BioShock Infinite sur Xbox 360, le test de tixu

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tixu
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Etranges destinées

 

BioShock Infinite

Ce test contient quelques légers spoils sur la série BioShock

Longtemps j’ai rêvé, éveillé comme endormi, que je me trouvais au beau milieu de l’océan sous un clair de lune. Alors je plongeai dans cette encre, toujours plus profondément, la pression martelant mes tympans. Soudain une clarté diffuse balayais ma souffrance ainsi qu’une vision surnaturelle : une ville sous-marine, Rapture la magnifique.

Jamais je n’y pénètre, je ne fais que la contempler et je me rends compte maintenant, que j’en rêve encore.

Vous l’aurez compris, le premier BioShock m’a laissé une forte empreinte. Ce jeu cristallisait enfin mes attentes sur les supports new-gen à l’époque. Si d’autres sont passés par la suite, rare sont ceux qui m’ont marqués de la même façon (hormis Portal 2 et Journey peut être).

BioShock Infinite, à mes yeux, représente également cette orgie vidéoludique. Et je vais vous expliquer pourquoi.

Un jeu dont Booker est l’anti-héros

Rentrer pleinement dans un jeu n’est pas toujours chose aisée. A y réfléchir, l’implication de sa propre personne n’est souvent qu’un fragment (ou ne fait pas du tout partie) d’une expérience de jeu. C’est pourtant ce que j’attends des meilleurs.

Infinite nous fait « rentrer » de force dans la peau de Booker DeWitt. La relation avec ce personnage est d’ailleurs parfois ambiguë car, si on veut  vraiment l’incarner (et censément se poser les mêmes questions que lui) son passé obscur et certains de ses actes (que l’on ne choisis pas) font qu’on garde tout de même quelques distances avec lui. 

La grande force du titre reste, comme je le disais plus haut, la puissance d’implication que l’on peut ressentir : on vit le jeu, une grande aventure dans le sens noble et on passe par toute une palette de sentiments (chose très rare dans un jeu). En outre, le personnage d’Elizabeth apporte tellement à ce sujet… mais j’y reviendrai plus loin.

Une ville, un rêve

Découvrir Columbia est une expérience unique, un flot intense d’émotions et de questions que je n’ai que trop peu vécu en jouant. L’univers ainsi imaginé nous pousse à essayer d’en comprendre les rouages et l’existence, si alternative soit-elle.  

Ancré désormais dans un monde cohérent, profond en significations : le cheminement commence. Celui-ci se fait de manière relativement linéaire et cela peut décevoir mais  il est aussi inéluctable que l’objectif de Booker.

La direction artistique époustouflante qui donne vie à cette cité flottante subjugue en permanence, la quasi « obsession du détail » dont ont fait preuve les développeurs force le respect. Et de nombreuses minutes durant, que ce soit lors de ma première ou seconde session, j’ai pris le temps d’en admirer l’ampleur.

Les limites, hélas, de nos consoles se font cruellement sentir aujourd’hui avec quelques bugs d’affichages par ci par là… rien toutefois qui ne viendrait gâcher l’expérience.

                                                       Sublime Créature

On en a beaucoup parlé, dans les différents tests et sur les forums : Elizabeth. On craignait tous qu’elle ne soit qu’un fardeau, il en est heureusement tout autre : elle est un des moteurs principal de l’aventure.

Présente dans de nombreuses situations, autonome, sensible, révoltée, douce… impossible de lister à froid la richesse de cet extraordinaire personnage. Une chose est sûre, une fois qu’on à gouter à sa présence, difficile de l’oublier… et de continuer l’aventure  sans elle.

Elizabeth dynamise les combats, apporte un souffle épique aux scènes d’actions et révèle sa pure beauté ainsi que ses faiblesses tout au long du jeu. Magnifique tout simplement.

L’Histoire

La trame de BioShock Infinite est on ne peut plus riche, à la fois magnifique et choquante. Mon but n’est pas ici d’en faire le résumer mais bien d’en préciser la profondeur captivante. En adéquation totale avec les autres éléments du jeu, j’en suis tout simplement ressorti à plat, incapable de passer à autre chose.

Cet univers, il me semble, n’est pas à prendre au premier degré : il est l’étrange caricature d’une époque complexe où les comportements les plus extrêmes sont regroupés. Une époque et des mentalités qui ne sont pas complètement révolues et c'est là toute la puissance d'évocation du jeu.

Le réalisme n’est pas la vocation de Ken Levine, il nous donne par contre sérieusement à réfléchir, à rêver et tout simplement : à ressentir.

La Fin

J’ai été happé c’est clair et même davantage, BioShock est la définition de ce que j’attends d’une œuvre. Impossible donc, de le considérer comme un simple jeu vidéo, pour moi il va bien au-delà.

Je profite de ces dernières lignes pour m’excuser auprès de Pedrof, pour lui avoir maladroitement donné mon ressentit sur son test d’Infinite. Il faut croire que dès qu’on parle de ce titre je n’ai plus toute ma santé mentale.

 

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