ICO & Shadow of the Colossus Classics HD sur PlayStation 3, le test de J3r3my

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J3r3my
10
J3r3my PS3

Une compil de luxe

N’ayant jamais mis la main sur la version PS2, je ne ferais pas de comparaisons technique entre les deux.

Depuis le temps que j’entends parler de ces soit disant monuments du jeu video : Ico & Shadow of the colossus, j’étais impatient de pouvoir me forger mon propre opinion et je préfère casser le suspens tout de suite, j’ai étais totalement bouleversé par ces deux jeux. Je parle bien des deux parceque pour moi il est impossible de dissocié l’un de l’autre et c’est la raison pour laquelle je fais un seul test pour ce « Couple » de jeu  mais j’y reviendrais plus tard.

ICO

Ico nous met dans la peau de « Ico » (sa ne s’invente pas) se faisant, dès le début du jeu, bannir de son village pour une légère différence physique: le petit homme est né avec des cornes sur la tête. Ce bannissement est mis en scène par une jolie cinématique d’intro qui nous fait découvrir de manière habile sans trop en dévoiler le lieu ou Ico sera détenu. La dramaturgie de la scène est formidablement portée par une musique fabuleuse. Par chance, Ico arrive à sortir de sa boite, il se relève difficilement et c’est à ce moment que la magie opère. Un plan large est fait sur la salle ou on se trouve et un sentiment d’effroi m’a envahi lorsque je me suis aperçu de ce que contenait cette salle mais je n’en dirais pas plus. Une intro que je trouve absolument magnifique parceque le développeur est arrivé à me faire ressentir des émotions uniquement avec des plans de caméra bien choisis et une musique magistrale. Tout ceci sans quasiment aucune parole. BRAVO.

On se retrouve maintenant aux commandes d’Ico ne sachant pas quoi faire ni ou aller car aucune indication n’est visible. Un escalier nous fais face et à partir de là on avance fébrilement dans ce lieu inconnu jusqu’à la rencontre inattendue de Yorda qui semble être la seule personne vivante dans le coin. Seule problème, elle est enfermée dans une cage suspendue à une hauteur vertigineuse. Ici commence l’épopée d’Ico et Yorda dans ce lieu immense et labyrinthique ou le seul objectif sera de protéger Yorda tout en cherchant une échappatoire. On devra déjouer toutes sortes de pièges et mécanismes plus ou moins complexes en ayant toujours à l’esprit que Ico et encore moins Yorda ne sont des héros avec des facultés hors du commun comme l’on voit dans la plupart des jeux vidéos. Ils sont fragiles, surtout Yorda puisqu’on passe notre temps à lui prendre la main pour aller plus vite, on l’aide à escalader une corniche ou à la rattraper in extrémiste lors d’un saut au dessus d’un précipice. On lui court après lorsqu’elle se fait attraper par ces mystérieuses ombres noires qui arpentent les lieux. Les machos auront du mal à accepter cet excès de galanterie. Pour ma part, ça ne fais que ressortir la fragilité et l’innocence de Yorda et  permet également de s’attacher à elle parcequ’on a vraiment envie de l’aider et sa devient notre seul et unique désir. Je peux vous dire qu’à chaque fois qu’elle poussait un cri de peur surtout lorsque j’étais éloigné d’elle, un frisson m’envahissait puisque je savais pertinemment qu’elle ne pouvait pas se défendre. J’ai rarement ressenti ce genre de choses devant un jeu vidéo. Mais le jeu ne serait pas ce qu’il est sans un level design de folie tant dans les mécanismes que dans l’architecture des lieux. Tout ceci est sublimé par certains plans de caméra fixe absolument vertigineux et par une musique toujours dans le ton.

Je ne m’attarderais pas sur l’aspect purement technique mais je dirais juste que le jeu reste agréable à regarder même si on est très loin des standards actuels (remake oblige). De toute façon, pour moi Ico doit être joué pour son ambiance, son gameplay et les émotions, rarement ressenties dans un jeu video, qu’il procure.

