Batman : Arkham City sur PlayStation 3, le test de gabs431

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gabs431
10
gabs431 PS3

I'm Batman. Again.

 

« Il fait de plus en plus froid ici »

 

« Tu crois que c’est un coup de Freezer ? »

 

Ils ne le savent pas mais je les observe. Du haut de ma gargouille, j’étudie le quartier.  Les hélicoptères de Strange tournent lentement à ma recherche, louvoient entre les vieux bâtiments. J’entends un téléphone sonner au loin. Sans doute Szaz. Je ne peux pas m’en occuper, pas tout de suite. Le Joker m’a mis dans de beaux draps encore une fois, impossible de m’arrêter trop longtemps. Il est temps.  Deux sont armés, un autre avec un bouclier… Rien qui ne pose problème.

 

« C’est Batman !!!! »

 

 

 

Voilà pourquoi j’aime tant les jeux vidéo. Que ce soit devant le dessin animé, les films ou les comics jamais je n’avais eu cette impression d’incarner l’homme chauve souris. Après un Arkham Asylum de grande envergure, Rocksteady a réussi l’exploit de rendre encore mieux cette sensation. Car plus que tout c’est  ce qui fait d’Arkham City  un jeu exceptionnel. Vous êtes  Batman.

 

Certes les vétérans d’AA connaissent déjà ce sentiment mais il est ici sublimé. Dès le début du jeu on retrouve cette sensation de puissance, cette carrure massive et cette voix grave qui donnent corps au personnage de Bruce Wayne. Car c’est bien en milliardaire playboy que l’on entre dans Arkham City, cette prison folle composée de vieux quartiers délabrés de Gotham et dans laquelle ont été balancé sans distinction tous les prisonniers et malades de la ville. Je vous rassure on retrouve bien vite le costume de chauve-souris afin de pouvoir sauter d’immeubles en immeubles avec son grappin. C’est  là la nouveauté majeure de cet épisode : un monde « ouvert ». Si dès le départ on peut parcourir la prison librement, toutes les zones ne sont pas non plus accessibles, puisqu’il faudra un peu comme Link, récupérer plusieurs gadgets pour progresser dans l’histoire.

 

Celle-ci est d’ailleurs plutôt prenante. Imaginée par Paul Dini, le scénariste principal du fameux dessin animé des années 90, elle donne lieu à une multitude de rencontres avec les vilains du batunivers. Tel un Batman all-stars, le meilleurs détective du monde retrouvera quasiment tous ses démons dans la prison. Il va y avoir du sport.

 

Car en plus de l’histoire principale, qui doit durer une grosse dizaine d’heures (plus en mode difficile, à réserver aux vétérans du premier car assez corsé),  Arkham City est bourré de quêtes annexes qui s’ajoutent aux énigmes et trophés de Nigma. De quoi varier les plaisirs tout au long de l’aventure, même si un mode free roaming après la fin du jeu et un New Game + permettent de prendre son temps pour les à côtés. L’apparition d’un nouveau personnage jouable pendant quelques missions, la fameuse Catwoman dont on a tant parlé, permet de varier agréablement le gameplay avec une nouvelle touche, moins brutale, plus féminine.

 

Un gameplay qui a  été revu assez subtilement. Aucun changement majeur, juste des petites touches qui rendent le tout beaucoup plus profond. Les deux grands axes du jeu, à savoir les bastons et les éliminations/infiltrations « batmanesques » demandent quasiment dès le départ une grande maitrise du personnage et de toutes les techniques du premier opus  avant d’introduire très rapidement de nouveaux éléments qui forcent à varier la façon de jouer. De quoi prendre beaucoup de plaisir pendant  l’aventure, là où AA baissait un peu de rythme sur la fin. Le tout est renforcé par la présence de boss variés et innovants qui pimentent agréablement le jeu.  Batman va d’ailleurs morfler sévèrement tout au long de l’histoire, entre explosions, coups de feu ou de couteaux et autres petits plaisirs que ses plus fidèles ennemis se feront une joie de lui infliger.

 

 L’occasion pour nous de voir encore une fois le travail effectué sur les modèles et les textures du justicier masqué, particulièrement réussis, comme l’est toute la direction artistique du titre. Car c’est clairement un des gros points forts du jeu. L’ambiance est juste fantastique, à la croisée des films de Burton et du dessin animé de notre enfance. Certaines zones du jeu sont vraiment superbes, avec un style néo-gothique particulièrement réussi. Le tout est rehaussé par une bande son extraordinaire, qui correspond tout à fais à l’univers de Batman et  ne demande qu’à être écoutée et ré-écoutée.  Le doublage quant à lui n’est pas en reste puisque ce sont les doubleurs du dessin animé qui reprennent leur rôle pour le jeu, avec une version française vraiment réussie. Que demander de plus ?

 

Ah oui des goodies à gogo ! Il y en a partout, des clins d’œil dans tous les coins, des pages et des pages de biographies à débloquer avec des extraits d’entretiens audio, des artworks, des cartes défis, l’histoire de Gotham etc… Un travail impressionnant a été réalisé.  Le fan comme le néophyte seront comblés.

 

 

 

Batman Arkham City réussit l’exploit de faire bien mieux que son prédécesseur. Difficile de trouver des défauts, si ce n’est peut-être une histoire un poil fourre-tout et qui manque un peu d’un côté épique, notamment vers la fin.  Pour le reste, le chevalier noir version Rocksteady risque bien de veiller encore longtemps sur Gotham City, pour notre plus grand bonheur.

 

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