Dissidia : Duodecim Final Fantasy sur PSP, le test de Jace

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Jace
6
Jace PSP

Suite baclée ou évolution ? je n'arrive pas à me Dissider...

 

La question principale que je me suis posée et que je me pose toujours d’ailleurs : qu’est-ce que Dissidia 012 par rapport à Dissidia tout court ?

Au début, c’est une préquelle. Au début seulement car après les quelques heures nécessaires à l’accomplissement du scénario des nouveaux protagonistes on débloque le scénario du premier Dissidia…

Alors quels sont les véritables plus de cette version ?

Les nouveaux personnages ça c’est certains, apportant tous un gameplay très différent.

Ainsi Tifa et Prishe, bien que possédant toutes deux des attaques à base de poing se jouent de manières très différentes. Ce sont d’ailleurs les deux seules nouvelles ayant des similitudes. Yuna quand a elle a remit son kimono d’invokeur et va en faire baver à ses opposants avec l’aide de ses cinq chimères favorites. Mais jugeant que la magie c’est bon pour les midinettes Laguna lui va tirer parti d’un arsenal d’arme à feu et explosif tout aussi dévastateur. Kain le seul chevalier dragon de la partie n’est évidemment pas en reste avec bien entendu sa grande lance et ses capacités de saut. Vaan quant à lui, ne pouvant se décider, a décider de ramener avec lui un attirail hétéroclite allant du katana à la hache en passant par le baton, le glaive, le fusil et l’arbalète. Une bonne surprise est l’apparition de Gilgamesh qui assure bien entendu la partie comique du gameplay, ses armes apparaissant aléatoirement il n’est pas rare qu’il se mette à frapper avec la reproduction « made in China » d’Excalibur : Excalipur. Bien entendu la petite dernière de la saga Final Fantasy, Lightning se joint aussi à la fête reprenant son système de rôles (attaquant, ravageur, soigneur) avec lesquels il va falloir jongler pour réduire à néant les forces de son adversaire.

Car oui forcément Dissidia étant avant tout un jeu de combat il va falloir en découdre. Les nouveautés pour le combat en lui-même ne sont pas légion et si l’interface a été légèrement repensée et que la force EX est moins facilement accumulable, la véritable nouveauté est l’apparition de l’assist gauge. Quand l’une d’elle est remplie on peut « invoquer » un personnage qu’on aura défini comme assistant ; celui-ci faisant une attaque et disparaissant. Dans les faits il est difficile de trouver le bon moment pour déclencher son apparition et dans la plus part des combats son utilisation sera anecdotique.

Un autre point plus qu’anecdotique fait son apparition durant les scénarios : la carte du monde entre les séquences de damier, s’il est rigolo de se balader sur la carte, cela n’a en réalité quasiment aucun intérêt. Surtout que la liberté d’action est très restreinte.

On remarque également l’arrivé d’un mode de jeu du nom de Labyrinth qui permet d’évoluer de la même façon que dans le colisée du premier opus avec un peu plus de subtilité tel que le fait de pouvoir choisir son itinéraire et pouvoir engager des membres pour former une équipe. Car oui maintenant on peut faire des matchs par équipe. Enfin ne vous attendais pas à un pugilat à la Smash Bros, là ça sera plutôt chacun combat à son tour, on peut par ailleurs choisir des jobs pour ses personnages favorisant ainsi tel ou tel statistique. C’était une vrai bonne idée, mais c’est un potentiel gâché car inutilisable dans le scénario, un peu comme le jeu en équipe en lui-même qui n’est présent qu’à de très courts moments dans celui-ci.

C’est un peu le même tarif pour les nombreuses tenues alternatives que l’on peut débloquer, elles sont inutilisables en mode scénario. Ceci est d’autant plus aberrant que dans le premier opus il n’y avait pas cette restriction.

En parlant d’aberration Square-Enix nous livre le fin du fin avec une moitié de traduction, entendez par là que le scénario principal est traduit mais que tous les menus et les textes des rapports et de la collection sont en anglais. Totalement absurde vu que encore une fois dans le premier volet la traduction était intégrale et que très peu de choses ont changé dans les menus et l’équipement. Ainsi il est peu commode de passer de l’anglais au français constamment et il n’est pas exagéré de dire que cela nui quand même au plaisir de jeu.

Dans le registre coup de gueule on a également l'éditeur de scénario qui permet de faire ses propres quêtes de façon sommaire (dialogue/combat/dialogue). L'idée est excellente mais complétement baclée. En effet l'outil a été fait pour des caractères japonais et il n'est pas rare qu'il coupe un mot n'importe comment pour revenir à la ligne sans qu'on puisse vraiment s'en apercevoir en écrivant. Par ailleurs le nombre de caractères par boîte de dialogue est tout simplement ridicule. Ces différents éléments font de cette éditeur un outil poussif et quasiment inutilisable sauf aux plus persévérant et qui ont le temps...

Dernier reproche, le mode multi-joueur toujours pas disponible en infrastructure... Impossible de jouer en ligne (c'est à dire sur internet) autrement qu'en passant par la PS3 qui doit elle même être branchée en ethernet sur votre box (sinon ça serait trop facile !). Donc à moins d'avoir des potes proches de vous qui ont le jeu ou de remplir toutes les conditions précedemment citées, vous devrez vous contenter de l'IA........ Incompréhensible quand on pense à pas mal de jeux DS qui sont jouables en ligne, alors oui on critique les codes amis c'est un peu chiant mais au moins ça fonctionne... Bref.

Donc pour conclure je dirais que ce « nouveau » Dissidia est plutôt un opus 1.5. Bien sur quand on est fan… comment s’empêcher d’y jouer… et pourtant… Ma note sera en conséquence de ce manque d’évolution (et même régression sur certains point). Cependant pour ceux découvrant la série (et n’ayant pas peur de se retrouver avec des menus en anglais) il constitue le meilleur point d’entré dans la série et je leurs conseil de jouer directement à celui-ci sans passer par le premier sous peine de redondance pompeuse. Car mise à part cette absence d’évolution significative et bien que le scénario ne soit pas « super » développé (bien que la présence des rapports montre des aspects plus intriguant de celui-ci), il n’en demeure pas moins que le gameplay est jouissif, le jeu magnifique d’un point de vu esthétique et les musiques sublimes (forcément vu qu’elles sont issues de la saga), par ailleurs les personnages, bien que pas forcément très développés par rapport à leur jeu d’origine, sont pour la plus part attachant. Mon grand regret est que nous n’ayons pas eu le droit à de nouveaux personnages pour FFVI et IX…

En attendant un nouvel épisode révolutionnaire avec un gameplay refondu (car il commence à atteindre ses limites et à s’essouffler), un scénario plus profond et (soyons fous) une traduction digne de ce nom…

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