Pokémon Version Blanche sur DS, le test de Ink

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8
Ink DS

Test Pokémon 5ème Génération : Version Blanche et Version Noire

Impressions données après 8 heures de jeu.

 

Ça y est, le Pokémon nouveau arrive demain dans les bacs officiellement, quelques mois plus tard par rapport au marché jap’, et deux jours avant le marché ricain. Si ça c’est pas la classe hein ? Encore mieux, l’ayant précommandé, j’ai pu m’frôter à la version Blanche depuis deux jours.

En guise d’introduction, autant annoncer un état des lieux : Blanche et Noire cartonnent comme jamais vu depuis le début de la série au Japon. En plus des records de vente, la 5ème génération se paye le luxe d’être acclamée par la communauté de Pokégamers comme la Best Version Ever. Place tenue par Or et Argent, soit la… 2ème Génération ! Alors, qu’ont B&N de plus que les autres n’avaient pas ? Un succès mérité, ou dû au marketing ? C’est ce qu’on va voir dans les lignes qui suivent.

 

Contexte

Le jeu commence après une rapide introduction, qui profite d’une mise en scène plus travaillée qu’à l’accoutumée. On se trouve dans la chambre du héros, avec deux de ses camarades, Bianca et Tcheren. Et devinez quoi ? La chambre va vite finir sens dessus-dessous ! Hein ? Comment ? Bah après avoir choisi votre premier Pokémon, et avoir livré votre premier combat voyons !

Le héros, ou l’héroïne, est plus âgée que d’habitude. Exit le gamin qui vient tout juste d’apprendre à faire pipi tout seul, et place à un ado de 16-17 ans ! Bon, dans son comportement ça ne change rien, il s’agit toujours d’un avatar muet n’ayant aucun sens de l’initiative ni de la répartie, mais ça affiche en filigrane une tendance s’affirmant petit à petit dans le jeu : la volonté d’être plus mature dans le traitement. De là à parler d’un jeu Pokémon adulte, avec un scénario hyper poussé, y a encore de la marge, mais une problématique intéressante est soulevée, et il y a sans doute moyen, à terme, d’ouvrir sur une réflexion philosophique (avec de l’alcool, sans doute).

 

L’aventure va vous faire traverser cette fois la région d’Unys. Une région bien moins ringarde que les autres, parce que WAOUH elle respire un peu plus : on la sent plus dynamique, et la ville de Volucité et ses gigantesques immeubles en est son épicentre. Néanmoins, vous aurez droit aux forêts, aux fameuses Routes et leurs hautes herbes, ainsi que désert et autres lacs. Classique, mais plaisant.

Dans Unys, vous pourrez rencontrer 156 Pokémon inédits. Et surtout, eux et seulement eux. Thxbye Pikachu et tes potes, vous êtes des gros has-been, on pensera peut-être à vous vers la fin du jeu quand on pourra vous importer, mais maintenant place à Ratentif, Zébibron et autres Nanméouïe. Des noms pour la plupart à chier, ainsi qu’un chara design qui fait parfois littéralement de la peine. Souvenez-vous, ici, je me moquais gentiment du Pokémon engrenage, en disant que si ils continuent comme ça, ils vont nous pondre un Pokémon sac poubelle. Bah, guess what ? Y en a un. Si, si…

 

Durant ce périple, et ça ça ne change pas, vous allez régulièrement vous trouvez à botter le fondement d’une bande de malotrus (saisissez la finesse…) qui se fait pompeusement appeler la Team Plasma. Un nom pas très inspiré, mais sur ce point, c’est assez récurrent dans l’univers de Pokémon. Bien entendu, ils ne seront pas les seuls à vous provoquer dans des joutes : dresseur du dimanche, employé de bureau, clown, montagnard, cycliste, champion d’arène, tout l’monde a une raison pour transférer sa haine profonde sur ces pauvres petits Pokémon qui se foutent aveuglément sur la gueule alors qu’ils se connaissent même pas.

 

Un peu de gameplay

D’ailleurs les combats ont subi beaucoup d’évolution (une expression toujours très drôle quand on parle de Pokémon). Les Pokémon à l’écran bougent, et c’est assez sympa. Un ajout sympa qui donne un peu de dynamisme, ce qui est loin de nous déplaire. Bien sûr, leurs animations sont une boucle uniques relativement courtes, les Pokémon n’ont pas d’animation particulière quand ils attaquent, subissent des dégâts ou sont mis K.O, mais c’est un premier pas. N’oublions pas qu’on et sur DS, et que caler l’animation de quelques 659 bestiaux, c’est déjà pas mal.

