Spider-Man : Shattered Dimensions sur Xbox 360, le test de Atticus

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Atticus
8
Atticus X360

Spider-Man Dimensions: Le Quatre En Un

Après avoir fini Spider-Man Dimensions sur Xbox 360, la phrase qui ressort, c’est « ouais mais voilà quoi… ». Fidèle à l’univers Spider-Man créé par les comics Marvel au fil des ans (et notamment ses univers alternatifs), Dimensions le retranscrit à travers un jeu d’action pour le moins nerveux. Le jeu est bon mais pas extraordinaire. Sa vraie particularité vient des quatre différents Spider-Man que Beenox Studios nous propose d’incarner : Spider-Man (autrement dit le « classique »), le Spider-Man de la dimension noire (un vraie « Sam Spider-Man Fisher »), l’Ultimate (costume noir et pas très engageant) et enfin le Spider-Man du futur. Ils sont tous tirés des comics. 

 

  De prime abord, ce sont bien sur les graphismes que l’on repère. Et, pour le coup, il n’y a pas grand-chose à reprocher : Spider-Man Dimensions est joli bien qu’il ne casse pas trois pattes à un canard. Le jeu de couleurs est homogène et représente bien chaque univers des différents hommes-araignées. Les textures sont sympas et réalistes. On apprécie surtout la réalisation propre aux époques : la dimension noire, style années 1930, possède une atmosphère sombre et envoutante à l’instar de l’univers futuriste dans lequel on retrouve un New-York métamorphosé. On regrettera toutefois la répétitivité des visuels : après avoir été terminé, le jeu nous laisse l’impression amère d’avoir joué toujours le même niveau (à quelques exceptions près).

 

 

Le gameplay est extrêmement facile à assimiler : à l’image de Batman : Arkham Asylum, les combats rapprochés sont une succession de combos quasi-automatiques (au cours desquels, il faut l’avouer, la touche X prend cher) avec quelques améliorations possibles tout au long du jeu. En ce qui concerne le combat à distance, il se résume à du lancer de toile peu efficace. Les déplacements de Spider-Man sont fluides et agréables, même lors des phases aériennes (se balancer au bout d’une toile ou sauter d’un point à un autre pour échapper à un tsunami). Néanmoins, il n’est pas toujours précis et quelques mouvements de caméra sont rageants (et nous font parfois changer de direction au seul moment du niveau où il ne le fallait pas). Le gros point fort de Spider-Man Dimensions est la spécificité du gameplay, justement, selon la dimension jouée. La dimension noire s’apparente à des phases d’infiltration et à des éliminations d’ennemis dans l’ombre. La dimension futuriste est plutôt du gros cassage en règles d’adversaires grâce à la combinaison de Peter Parker et à sa vision accélérée (du Bullet Time quoi !). L’Ultimate Spider-Man bénéficie d’un pouvoir furie déchainant toute la puissance du costume démoniaque.

 

 

Quant au scénario, soyons honnêtes, il aurait pu être pondu par un collégien. Un gros méchant vole une tablette magique surpuissante et ses parties se trouvent dispersées dans quatre dimensions et, bien sur, l’étrange Mme Webb nous envoie au casse-pipe ramener tout ça. Ok c’est facile. Toutefois, le jeu est bien réalisé et l’action s’enchaine rapidement : chaque niveau correspond à un boss, l’un des méchants de l’univers Marvel, auquel Spider-Man doit subtiliser un morceau de la tablette. Du coup, c’est un vrai plaisir de rencontrer chaque « bad guy » de cet univers. Soulignons qu’au long des niveaux, Spider-Man peut remplir des défis grâce auxquels le joueur pourra acheter des améliorations (santé, combos, costumes,…). Mais que de répétitions ! En effet, chaque niveau est articulé de la même manière : un peu de bagarre, confrontation avec le méchant qui fuit, un peu de bagarre, et re-confrontation puis nouvelle fuite, de la castagne et l’affrontement final. Cela dit, le changement de dimension rend la chose plus agréable et surtout plus digeste. Mais ! Parce qu’il y a toujours un mais ! Le gros bémol du scénario ? Les dialogues. C’est dramatique ! On a envie de balancer sa manette droit dans la télé après l’avoir faite ricocher sur la console ! Et oui, parce qu’on en a réellement marre quand, pour la douzième fois du niveau, on entend la contrepèterie« Mais arrête de te frapper avec mon poing ! » ou encore la  « super » vanne « Tant que je gagne je joue ! ».

 

 

 

L’impression finale ?

Spider-Man Dimensions est dans la veine du pur jeu d’action, aujourd’hui rare, avec des niveaux fermés, un gameplay assez dirigiste et le sacro-saint boss de fin de niveau. C’est répétitif, un peu trop facile à certains moments, trop long à d’autres. On se dit aussi que certaines dimensions n’ont pas été assez fouillées : par exemple, la dimension noire ne pousse pas assez loin son côté infiltration. Mais il faut l’avouer, Spider-Man Dimensions bénéficie de plus de bons côtés que de mauvais : l’univers Marvel est là et bien là, le jeu est joli, la mise en scène est léchée et l’action omniprésente. On apprécie de se balancer d’immeuble en immeuble dans un New-York futuriste, d’éclater le nez de méchants par dizaines avec le costume Ultimate, d’arpenter une gare désaffectée dans les années 30 et de retrouver le bon vieil homme-araignée classique. De plus, la répétition est atténuée par la courte durée de vie du titre (six heures en facile).

 

 

 

 

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