Limbo sur PC, le test de KingTeDdY

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KingTeDdY
8
KingTeDdY PC

La Grande Glauquerie!

C’est cool les potes ! C’est même encore plus cool quand on en a un qui n’a aucun soucis avec le fait d’acheter en dématérialisé et qu’il vous invite à venir chez lui jouer à Limbo, ce jeu dont vous ragiez de ne pas pouvoir y jouer en raison du mode de distribution pratiqué.

Exceptionnellement je fais donc un test sur un jeu auquel je n’ai joué qu’un après-midi. (Cet après-midi même... et encore, pas tout l’après-midi non plus) Aussi, mon ami ayant terminé le jeu avant cette petite session, si je bloquais à un endroit je pouvais avoir rapidement la solution. Ah et ce test va contenir quelques spoiler quant aux situations rencontrées dans le jeu.

Cette mise au point faite, on peut commencer !

Back in Black

Limbo raconte, enfin c’est un bien grand mot puisque ça c’est le descriptif que vous lirez sur le net ou sur steam/PSN/XBLA avant de lancer le jeu , que vous êtes un gamin parti dans les limbes à la recherche de votre petite sœur. Etes-vous mort ? Votre sœur est-elle morte ? Est-ce que c’est les limbes de la religion catholique ?  Pourquoi tant de monde vous veut du mal ?

Vous n’aurez jamais de réponse à cela. En fait Limbo est encore plus minimaliste qu’un Mario. Vous jouez et c’est tout. Pas de dialogue, pas de texte, même pas une petite séquence vidéo pour ouvrir ou conclure le jeu. Et finalement, l’histoire on s’en fout complètement.  Enfin j’exagère un peu. Les plus adeptes de la spéculation pourront repérer quelques détails pour essayer de donner du sens à tout ceci et même l’approcher d’une version infantile de l’Enfer de Dante.  Attention par contre. Je ne vais pas vous chanter la sérénade comme quoi c’est super artistique etc… Non. Si Limbo offre bien la possibilité d’user ses neurones pour donner du sens à ce qu’on voit, que ce soit dans sa direction artistique (sic) ou son « histoire » Limbo n’est pas plus artistique que n’importe quel autre jeu selon moi.  C’est juste un soft à l’ambiance et au visuel maitrisés.

Le jeu étant en noir et blanc, le résultat est constitués beaucoup d’effets d’ombre et d’éclairage. (Mais comme BlackLabel l’a souligné dans son test, il aurait été intéressant de plus travailler les ombres !) D’ailleurs il y a certains passages où l’éclairage devient une contrainte. (Dixit celui où seul les yeux de notre héros et une lampe vacillante permettent de nous repérer)

Le tout baigne donc dans une ambiance très morne et parfois ça tourne franchement à la glauquerie. En tout cas c’est bien la première fois qu’on me demande d’utiliser des corps d’enfants noyés comme plates-formes flottantes pour traverser une étendue d’eau…

Limbo c’est aussi une succession de lieux qui ne donnent pas l’impression d’être liés entre eux. Et pourtant, la transition entre ces lieux s’est faite sans heurt chez moi.

Enfin de nombreux dangers guettent notre personnage. Qu’il s’agisse de créatures énormes comme cette immonde arachnide ou bien des pièges et des enfants décidément obsédés par l’idée de nous mettre à mort, on n’est jamais réellement à l’aise et j’ai même eu le droit à quelques sursauts.

Black of Darkness

Concernant le gameplay. Il est finalement d’une grande simplicité. On bouge, on saute et un bouton permet d’aggriper des choses comme des caisses ou des leviers. Notez que je n’ai pas tellement apprécié la jouabilité clavier. Mais avec l’aide de Motionjoy, voila que la dualshock est reconnu comme un pad Xbox 360 et peut donc être utilisée pour le jeu et c’est bien plus confortable pour moi !

Les mécaniques sont donc simplistes mais le jeu n’est pas forcément facile pour autant. En fait c’est un mix entre puzzle game et jeu de plate-forme. Forcément, notre progression est tributaire de nos facultés cognitives mais en étant observateur on peut résoudre la plupart des énigmes.

D’ailleurs souvent l’échec rime avec mort violente. Et tout ceci m’a beaucoup rappelé un jeu que j’adore : Heart of Darkness.

Les puzzles sont plutôt bien pensés et la progression n’est jamais frustrante malgré le die’n retry car justement comme Heart of Darkness, Limbo nous fait redémarrer juste avant le lieu de notre trépas et ceci très vite. On progresse donc sans jamais pester. Mais si vous n’aimez pas les énigmes autant passer votre chemin.

Finalement le défaut de ce jeu, et même s’il aurait pu être plus poussé sur son visuel, tient en sa durée de vie. Il y a des œufs à trouver dans le décor (Pas eu ce loisir personnellement) mais le jeu se traverse finalement très vite. En fait ce n’est pas tant le faible nombre d’heures passées dessus qui choque (quoique) mais le fait que sur la fin les énigmes devenaient tellement intéressantes que je me mettais à imaginer quels trucs les développeurs ont pu m’inventer pour le tableau suivant… Manque de bol, le tableau suivant c’était le générique de fin.

 

En conclusion Limbo est pour moi un bon jeu dans la tradition des Heart of Darkness et autre Flashback, la scénarisation en moins car on préfère ici laisser juste quelques indices pour que le joueur s’invente lui-même son interprétation des faits mais peut tout aussi bien avancer sans même se poser la question. Les énigmes sont bien fichues et le jeu est finalement prenant malgré son absence d’histoire car on se demande sans cesse ce que la zone suivante va nous réserver côté puzzle et ambiance. Mais hélas c’est un jeu un peu trop court... Finalement, comme Heart of Darkness à l'époque.

Un achat à réserver à ceux qui n'ont pas besoin d'une raison pour progresser dans un jeu et à qui certains vieux jeu d'action-aventure à la Another World manquent cruellement.

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