en a vraiment pour tous les goûts et, honnêtement, qui n’a jamais rêvé d’avoir à ses côtés un chocobo d’or, un Tomberry ou une armée de pampas? Le système vous permet en outre de renforcer vos alliés bestiaux en « fusionnant » deux d’entre eux : vous pourrez ainsi ajouter à l’un les compétences actives et passives de l’autre. Si l’on se prend vite à ce qui est un vrai jeu dans le jeu, il n’est pas pour ainsi dire sans défaut. Premièrement, vous ne pouvez mobiliser que trois monstres à la fois, ce qui a pour conséquence que vous ne pouvez pas aligner plus de trois stratégies spécialisées (ATK,ATK,ATK, etc.) à la fois. Cela n’est pas gênant la plupart du temps, mais ça devient handicapant dans les combats très relevés. Le deuxième point est la fréquence avec laquelle vous pouvez « recruter » les monstres : si les loups et autres gobelins vous rejoignent sans problème, les chocobos ou le très agressif Oméga vous demanderont beaucoup de patience. Enfin, bien que le système en lui-même soit excellent, il ne peut faire oublier le manque de persos jouables. En effet, hormis le court passage avec Lightning au début du jeu, vous n’avez à votre disposition que Noël ou Serah. Les monstres sont sympas, mais cela de vaudra JAMAIS le charisme d’un personnage, nouveau ou ancien (merci SquareEnix de faire toute la com’ autour de Lightning alors qu’elle est peu présente).

Une réalisation à tomber par terre

Graphiquement, ça explose clairement tout ce que j’ai vu jusqu’alors (sauf peut-être Battlefield 3 sur PC, mais là c’est une autre config). Les décors comme les persos atteignent un niveau de finesse et de réalisme incroyable! A ce titre, Academia (ci-dessus) est tout simplement le plus beau décor qu’il m’est été donné de voir jusqu’à présent : on croirait être dans Star Wars! Les effets météo (pluie, neige, lensflare, etc.) et de lumière sont absolument inégalés. Bref, ma rétine ronronne de plaisir (?) à chaque instant. Toutefois, d’assez nombreux ralentissements viennent gâcher la fête. Quant à la bande-son, à propos de laquelle fusent déjà quelques critiques, elle est réellement magique malgré quelques fausses notes : mélodies enivrantes et thèmes classieux cohabitent avec des atrocités tel que le hard metal chocobo (!). A noter que la séquence de fin épiquissime est très bien servie et que les musiques renforcent efficacement l’intensité de l’action et la gravité des évènements.

Quelques regrets

Malheureusement, tout n’est pas aussi rose que le costume de Serah, et en particulier la cinématique de fin (à ne pas confondre avec la séquence de fin que j’évoquais plus haut, vraiment excellente). Je ne révèlerai évidemment rien, mais FFXIII-2 se termine par une scène qui laisse un fort sentiment d’amertume. Si celle-ci est effectivement la fin “normale” comme tout semble l’indiquer, SquareEnix aura alors à s’expliquer longuement, car ce serait une fourberie de plus envers les fans pour des motifs purement économiques. Enfin et hormis le fait qu’on fait tout le jeu avec 2 personnages et un mob, on regrettera la relative facilité de l’ensemble (même en mode normal) hormis quelques passages plus corsés comme à la fin. Ceci est toutefois en partie compensé par la génialissime mise en scène des combats contre les boss, dont mon préféré reste pour l’instant la confrontation inoubliable avec Oméga.

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