Midnight Club : Los Angeles Complete Edition sur PlayStation 3, le test de BlackLabel

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BlackLabel PS3

Un principe pas terrible

Midnight Club est un jeu de course automobile se déroulant en monde ouvert. Le jeu a été réalisé par Rockstar, et grosso modo on a droit aux qualités du studio, sans les défauts. Contrairement à GTA, ce jeu n'est pas un laboratoire à tenter plein de trucs de folie, mais sans game-design derrière et avec un scénario d'adolescent autiste en pleine crise de révolte. Ouf.

Le jeu rappelle un peu Burn Out 2 dans le feeling de la conduite, et ça c'est bien. C'est arcade, mais pas simpliste, il faut des réflexes et du doigté.

Seulement ça ne sert à rien de développer plus ce test à cause du défaut majeur de ce jeu ; le monde ouvert. Pour un jeu de voiture, c'est une solution déplorable pour plusieurs raisons. Dans MC, déjà on a une grosse impression de répétitivité ; les trajets changent, mais pas les rues, donc rapidement on passe et repasse et repasse toujours aux mêmes endroits. Il n'y a pas de circuits, en gros on se fie à des gros fumigènes sur la route pour nous indiquer le chemin, la plupart du temps en s'aidant du GPS qui est source de frustation ; je disais que le jeu demandait des réflexes, ben essayez d'éviter le trafic tout en jetant un oeil au GPS quand vous voyez pas le fumigène devant vous guider...C'est mal pensé, en plus de défigurer la gueule de la ville avec des fumis qui n'ont rien à faire là.

Donc il n'y a pas de circuit à proprement parler, on n'apprend pas à maîtriser un itinéraire, et on peut, à certains virages délicats, se tromper facilement d'embranchement parce que c'est pas clair, donc on perd. C'est donc un jeu où on n'apprend pas à maîtriser le level-design ; un jeu de course pour moi c'est défier le circuit, apprendre à le connaître, revenir dessus à plusieurs reprises sous différentes conditions, les concurrents étant secondaires (même si importants). Ici on fonce. Le trajet, large, permet des gros virages pas subtils, et les erreurs nous tombent dessus à cause du principe de l'open-world qui ne permet pas toujours de clairement déterminer la route à suivre. C'est un jeu où idéalement on enchaîne les courses jusqu'à la lassitude, et où l'échec ne motive pas à réessayer parce que, ne pouvant pas maîtriser le circuit ni véritablement s'en souvenir pour exploiter ses secrets, on ne peut pas vraiment progresser. On recommence donc à essayer de valider des fumigènes, au lieu de maîtriser un circuit.

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