Vanquish sur Xbox 360, le test de Mistercat

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Mistercat
8
Mistercat X360

Test de Vanquish

 

Vanquish : Fumer tue…les autres.

Jamais cigarette n’aura été aussi mortelle. Après un Bayonetta ultra sexy et déjanté, Platinium Game s’aventure sur le terrain miné des TPS. Ne reniant pas son inspiration « Gearofwarienne », les développeurs ont toutefois pris soin d’y ajouter un ingrédient bien personnel : une cure de stéroïdes anabolisants.

¿Qué passa en la DARPA ?

Nous sommes dans la peau de Sam Gideon, un scientifique dans la lignée d’un Gordon Freeman (le côté geek un peu moins prononcé peut être). Autant dire que si le CNRS était peuplé de Gideon Like, la recherche avancerait à vitesse grand V (et le cancer du poumon aussi, mais ça, nous y reviendrons).

Notre petit Sam travaille pour le DARPA, un gros labo de développement militaire qui s’amuse à mettre au point des armures mecha style qui coûtent le PIB des Etats Unis. Un jour, après la destruction de San Francisco par une station spatiale (qui ressemble beaucoup à la Citadelle de Mass Effect au passage) contrôlée par de méchants Russes, Sam se voit « contraint » d’aller assister les militaires made in US dans leur reconquête de la dite station ! Mais attention, intrigue scénaristique, on apprend très vite que Sam est en fait envoyé officieusement dans ce bordel spatial afin d’y sauver le Professeur Candide qui n’est autre que la tête pensante de la DARPA.

Niveau scénario je n’en dirai pas plus, mais comme tous les tests le soulignent, ça ne vole pas très haut et, à vrai dire, on s’en balance quand même un peu tant le jeu mise tout sur son gameplay.

Tu évites et tuer vite.

Parce que Vanquish (prononcez Vanne Quouiche comme la voix off du jeu) c’est avant tout un gameplay…et quel gameplay mes lapins !

Tout Geek qu’il soit, Sam est avant tout un gros foufou de l’action et l’on peut dire que son armure ARS le gâte pour ce côté-là. Toute la magie du jeu repose sur cette armure qui fait resurgir en nous le Power Ranger que l’on était tous quand on était gamins.  Outre son côté assez classe, l’ARS fait bénéficier à Sam de moultes améliorations que je vais énumérer en 17 points répartis en sous catégories classées numériquement…ou pas. Nous disons donc :

-          - Une armure augmentée afin de résister au tir de roquettes dans la tronche et autres rayons lasers qui découpent une vache en deux à 600 mètres.

-         - Un mode de visé intégré à la visière (pour le côté réaliste du réticule ingame)

-         - Un boost de vitesse au niveau des jambes qui permet à Sam de glisser comme une savonnette sur un carrelage humide (pendant un temps limité)

-        - Un mode Boulette time (vous reprendrez-bien une boulette ?) manuel et automatique en cas de gros dégâts qui permet d’ajuster au mieux ses tirs.

-         - Une augmentation des dégâts au corps à corps

-         - Un distributeur illimité de clopes pour s’en griller une durant les assauts.


Et c’est là que le jeu tatane mamie dans les orties. Un gameplay du feu de dieu a été imaginé autour de cette armure. Pour contrebalancer la puissance de cet exosquelette,  le jeu nous envoi des hordes d’ennemis tous plus gros les uns que les autres. Du simple robot troufion au vaisseau de 300 mètres ultra armé, Vanquish nous offre des phases de jeu boostées à l’adrénaline, sans aucun répit ni compassion pour le joueur. Et ouais, le jeu n’est pas une promenade dans santé. L’IA est suffisamment travaillée pour éviter que le joueur ne reste à couvert trop longtemps. Je ne parle pas de l’IA de nos pseudos coéquipiers Marins volontairement à chier afin de nous accorder tous les honneurs des kills. Alors au départ, on se sent tout petit au milieu de ce champ de bataille en furie, on tâtonne avec  l’ARS, on se prend de méchants wipes dans les dents. Mais de fil en cigarettes, on insuffle à notre cher Sam une vague de skill épique et l’on commence à réaliser des actions efficaces, mortelles et classieuses. Encore la marque de fabrique de Platinium Game que de penser à la classe du personnage au cours des combats, tout intensif qu’ils soient. Le mode bullet time en rajoute une couche et permet de réaliser de biens belles sorties de couverture avec posture de héros qui se la pète et qui colle trois ou quatre headshots à de vilains robots ruskov. Le tout en prenant garde à sa barre d’énergie, ô combien nécessaire à votre survie.

