Journey sur PlayStation 3, le test de Babouille

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Babouille
10
Babouille PS3

Voyage Inoubliable

  Faire un test à chaud, c’est toujours à double tranchant. On fait le test du jeu avec la subjectivité la plus totale mais, on a pour nous la fraicheur de l’argumentation. Autant être claire tout de suite, Journey est ma plus grosse baffe vidéoludique.

  Dans Journey, vous incarnez un humanoïde calfeutré dans un voile couleur ocre. Une entité à l’allure androgyne aussi énigmatique qu’aérienne. Comme dans Flower, précédent titre de ThatGameCompany, Jenova Chen, le co-fondateur  et game designer du studio, nous emmène dans des titres si atypiques qu’il en fait désormais sa marque de fabrique.

  Au niveau du gameplay, Journey est vraiment très simple de prise en main. Les joysticks et/ou le Sixaxis ( reconnaissance de mouvements de la manette PS3) pour se diriger et diriger la caméra, le bouton X pour sauter et le bouton O pour interagir avec un cri plus ou moins puissant. Point. On trouve donc vite ses repères. Chose agréable, il est possible, pour passer un obstacle tel qu’une marche, d’avancer tout simplement le joystick gauche. Le personnage enjambera automatiquement.

  Un aspect fascinant de Journey, c’est la possibilité de voyager à deux. Il n’est pas question là d’un mode deux joueurs avec votre ami assis à côté de vous mais, plutôt d’une collaboration avec un joueur du monde. Apparaissant aléatoirement, il suffira de parcourir un lieu du jeu au même moment qu’une autre personne sur la Terre pour que vos deux parties s’emboîtent pour n’en former plus qu’une. Le voyage accompagné n’en est que plus séduisant tant l’impression de solitude est grande dans le titre. Aussi simple que bouleversante, la communication entre joueurs s’effectue avec différentes pressions du bouton d’interaction. Votre imagination et votre abstraction seront seules juges des paroles de votre compagnon et créeront à coup sûr des moments magiques.

  Visuellement, le jeu est sublime. Chaque image, chaque pas fait dans Journey est emprunt d’une pure poésie. Vous allez être amené à parcourir des immensités désertiques dans la quasi-totalité du jeu mais, là où ce titre fait fort, c’est que chaque environnement traite le sable sous des aspects différents. Pour que votre plaisir soit totale, je ne peux malheureusement vous en dire plus. Ce qui est sûr, c’est que vous allez voyager dans des paysages d’un onirisme hors norme.

  Journey ne serait pas ce qu’il est sans les mélodies créées par Austin Wintory. D’une grâce et d’une légèreté  dans la première heure, la bande-son devient tantôt inquiétante tantôt épique jusqu’à la fin du voyage.  Bien sûr, les bruitages ne sont pas en reste : le sable qui s’égraine, les chants de votre personnage qu’on penserait emprunté aux cétacés et le vent puissant qui souffle comme une menace tout au long de votre épopée font mouche. Un voyage aussi bien visuel qu’auditif.

  Au final, il est assez difficile de parler de Journey tant l’expérience est courte et tant elle est intense. Pendant environ 2h30, vous allez vivre une histoire comme nul autre. Viscérale par l’absence d’un récit écrit, poignante par l’incroyable beauté des décors, JOURNEY est l’exclusivité fracassante de la PS3 que les joueurs en manque d’air frais vont s’arracher.

 

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