Assassin's Creed III sur PlayStation 3, le test de otacon74

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otacon74
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otacon74 PS3

Marketing hero

Je t’aime, moi non plus

Pourquoi suis-je allé au bout de cette aventure? Pourquoi ai-je perdu plusieurs dizaine d’heure de ma vie sur un jeu de merde, me demandais-je en me regardant dans le miroir de ma salle de bain ? Le constat était amer. Non seulement le marketing d’Ubisoft avait violé mon intégrité, mais j’ai été trahi par la plupart des personnes qui ont fait la critique du titre et en qui pourtant je faisais confiance. Oui AC3 est mauvais, dans son gameplay, dans son histoire, dans sa finition bref dans sa globalité.

 

L'Amerique, je veux l'avoir et je l'aurais

Ca partait plutôt bien. On passe les six premières heures du jeu incarnant le père du héros qui fuit l’Europe vers le nouveau monde, reflétant l’expérience même du joueur qui après trois titres en Italie en avait un peu marre des bouffeurs de pizzas. Mais bon sang un tutorial de six heures n’est-ce pas un peu trop ? Surtout quel est cet homme d’une cinquantaine d’années qui saute de toit en toit comme un yamakasi vingtenaire ? Suspension of disbelief anyone ?

Le postulat de départ d’AC c’est de faire vivre une fiction dans la grande histoire. Seulement une belle histoire c’est bien mais n’oublions pas que nous sommes dans un jeu vidéo. C’est tout à l’honneur d’Ubisoft de proposer un contexte trop peu usité mais où est passé le gameplay ? Le premier épisode nous offrait un semblant de liberté permettant d’approcher les assassinats de manière plus organique. Ici en enchaine les missions les unes après les autres, en étant plus spectateur que joueur. Un bouton pour tirer à l’arc, sérieusement ? C’est typiquement le genre de mauvais compromis à faire quand on veut toucher une grande cible de joueurs. Plutôt que de simplifier les touches mettez un mode facile et laissez un vrai challenge à ceux qui en veulent plus !  Vous me direz : « oui mais tu peux essayer de compléter les objectifs secondaires pour rajouter un peu de challenge ». Et je vous répondrais que si le jeu n’était pas finit à l’urine avec des bugs de collision en veux-tu en voilà et des NPC à la ramasse cela aurait pu être amusant. Alors on enchaine des missions aussi passionnantes qu’escorter des mecs qui nous racontent des choses pas foncièrement intéressantes ou encore des courses poursuites complètement cheatées et à la ramasse. Peut-on se consoler avec la frontière, ou bien juste se faire plaisir en parcourant sur notre destrier Boston et New York à l’aube de l’indépendance ? Oui mais non. Certes le dépaysement est total, mais rarement l’équitation videoludique aura été un tel supplice. Ajoutez à cela des décors qui popent au dernier moment et des personnages qui apparaissent subitement devant nos yeux nous rappelant les plus grands tours de magie de Gérard Majax et vous obtiendrez une expérience bien trop frustrante.

Je ne vous parle même pas de l’aspect économique du jeu étant donné qu’il extrêmement mal expliqué et intégré à l’ensemble qu’on s’en demande encore l’utilité.

 

Le nauffrage?

Les défenseurs de la licence me diront que la série est un trip qui permet d’apprendre énormément de chose sur notre histoire. Je leur réponds que c’est de la masturbation pour bobo. Tu veux apprendre l’histoire ? Vas lire des livres. Quand j’allume ma console je n’ai pas envie de passer mon temps à lire des textes dans des menus mal foutus.  

Et l’histoire alors ? Censée clore une saga à base de conspiration millénaire plutôt bien partit, la fin est tout simplement insipide. Je me souviens prier pour ne pas me retrouver à contrôler Desmond. Ces allers retours temporels cassent complétement le rythme du jeu et l’immersion et desservent l’expérience. C’est dommage car l’histoire de Connor, de son métissage et de sa relation conflictuelle avec son père était somme toute intéressante.  

La lumière viendra des batailles navales. Superbement mis en scène et plus intéressantes à jouer que tout le reste de l’aventure. Mais c’est trop tard, le mal est fait et le constat sans appel : on m’a volé 60 euros.

La question que je me pose c’est comment un tel soft a pu se retrouver si bien noté ? Il faut le dire c’est un mauvais jeu, pas finit, sans challenge aucun et avec une histoire sans intérêt. Le pouvoir du marketing sans doute. Et Ubisoft y excelle car malgré l’énorme déception arrivé a la fin de l’aventure ou je m’étais dit que l’on ne m’y reprendrait plus a deux fois je suis déjà fortement titillé par Black Flag. Serais-je masochiste ? 

Verdict : remboursez

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