Jouer à Vanquish c’est crevant, c’est du non stop, alors, quel plaisir de se mettre à couvert quelques secondes et de s’en griller une petite. Et oui, car fumer peut vous permettre d’attirer l’attention de quelques ennemis en balançant votre cigarette encore allumée afin de faire diversion. Certes ce n’est pas ultra utile, mais ça colle sacrement avec l’idée du caractère de Sam Gideon.

 

Un jeu vitesse grand V.

Ne tournons pas autour du mégot, la durée de vie du titre est faible. 5 à 8 heures pour les plus maladroits de la gâchette et bye bye Samy.  J’ai acheté le jeu en connaissance de cause et je ne m’en plains pas. Et oui, pour moi, Vanquish dispose d’une excellente rejouabilité de part son côté très arcade dans la construction des niveaux. C’est avec plaisir que l’on peut se les refaire en essayant de toujours dézinguer l’ennemi avec le plus de classe possible. Autre point intéressant, le mode défi propose vraiment un challenge corsé. Je m’arrache les cheveux dessus tellement le niveau est haut, mais c’est un bonheur réel que de survivre à des vagues de méchants pas beau toujours plus forts et nombreux.

I need some weapons.

Côté armement, Vanquish propose un panel limité de matos mais compense ce nombre par un aspect vraiment fun et utile sur chaque pétoires que l’on trouve. Même si la mitraillette de base une fois améliorée est restée mon arme de prédilection, j’ai pris un malin plaisir à exploser du robot au fusil à pompe après une glissade dans le dos ou encore à renverser une horde de larbins à l’aide de mon canon à particules.

Chaque arme dispose d’une marge de progression facile à appréhender, ramassez des munitions ou une nouvelle arme similaire tandis que la votre est pleine augmentera ses caractéristiques, ou ramassez simplement des améliorations lootées par quelques ennemis coriaces une fois explosés.

Game made in DARPA.

Tout comme la sophistication de l’armure, le jeu bénéficie d’une réalisation maitrisée. Le moteur Havok permet l’affichage simultané d’une foule d’éléments animés sans ralentissement majeurs. Rien à dire sur ce point là, le boulot de Platinium est à saluer.

Artistiquement parlant, le style est orienté SF mecha grisâtre. Ouais c’est gris, quasiment toujours gris. Disons-le, le jeu ne brille pas par la variété de ses environnements (à part une tentative de forêt en début d’acte 4). Mais, au fond, on lui pardonne aisément ce point là tant la réalisation en béton sert efficacement ce que le studio à voulu faire passer en jouant à Vanquish.

Niveau ambiance sonore c’est un peu la fête à la techno, ça colle bien au jeu sans être remarquable. J’aurais adoré une BO signée Daft Punk là-dessus ! Mais bon, on ne peut pas demander la lune non plus.

Verdict de Mister Cat.

Je l’attendais, je l’ai acheté et je suis conquis. Un titre sur vitaminé et sans temps morts qui demande un minimum de skill pour être bouclé. Une durée de vie faible compensée par une replay value intéressante, un héros Geek et barré qui enchaine clopes et ennemis, un panel de situations nécessitants vivacité et maitrise, du tout bon pour ma part. Vanquish est un titre à la hauteur de ses prétentions qui à le mérite de réussir le pari de donner un coup de pied au cul au joueur habitué au calme relatif du TPS classique. Miaou !

 

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