God of War sur PlayStation 2, le test de SamPlay

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SamPlay
10
SamPlay PS2

Le divin chauve

« Celui que les dieux souhaitent anéantir est d’abord frappé de folie ».Cette citation d’Euripide qui se trouve au dos de la boite résume bien  cette histoire épique et annonce la couleur. Nos ennemis sont les dieux, et le héros - ou plutôt l’anti-héros - un barbare grec pâlichon pas content du tout affublé d’un discret tatouage rouge pétant. Autant vous dire qu’il n’est pas là pour tricoter mais plutôt pour nous offrir un titre monumental à la gloire de la jouissance videoludique. Personnellement je ne m’en suis toujours pas remis.

Je vous préviens tout de suite, il est difficile de raconter God of War avec des mots. Il faut poser ses yeux sur l’action et ses doigts sur la manette pour avoir une réelle valeur du titre. Mon but n’est donc pas de vous dire si le jeu est bien ou pas (car vous l’avez compris, ce jeu est une tuerie), mais plutôt de vous convaincre de l’acheter.
 L’action (c’est le cas de le dire!) prend donc place dans l’antiquité grecque, mais histoire de mettre un peu de piment, la mythologie est ici présente. Vous aurez donc la possibilité de croiser tout le bestiaire propre à ces légendes : cyclopes, gorgones, minotaures, sirènes, cerbère seront donc de la partie. Vous croiserez aussi la route d’Arès : le dieu de la guerre ou encore d’Athéna: la déesse de la sagesse et de la pureté. C’est un réel plaisir de se retrouver plongé dans cet univers rarement évoqué dans les jeux vidéos, d’autant que techniquement le jeu est grandiose et la mise en scène n’a rien à envier au cinéma. Vous vous en apercevrez dés les premières minutes, avec un combat dantesque contre une hydre. Mais revenons un moment à l’histoire. God of War débute sur l’hypothétique suicide de Kratos qui saute d’une falaise (très très haute d’ailleurs). Ce procédé tragique qui annonce dés le début la mort du héros sert à embrayer sur un retour en arrière qui nous emmènera deux semaines plus tôt sur la Mer Egée. Tout l’intérêt du jeu est donc de savoir comment il en est arriver là et je vous assure qu’on comprend très vite pourquoi Kratos aime autant ôter les membres des places auxquels ils sont normalement prédestinés. Le destin de celui-ci vous mènera de la Mer Egée au temple de la boite de Pandore en passant par Athènes. Vous allez voir du pays !

Ce voyage, bien que parsemé de bras et de têtes, offre des paysages et des lieux souvent grandioses et magnifiques. La caméra accentue ces scènes en s’éloignant de Kratos qui n’est plus alors qu’un « petit » demi-dieu face un Arès de plusieurs centaines de mètres qui extermine une armée entière d’un revers de la main sur fond de ciel déchaîné. Je vous laisse imaginer…C’est tellement beau que l’on s’arrête souvent pour contempler ces tableaux presque irréels. Les scènes cultes s’enchaînent les unes après les autres; entrecoupées par quelques phases de réflexions. On ne s’ennui pas une seule seconde et on prend un pied monstrueux à parcourir (allez, je me lâche)le plus beau jeu de la PS2. Les développeurs de Santa Monica ont fait un travail exceptionnel d’optimisation en utilisant par exemple une caméra fixe (jamais gênante) qui limite les calculs. Si bien que tout est fin, la distance d’affichage est énorme, les personnages détaillés, les effets splendides. Sans parler des cinématiques à tomber par terre et de l’univers parfaitement maîtrisé qui se révèle passionnant.
La bande-son, elle non plus n’a rien à envier au septième art. Les musiques tantôt grandiloquentes tantôt discrètes ajoutes une ambiance épique aux différents évènements. Si bien que l’on finit par rentrer complètement dans cet univers où tout se règle à coup de lames.


Vous débutez donc l’aventure à bord d’un bateau prit en pleine tempête sur la mer Egée. Ce premier lieu vous servant en quelque sorte de didacticiel, vous découvrez les armes de  Kratos: deux lames aux bout de chaînes accrochées à vos poignés. Cette arme originale est l’occasion d’animations magnifiques et de combats impressionnants. Bien qu’au début ne disposant que de peu de coup, la palette s’étoffera en ramassant des orbes rouges que vous pourrez utiliser à votre guise pour faire évoluer vos nombreuses armes et pouvoirs. Cette quête d’orbes rouge et autres items augmentant votre barre de vie et de mana, cela deviendra une deuxième nature  de fouiller de fond en comble les niveaux recelant nombres de secrets. Comme dans Devil May Cry, plus vos armes seront puissantes, plus vous disposerez de coups différents, tous très classes et assez simples à sortir.
 En plus de cela, il est possible de finir tout les ennemis, y compris les boss, via un QTE souvent très gore et jouissif. Ces QTE donnent un côté spectaculaire aux combats qui constitue l’essentiel du jeu. Mais ne croyez pas que les combats se résument à taper bêtement; puisque le système de combat est plus subtil qu’il n’y parait. Il faudra se frotter aux modes de difficultés élevés pour se rendre compte de l’importance de la parade et de l’utilisation de toutes les capacités. Aucun sentiment de répétition n’est donc possible, tant les situations, les lieux et les combats nous surprennent tout au long du jeu. GOW est un de ces jeu très intenses… mais aussi très court. Le combat final arrivant après environ huit heures de jeu (en difficulté normal).Une durée de vie courte, certes, mais l’envie de replonger dans ce chef-d’œuvre prend le dessus sur la frustation. D’autant que quelques bonus intéressants sont à débloquer; un prétexte en plus pour boucler le jeu une troisième fois sans problèmes.

Sony tient là LE jeu qui - s’il marche - peut faire vendre une console. Un background exeptionel couplé à un jeu d’action, qui en s’inspirant de grands comme Devil May Cry, arrive à imposer une personnalité propre. Si vous avez une PS2, courez vous le procurer et si vous n’en avez pas, achetez en une! Reste à espérer que malgré une communication  étonnamment discrète, le fantôme de Sparte nous revienne dans un deuxième combat contre l’Olympe.

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