NightSky sur PC, le test de hairaz

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Jeu de boule, façon zen

Certains connaissent déjà probablement mon potentiel de blagues vaseuses à propos des jeux impliquant la manipulation d’objets circulaires (même s’ils ont pour l’instant eu l’élégance de le garder pour eux). Cependant, ce n’est pas ce que NightSky m’évoque : le jeu de Nicklas Nyrgen reste dans la lignée des jeux de l’auteur, avec son ambiance zen faisant de ce jeu une petite perle, si petite que certains passeront sûrement à côté.

Je ne vous spoilerai pas sur l’histoire de NightSky. En fait, c’est simple, il n’y en a pas. Ou si, justement : un diaporama avec un petit texte défilant en bas, très mignon en soit, mais il est lui-même un aveu de son inutilité : le garçon qui trouve une boule lumineuse et se met à rêver alors qu’elle brille à côté de son lit ne sont là que pour introduire succinctement le jeu.

Roule ta boule

Nightsky est un jeu de boules sommaire (bien loin de la complexité d’une Catherine). Faire rouler la bille à gauche, à droite, ralentir, activer un pouvoir (rapidité ou inversion de la gravité, selon les niveaux) et déclencher un évènement dans le décor, voilà tout ce que vous pourrez faire au long du jeu. Toutefois, la physique de la bille étant extrêmement bien pensée, ce gameplay révèlera bien vite quelques subtilités habilement exploitées.

Si vous suivez un peu le jeu indé, vous devez connaître la chanson : gameplay simpliste, level design addictif. Et c’est exactement ce qui s’applique ici. Le jeu se divisant en niveaux, puis par séries de 3 tableaux, chacun utilise une combinaison différente de ces éléments de gameplay, mettant ainsi en place un panel d’énigmes et de possibilités assez variés.

Mais l’une des choses qui fait toute la richesse du level design de Nightsky, ce sont ses machines. Désaxées, délabrées, ces machines tour à tour volantes, roulantes, marchantes ou bondissantes auront su me faire retomber en enfance (ce que Patrick Sébastien essaye vainement de faire depuis 15 ans, soit dit en passant). On restera cependant un peu sur sa faim, déçu de ne pas avoir exploré toutes les possibilités offertes par le concept face à la grande brièveté du jeu (2 à 3 heures pour finir le mode normal).

Cependant, NightSky inclut également un mode alternatif, allonge considérablement la durée de vie : il est interminable. Bon, d’accord, j’exagère peut-être un petit peu, mais celui-ci se révèle très vite d’une difficulté tellement extrême que l’on préfèrera y aller petit à petit. Ou abandonner au bout du 4ème niveau et se jeter sur le test.

La méditation New Age, les boules en plus

Je vous l’annonçais dès l’introduction, l’un des autres charmes qui agit immédiatement dans NightSky, c’est son ambiance zen et calme. Ici, pas de musique qui déchire les oreilles façon Super Meat Boy, pas de palette éclectique et saturée de couleurs façon World of Goo : le jeu, entièrement en ombres chinoises sur des fonds en dégradés, dans des décors empreints de nature, sur fond de roulis des vagues en fond accompagnées de quelques notes de musique ponctuelles (du jazz expérimental, très réussi malgré le titre ronflant) : le calme ambiant, marque de fabrique de Nyrgen dès ses premières productions, marche mieux que jamais, et réconciliera n’importe quel gamer avec le clavier qu'il était prêt à exploser face à l'interminable Braid.

NightSky est une expérience réussie, avec son gameplay très pointu, son level design tellement varié qu’on aurait aimé en voir plus, et son ambiance paisible et sereine. Un jeu qui n’attirera ni ne plaira à tout le monde, certes, mais qui, apprécié à sa juste valeur, restera un joli souvenir.

P-S : Pour ceux que ça intéresse, un article sur mon blog sur l'un des premiers jeux (gratuit) de Nicklas Nyrgen

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