Kid Icarus Uprising sur Nintendo 3DS, le test de otacon74

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Comeback Kid

Kept you waiting ?

Quel est ce petit ange facétieux qui se permet de piquer la réplique de Solid Snake ? Il y a de fortes chances que nombre d’entre vous ne sache absolument pas qui est ce chérubin angélique. Pensez-vous, avec seulement un titre sortit il y a 25 ans, d’une difficulté homérique qui plus est, Pit le héros du Kid Icarus original était tombé dans les limbes des personnages de jeux vidéo has been. Sakurai, après s’être fait la main avec le personnage sur Smash Bros., le ressort du placard pour le remettre tout en haut du panthéon video-ludique. Rien que ça.   

Jeu de plateforme il y a 25 ans, le Kid nous revient en shmup. Genre en perte de vitesse depuis des années, Nintendo persiste et signe et après le très bon Sin & Punishment, ils laissent Sakurai mettre sa pierre à l’édifice d’un genre malheureusement tombé en désuétude.  Les sessions de jeu se découpent en deux. Une phase de vol qui ne dure que quelques minutes (car comme on va vous le rappeler sur un ton un rien moqueur Pit est bien le seul personnage du jeu qui ne puissent pas voler) et une phase au sol. Dans les deux cas le but est simple : nettoyer l’écran des mignons du malin, récupérer le plus de cœur possible (la monnaie du jeu) et surtout essayer de survivre.

J’ai beau être matinal, j’ai mal

Car ce Kid Icarus du XXIème siècle est d’une difficulté surprenante pour un jeu estampillé Nintendo.  Le challenge vient en partie des commandes qui vous demanderont un minimum de patience et d’abnégation.  On ne peut que saluer « l’autel » en plastique vendu avec le jeu qui donnera tout le confort nécessaire pour ne pas finir en aubergine ou en tempura et surtout profiter de la profondeur de la 3D stéréoscopique qui sublime l’expérience. C’est beau, c’est fluide, c’est technique, c’est de la bombe baby.

Le challenge est d’autant plus intéressant qu’il est constamment récompensé par des succès déblocables au sein du jeu, de nouvelles armes ou plus de cœurs pour faire exploser votre porte-monnaie. Ajoutez à cela un mode multi tout aussi intéressant que le solo offrant des joutes olympiennes et permettant de récupérer vos récompenses directement dans votre partie solo et vous aurez une petite cartouche renfermant tant de contenu que le gros Kratos se fait complètement ridiculiser par le petit Pit en terme de contenu et de plaisir de jeu.

Le plumage et le ramage

Avec un gameplay et profondeur de jeu abyssale, la cerise sur le gâteau viendra de l’écriture du jeu. Auto-référentiel, Kid Icarus est un jeu vidéo qui s’assume et s’amuse à détourner les codes. Les vannes fusent au moins autant que les tirs ennemis et suivre les pérégrinations de l’angelet est un régal.  

La direction artistique est charmante rappelant les traits et la candeur des mangas des années 80. Et pour parachever cet hommage au passé, la bande originale, véritable all-star des plus grands compositeurs japonais, entrainante, enivrante et épique vous donnera les ailes nécessaires pour partir en guerre contre les forces du malin.  

Comeback Kid

Kid Icarus est l’illustration parfaite qu’un développeur auquel on laisse carte blanche et suffisamment de temps pour accomplir sa vision peut accomplir des merveilles. Un diamant brut qui vous demandera un investissement personnel mais qui saura vous récompenser à la hauteur de vos efforts. Un régal visuel et auditif. Tant d’amour dans un seul jeu ça fait un bien fou.

Verdict : Homérique !

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