The Elder Scrolls V : Skyrim sur PC, le test de Letanne

Publiez votre test
Signaler
Letanne
10
Letanne PC

TEST PC : The Elder Scrolls V Skyrim : Chasse aux lézards

Un nouveau jeu arrive dans la (très ?) grande famille des RPGs. Cinquième opus d’une série légendaire, The Elder Scrolls. Skyrim prend place dans l’empire de Tamriel, où le Haut-Roi de Bordeciel vient d’être assassiné. Sur cette trame de conflit de prétention au trône, les Dragons font leur grand retour dans un monde qui n’avait pas besoin de lézards supplémentaires. Mais vous êtes là pour les arrêter, car vous êtes bien le héros attendu non ?

 

Avant d’attaquer le cœur du jeu, à savoir son coté Jeu de Rôle, la première chose à dire sur Skyrim est que c’est une claque visuelle. Les environnements variés et la carte du monde immense vous promettent des heures et des heures d’exploration. Sachant que l’histoire principale ne vous enverra pas tout visiter bien entendu, il vous faudra vous-même jouer les Indiana Jones et aller explorer « cette tombe dont personne ne revient ». Explorateurs vous voilà avertis : c’est beau, c’est vaste, chaque grotte ou lieu est unique ou presque alors que la musique accompagne le tout magnifiquement. On regrettera tout de même qu’elle ne change pas pendant les combats, où vous allez vous retrouver à cramer du troll sur fond de musique douce. C’est un style me direz-vous !

 

Une dimension jeu de rôle gigantesque

 

Mais le cœur de Skyrim, ce pourquoi vous allez y penser la journée au travail, le soir en dinant avec votre épouse et le matin en buvant votre café pendant que vos collègues parlent de Masterchef, c’est l’aspect Jeu de Rôle ! Immersion est un mot clé définissant Skyrim. Dans un RPG, si l’immersion n’est pas à son comble au moment d’affronter un dragon, c’est que quelque chose est raté. Dans Skyrim, vous n’allez pas voir l’heure tourner. Au vu du nombre de compétences à faire évoluer, du nombre de quêtes à accomplir, de secrets à découvrir, vous n’allez pas juste y passer 30 heures et point final. En dehors de la « rejouabilité » lié aux choix que vous allez devoir faire non seulement dans la création de votre personnage ou son évolution, vous allez aussi pouvoir refaire le jeu ou une partie suivant vos choix et vos actions. Allez-vous être un paladin aidant votre prochain ou un mercenaire ne jurant que par l’or ? Skyrim ne va pas vous lâcher le mollet facilement, si vous aimez les Jeu de Rôle, vous allez être servi. Mais un jeu de rôle en solo est-il encore viable aujourd’hui ?

 

Seul contre les MMORPGs ?

 

Avec la prolifération de Jeux de Rôle en ligne comme World of Warcraft, Rift, Eve Online ou Age of Conan, avec la sortie prochaine de Guild Wars 2 ou The Old Republic, comment un jeu comme Skyrim peut-il se positionner là où vous pourriez vivre une aventure rôlistique avec vos amis ? Ce que l’on reproche souvent aux MMORPGs comme on les appelle, c’est justement un certain manque d’immersion, la faible « rejouabilité » ou bien encore une histoire qui au final n’a pas de conclusion. Ne pourrait-on pas combiner les deux ? Vivre une aventure comme celle de Skyrim à plusieurs ? Quitte à ne faire l’histoire qu’une seule fois. C’est un manque certain. L’avantage aussi d’un jeu comme Skyrim sur les MMORPGs, et c’est particulier pour lui, c’est sa communauté de Modders (les créateurs de niveaux et d’aventures supplémentaires) gigantesque et dont l’imagination n’a de limite que celle que le logiciel de création du jeu leur imposera. En revanche, d’autres jeux de rôle en solo comme Dragon Age ont pris un chemin très différent, celui de l’action et la simplification au maximum.

 

Un jeu de rôle accessible et « grand public »

 

Dragon Age 2 est pour beaucoup de fans de jeux de rôle une très grande déception de par son côté Action RPG. C’est un chemin très différent de celui de Skyrim, où les combats sont beaucoup plus rares mais restent tout autant dynamiques. Dragon Age 2 a aussi simplifié au maximum le coté Jeu de Rôle et gestion de sa fiche de personnage. Sur Skyrim, en dehors des menus dont la navigation vous fera vous tirer les cheveux, la simplification de l’aspect Jeu de Rôle, gestion de l’inventaire ou des compétences ne se fait pas trop ressentir, même si on aurait aimé pouvoir customiser des attributs comme sa force/dextérité etc. Avoir éventuellement des origines déclenchant des interactions spécifiques avec les personnages du jeu, etc. Bref, une vraie fiche de jeu de rôle. Mais un fléau pour certain, bénédiction pour d’autres, frappe les jeux vidéo : l’accessibilité. Pour toucher le plus grand public possible, les jeux doivent être accessibles à un maximum de joueurs, au détriment de certains.

 

Reste que Skyrim vient de créer une nouvelle référence du genre en arrivant à s’adresser à tous les publics. On espère que la communauté des modders fera un travail admirable comme celui qui avait été fait sur son prédécesseur Oblivion. De quoi prolonger le plaisir de jeu pour de très longues heures...

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Vos tests de The Elder Scrolls V : Skyrim

tous les tests