Castlevania : Symphony of the Night sur PlayStation, le test de Etrigane

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Etrigane
10
Etrigane PS

Symphonie en konami majeur

 Symphony of the night… Le seul jeu que je possède sur quatre supports différents (jeu sur PS1, en émulation sur PC, sur PSP et sur le live de la 360 !).
    Voilà encore un monument, un monstre, une claque magistrale qui a laissé les joueurs de l'époque pantois. Et il faut bien dire que le plus terrible dans l'histoire, c'est qu'il n'a pas pris une ride. Il en va ainsi pour les très grands jeux, les Ocarina of time, les Link to the past, les Half life, les final fantasy 6, les super mario, les metroid...il y a certains jeux qui ne peuvent pas se démoder.
    Symphony of the night est un jeu parfait. Il a surpris son monde à sa sortie, car il a su reprendre ce qui faisait le sel de la série Castlevania, c'est-à-dire un scrolling horizontal avec des graphismes classieux, un personnage aux prises avec des monstres effroyables qui doit se frayer un chemin parmi mille dangers jusqu'à atteindre une incarnation de Dracula. Mais là où on touche carrément au génie, c'est que ce Symphony a ajouté de nombreux éléments de rpg à un gameplay qui n'en proposait pas.
    La seule chose à gérer autrefois était l'arme secondaire utilisée par le héros, que l'on activait en utilisant des points de coeur récupérables en soufflant des chandeliers ou en détruisant des vases. Cet aspect du jeu était toujours présent mais il fallait désormais compter sur toute une gestion de l'inventaire, des bottes au casque en passant par les boucliers, les différentes armes, tout un tas de potions, etc. Le personnage d'Alucard se voyait également affublé d'un niveau, de points d'expérience, de pouvoirs et de capacités évolutives...une feuille de personnage est même accessible, fortement assimilable à celles des rpg.
    Autre point très fort : l'idée d'emprunter à la saga des Metroid le principe d'une map que l'on découvre progressivement et dans laquelle il faut constamment déambuler, revenant parfois au tout début du jeu car on a obtenu un pouvoir qui permet désormais de se rendre dans un endroit inaccessible la première fois qu'on était passé. Ce plan s'affiche sur une simple pression de la touche Select et dessus appraissent points de sauvegarde et transporteurs...comme dans Metroid.
    Au-delà de tous ces apects, qui sont déjà énormes, il y a quelque chose dans ce jeu...une réussite esthétique, l'aspect même de Alucard, dont l'image se dédouble comme une rémanence dès qu'il bouge, son allure, qui font de lui l'un des personnages de jeu vidéo les plus classes qu'il m'ait été donné d'incarner. Il y a aussi une musique, absolument magnifique,avec des compositions inoubliables.
    Ce jeu est une réussite totale. Il faut d'ailleurs noter que les épisodes 3D qui ont suivi sur N64 ne lui sont pas arrivés à la cheville, et que le développeur aura fini par comprendre qu'il fallait reprendre la formule initiée par Symphony of the night pour atteindre de nouveau des sommets. C'est ainsi que les épisodes GBA, puis DS, d'une qualité invraisemblable, ont vu le jour.
   Castlevania est une des licences les plus fortes et les plus classes du jeu vidéo japonais, et Symphony of the night est probablement son représentant le plus extraordinaire, le chef d'oeuvre absolu de la série.

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