Silent Hill : Downpour sur Xbox 360, le test de Chamixx

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L'échelle de Murphy

 

Aujourd'hui c'est le studio VATRA qui se charge de la licence Silent hill pour KONAMI, pour la plupart des joueurs fan de la série, dont moi, on peut se poser des questions, encore tourné vers de l'action ? Scènes de tortures bien amenée mais non conforme à la série ? Personnages anecdotiques et déjà vus ? Et bien, non. Je l'attendais au tournant et je dois dire qu'il m’a surpris sur plusieurs points que je vais vous narrer.

 

L'histoire débute avec un prisonnier nommé Murphy Pendleton que l'on retrouve lors de son transfert dans une autre prison. S'ensuit un accident qui m'enera le prisonnier à errer seul à la recherche d'une sortie et de sa liberté. Bien évidemment son périple le m’enera à Silent hill où il y fera des rencontres lui permettant d'en apprendre plus sur lui-même et sur la vérité de sa mise en cellule.

Une idée originale et surprenante, celle de la visite des alentours de la bourgade américaine. Car la première partie se passe en dehors de Silent hill, on fera la visite de maisons isolées, d’une mine… Cette première partie nous met au goût des petites nouveauté de cet opus, les ennemies pour commencer, on c'est bien que le système de combat n’a jamais été le point fort de la saga préférant la fuite à la lutte, ici il n'y a pas d'inventaire à proprement parlé, on ramasse et change d'armes comme bon nous semble, en passant par un vulgaire bouts de bois à un caillou, une brique, un râteau en passant par les armes à feu traditionnel, fusil, colt, avec munitions limité bien entendus; les armes étant divisé en catégorie c'est à dire faible et solide, pouvant se briser plus ou moins rapidement suivant sa catégorie. Point négatif lors des affrontements n'étant pas calibré et manquant de clarté, soit on se protège, soit on attaque. Les ennemies quant à eux ne sont pas au mieux de leur forme, pas assez diversifiés, difforme et déshumanisé comme ils pouvaient l'être dans les anciens épisodes. Il est toujours possible de prendre la fuite mais encore là, je trouve que c'est encore une fois mal calibré, les ennemies cours pour la plupart, et certains étant imposant nous empêche de nous enfuir et nous poussant au combat. On regrette un peu ce côté action mais moins imposant que l'épisode Homecoming. On retiendra comme depuis le premier épisode le système de la radio, ici un talkie-walkie, nous servant à savoir la présence d'un ennemie proche, et participant à l'ambiance du jeu...

Parlons-en de l'ambiance, qui est ici magistralement réussie ! Car Silent hill c'est avant tout une ambiance malsaine par excellence, un malaise constant qui nous étouffe, on se sent seul, perdue.  Dans Downpour on y retrouve tous ces ingrédients et le plus intéressant c'est de voir qu'ils sont menés différemment des épisodes précèdent. Une fois arrivé dans la grande ville de Silent hill, c'est la liberté totale, on a pour seul objectif de sortir de la ville. On avance dans le brouillard, moins dense et moins mystérieux mais présent, on se rend compte de l'immensité de la ville, le sentiment de solitude n'a jamais été aussi pesant, les ennemies nous guettent. On est perdue dans cette masse, parfois on trouve des appartements ouverts, des fissures, alors on entre et on découvre ce que l'on appelle "quêtes annexes", car oui la grosse nouveauté de ce Silent hill repose dans la mise en place de quêtes secondaire, et c'est dans celles-ci que l'on découvre tout le coté malsain de cette ville et de la vie de ces habitants; des meurtres, des vols, des représailles... il y en a pour tous les gouts et à chaque fois on est surpris par leur mise en place et leur conclusion, surprenante et parfois emplie de tristesse...  Il y a la mise en place de mystères qui traine un peu partout, nous en apprenant plus sur l'histoire tourmentée de Murphy... On retrouve aussi le monde alternatif propice à l'univers de la bourgade malsaine, cette fois-ci encore très différentes, avant on passait parfois plusieurs chapitre dans ce monde malsain, cette fois-ci c'est différent, on fuit, on court, une chose nous poursuit dévastant tout sur son passage, les couloirs se rallongent comme pour nous laisser aucune échappatoire, on tombe dans des précipices, parfois des énigmes ,  le tout toujours associé à ce côté sale, métallique auquel on nous avais habitué et on a peur ! Cependant on le croise moins souvent qu'auparavant, surtout dans la première partie du jeu. Mais le plus important dans l'ambiance me diriez-vous, et la musique dans tout ça ? Akira Yamaoka n'ayant pas contribué à ce Silent hill, les pires craintes était lancé, plus de son dérangeant, avec ses bruits de métal, des sons étouffants, la douce voie d'Elizabeth McGlynn, ainsi que des mélodies au piano à en couper le souffle; mais la succession est totalement reprise avec brio, car c'est Daniel Licht, connus pour la composition de la série Dexter, qui reprend la relève, et  l'homme s’en sort très bien, entre sonorité mystérieuse et inquiétante, jouant avec brio sur les différentes séquences et sentiments que peu ressentir le joueur. Mais que l'on se rassure le jeu est bourré de surprise avec des chaines de radio tout au long du périple qui permettront aux fans d'être conquis ! Car oui il y a des scènes cultes, des perspectives de caméras j'avais vue avant dans ce type de jeu, notamment la séquence avec la pièce de théâtre cultissime, certains moments dans les quêtes annexes le sont aussi et tant autres... Et le personnage de Murphy, âme tourmenté depuis son arrivée à Silent hill, on ressent qu'il vit, il n'est pas qu'un simple pion, il commente ses trouvailles, la rencontre de monstre et hurle quand il est poursuivis, tombe, en danger, et cela rajoute du stress et est mise à contribution de l'ambiance et rend le personnage vivant. En parlant des personnages, on en croise très peu, mais ont chacun une part de vérité que Murphy doit trouver en eux...

Mais comme dans tous jeux de cette génération il y a de nombreux problèmes, déjà cité plus haut avec le système de combat qui en 2012 ne fait pas bonne mine, malgré que cela ne m’a pas énormément dérangé dans cette expérience et c'est  peut être aussi un choix des développeurs voulant rester dans le même moule que les précédents épisodes. Non, le plus important et dérangeant ce sont les trop récurrents problèmes de saccades qui vraiment énerve au bout d'un certain moment, et qui parfois s'enchainent et là c'est le drame, on tourne la caméra trop vite, les sauvegardes automatiques se lancent, sa saccade sa saccade !! Autre problèmes, les bugs  des objets car pour ma part il m’était impossible de prendre certaines armes par terre ou des trousses de soins, ce qui peut poser problèmes et le plus dérangeant pour certaines quêtes et par mon expérience celle du "sans domicile" ou il faut rapporter une canne à pêche, canne à pêche introuvable même en ayant cherché la solution.

 

Oui, Silent hill Downpour est un très bon jeu de survival qui rejoint la lignée des meilleurs opus de la série et on prend son pied, on a peur, on avance lentement, on est surpris; autant de choses qui permettent à la saga de reprendre un nouveau souffle jouissant d'une durée de vie exemplaire, 30 heures de jeu dans ma partie, si l'on compte les nombreuses quêtes annexes,malgré d'innombrables bug qui seront bientôt corrigé à l'aide d'un patch officialisé par Konami. Je le conseil à tous les fans du genre et aux personnes cherchant de nouvelles expériences.

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