Shadow of the Colossus

Dans Shadow of the colossus, on incarne Wander dont on ne sait que très peu de choses. L’intro met en scène Wander sur son cheval avançant sur un chemin étroit. Un oiseau le survole pour ensuite partir dans une direction que notre héro va suivre. Il tombe face à un pont absolument énorme tant dans sa longueur que dans sa hauteur. Après l’avoir traversé, il entre dans une sorte de vieux temple pour finalement s’arrêter devant un autel. Il descend de son cheval, prends un gros paquet enveloppé d’un drap et le pose sur l’autel. Et là d’un geste vif, il retire ce drap pour que l’on découvre une femme apparemment sans vie. Cette personne est en réalité sa dulcinée et il vient en ces lieux pour essayer de lui redonner la vie. Encore une fois, après Ico, l’intro est bien mise en scène avec très peu de dialogue mais avec une musique qui accompagne à merveille le drame qu’est en train de vivre Wander.

Une voie se fait entendre pour lui proposer un pacte : la vie de sa petite amie contre le terrassement de 16 colosses. Et c’est ici que l’aventure de Wander va commencer puisqu’il accepte ce pacte. La voie nous invite à partir à la recherche du premier colosse. On monte sur son cheval et on sort de ce temple pour découvrir un monde vaste (normal il y a quand même 16 colosses à cacher) mais il faut l’avouer un peu vide. Après avoir arpenté le désert de red dead redemption, le choc est un peu rude mais on peut l’excuser en signalant quand même que ce vide permet de nous faire ressentir la solitude de Wander face à l’épopée qui l’attend. Pour nous aider à trouver ces fameux colosses, Wander porte une épée qui permet de lui indiquer la direction à suivre lorsqu’il la brandit en direction du ciel. Après une chevauché de quelques minutes, on tombe sur le premier colosse. Il sort de sa tanière pour se lever et j’avoue être resté bouche bée devant l’immensité du colosse. Je peux vous dire qu’à côté on est vraiment tout petit. Je monte sur mon cheval pour essayer de me rapprocher le plus possible et tenter de trouver le point faible qui me permettrait de le terrasser. Et tout le plaisir du jeu se trouve dans la façon de chercher et venir à bout de ces colosses. A chaque fois, il est nécessaire de trouver de quelle manière on peut monter sur lui pour atteindre les points faibles qui le feront tomber. Et je dois avouer que j’ai eu un pincement au cœur pour chaque colosse vaincu. Une cinématique, intervenant après le coup fatal, montre la chute des colosses et c’est à ce moment là que j’ai eu un sentiment de tristesse parceque je le voyais tomber et je me disais à chaque fois que je venais de tuer une entité vivante qui ne m’avait absolument rien fait. Et la musique qui accompagne chaque victoire amplifie ce sentiment de dégout pour ce qu’on vient de faire. Mais ce qui est le plus troublant dans ce jeu c’est qu’on doit tuer pour redonner la vie.

Mon ressenti sur cette compilation

Je finirais ce test en parlant de la fin (sans spoil) de Shadow of the colossus qui est pour moi une des meilleurs fins de jeux vidéo que j’ai pu voir. Une mise en scène parfaite, une musique magistrale et un final faisant le lien avec ICO tout ceci pratiquement sans parole. Et c’est la raison pour laquelle en début de test j’ai dit que je ne pouvais pas séparer ces deux jeux parceque pour moi, il est nécessaire de finir Shadow of the Colossus pour vraiment apprécié à sa juste valeur ICO et inversement. Faire l’un sans faire l’autre revient à se priver d’une partie importante de l’histoire.

J’ai lu sur le net que certaines personnes conseillées de commencer par Shadow of the colossus et ensuite ICO. Pour ma part, je conseillerais de faire l’inverse déjà parceque historiquement la team ICO a sortie d’abords ICO puis Shadow of the colossus (c’est qu’il y a peut-être une raison) et ayant fini les deux en commençant par ICO, je trouve que la fin de SoTc prends encore plus d’ampleur. C’est peut-être pour cette raison qu’elle m’a tant marquée. 

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