Plus dynamiques, certes, les combats s’enrichissent de deux nouveaux modes sympas, à savoir le 3V3 et le Combat rotatif. Alors que le 3V3 est simple à expliquer : on sort 3 Pokémon, l’adversaire aussi, et les 6 Pokémon se mettent sur la face, le combat rotatif est plus particulier. On sort 3 Pokémon aussi, mais un seul combat. Il faut switcher la position du Pokémon combattant suivant sa stratégie. Intéressant sur le papier, je n’ai aucune fichue idée de comment ça s’passe, parce que j’en suis pas encore là.

 

Hors combat, le C-Gear est un outil qui ouvre vraiment le jeu sur le communautaire. En pleine partie, il est possible de repérer les joueurs alentours, et les provoquer, les « poker », les « remercier » (de quoi, j’en sais rien, mais bon), directement à partir de l’écran tactile. Une feature sympa, en adéquation avec le concept du jeu d’être en contact avec plusieurs joueurs. Il est également possible de plonger ses Pokémon dans un sommeil quasi comateux, et pénétrer leurs rêves. Ouais, ça s’fait pas, mais bon. Dans ce monde des rêves, notre Pokémon tape des barres en imaginant d’autres Pokémon. Eh bien, et attention là ça part sévèrement en cacahuète, il est possible de faire copain copain avec ces rêves, et les capturer dans le rêve, et les faire sortir du rêve. Oui, Pokémon, c’est complètement perché parfois. Pas logique pour un sou (ou alors j’ai rien compris), cela peut s’avérer utile, car les capacités des Pokémon capturées dans le monde des rêves diffèrent à celles du monde réel.

 

Sinon à l’ouest, rien de bien nouveau. Pokémon semble encore et toujours coincé dans des mécaniques anciennes. Ça a son charme : c’est comme la robotique. Un enchevêtrement d’engrenages donne un cachet à une horloge. Mais un bon réveil digital, c’est pas mal non plus… On en reste donc à du tour par tour bien strict, et à une évolution en « grille », bien que masqué par quelques artifices bien sentis. Seulement, ça ne suffit plus. Néanmoins cet opus est le mieux équilibré de tous, et le leveling, indispensable, est malgré tout rapide. On ne passe pas l’aprèm à zigouiller du rat et du têtard pour passer au niveau 10 quoi…

 

Visuel et Audio

Pokémon Versions Blanche et Noire est un beau jeu. Coloré, peaufiné, pas trop de tile grossières… Loin d’être une référence, il n’est pas désagréable à regarder. La 2D des personnages s’intègre relativement bien aux environnements 3D, donc la réalisation graphique est propre.

 

Les musiques ne sont pas un modèle, elles se laissent écouter, et ne sont pas redondantes. Un travail satisfaisant dans l’ensemble donc. Par contre, retour aux graphismes, qui, par le biais de la mise en scène, souffre d’un énorme point noir que même Biactol ne pourra enlever. Ce point noir, ce sont les sprites de notre Pokémon en combat. C’est simple : en gros, un cadre de sprite fait, admettons, 100 pixels sur 100 pixels, et ce pour n’importe quel type de sprite, c’est-à-dire affichage de face (ennemi) et de dos (allié). Sauf que, les combats étant maintenant en 3D, la caméra est donc plus proche de notre pokémon que de l’ennemi. On se retrouve donc à faire combattre un tas de pixels grossier contre un adversaire fin. Un véritable défaut et une faute de goût incroyable, à se demander s’ils n’ont pas du caca dans les yeux, les gars de chez Game Freaks.

 

Sinon, la lisibilité est bonne, les textes sont clairs. L’ergonomie a un peu reculé par rapport à HeartGold et Soulsilver. Alors que ces remake avaient une ergonomie plus intime avec le tactile, on revient en arrière à devoir maintenir B pour courir, par exemple. Dommage, vraiment.

 

En définitif ?

J’attendais beaucoup de cette version. Elle est celle qui devait me rendre ma foi de Pokégamer, de Pokéfan, de Pokémachin. Est-ce qu’elle y arrive ? Eh bien oui, mais pas complètement. Mieux équilibrés, affichant une volonté, encore timide et maladroite, d’aller vers quelque chose de nouveau, Pokémon B&N souffrent malgré tout des défauts majeurs de ses aînés : une réalisation vieillotte, et d’une dimension fan service étouffant un peu trop les innovations pourtant bien présentes. Le défi est tout de même rempli, car je ne ressens pas de déception, ni de frustration. C’est en fait la machine à fantasmes qui se remet en route. Non, pas de Pikachu en string, mais plutôt des mécaniques qu’on imagine se greffer un jour pour parfaire le tableau d’une saga culte.

 

Bon sinon j'aurais bien aimé mettre des images et tout, mais le HTML et moi ça fait 36.

 

L'article, pour ceux qui s'en foutent de la note !

 

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