White Knight Chronicles International Edition sur PlayStation 3, le test de Pedrof

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Pedrof
4
Pedrof PS3

"passer à autre chose"

Voilà. Le verdict est rendu. 2 étoiles pour White Knight, qui reflètent mon plaisir tout relatif quant à la complétion de ce jeu. Ça n'a pas été un calvaire, à proprement parler, mais loin d'être une expérience vraiment enrichissante.

Par où commencer? L'histoire n'est pas terrible. Le début est plein d'action, de rebondissements, de mystères aussi; ensuite tout s'arrête pendant un long moment, où les cinématiques nous présentent des trucs complètement sans intérêt qui sont là pour rallonger le jeu: exemple, le passage dans le désert, avec la livraison forcée d'une lettre d'amour d'un roi crapeau à son amante qui vit dans le lac d'une oasis. Même les personnages se plaignent de l'ennui de ce passage. On a l'impression que c'est un jeu de commande, que les développeurs ont fait parce qu'ils avaient un contrat avec Sony mais qu'ils prennent le projet par dessus la jambe.

Donc je reviens sur l'histoire, le dernier tiers de l'aventure avance, avance bien mais des fois on te sort des trucs venus de nulle part, vraiment très difficile à prendre au sérieux. Des genres de révélations compliquées qui ne s'appuient sur rien du tout de ce qui s'est passé. Du coup tu fais "ouais ok", mais ça ne te surprend pas et c'est carrément difficile à croire. Donc oui il y a de grosses incohérences dans l'histoire d'une part, et dans la mise en scène. Combien de fois j'ai assisté à un énième échec des héros en cinématique, qui ne réagissent à rien de ce que font les méchants. Exemple, pendant tout le jeu vous allez courir après une princesse et à chaque fois qu'on la rattrapera, qu'on aura battu le connard qui la garde, comme par hasard en cinématique elle va se refaire kidnapper sans que les héros ne bougent D'UN POIL. Alors que n'importe qui, la première chose qu'il aurait faite après avoir battu le boss c'est courir vers la princesse pour la protéger. Ben nos héros, non. Ce sont des grosses têtes à claque, de vrais teubés qui ne comprennent rien à rien et qui passent leur temps à se faire rouler du début jusqu'à la fin. La scène où ils annoncent fièrement, après être tombés dans un piège, qu'en fait ils l'avaient venu venir j'ai pensé que c'était l'exception qui confirmait la règle. De vrais légumes.

Donc non seulement les personnages sont de gros losers qui tombent dans tous les panneaux, mais en plus j'ai ressenti zéro identification. Absolument rien n'est fait pour nous les rendre attachants. Tous leurs échanges sont superficiels, ils n'ont jamais de problème... Ce sont des pantins, enfermés dans leur fonction à chacun: le héros amoureux et vaillant, son amie d'enfance joviale et jalouse, le vieux ténébreux, le boute-en-train... Je n'ai pas cru aux personnages, et ça a été de pire en pire à mesure que le jeu avançait. Il n'y avait bien que l'histoire qui me poussait à avancer, malgré tous ses défauts, assez complexe et mystérieuse.

Mais pourtant le jeu n'est pas tellement désagréable. Les combats présentent peu de difficulté et s'enchaînent bien. La bande-son est tranquille et distille une ambiance plutôt douce. Le compositeur ça doit être celui de Dark Chronicle, en tout cas j'ai reconnu son style. Et puis on peut toujours écouter une musique à soit en traversant les donjons. En soit le jeu en lui-même n'a pas un intérêt énorme, mais se pratique sans trop d'accroc. Moi ce que je reproche, et qui tend à se corriger à la fin du jeu, c'est la non-scénarisation des décors traversés qui servent de donjon. C'est-à-dire que durant les trois quarts du jeu, on combat dans des plaines, des déserts, des grottes, bref, des décors naturels sans aucune histoire à eux et aucune identité. Et du coup c'est chiant. On les traverse pour les traverser, parce que notre objectif est au-delà de ces étendues mais c'est ennuyeux quoi. On a l'impression de faire un truc débile parce que déjà que les combats sont pas bien compliquées, si en plus les décors autour ne servent à rien et qu'il n'y a aucun aspect exploration découverte... Ben voilà, on s'emmerde.

Un autre gros problème du jeu c'est le design. Il est complètement foiré selon moi; il part dans tous les sens. Il n'y a pas une direction artistique, une patte qu'on retrouve dans le jeu au niveau de l'architecture, de la palette de couleurs, des vêtements, des visages... Tout semble générique ou complètement dessiné au hasard. Ils ont décoré ça sans aucun goût, sans aucune visée artistique/esthétique. Il n'y a pas d'identité visuelle. Et ça, pour rendre crédible un monde, c'est un problème.

Je crois que j'ai tout dit. J'ai joué vite fait au mode online, mais je n'ai pas d'ami qui y joue j'ai pas insisté, ça ne m'intéresse pas d'y jouer tout seul. C'est un jeu qui pour moi s'est laissé faire; au début je voyais ma première ville de RPG japonais en HD, j'étais content. L'histoire, elle patine pendant un assez gros moment, mais elle est assez intéressante, le problème ce sont les personnages dont on a vraiment rien à foutre. Je suis content de l'avoir fini maintenant je vais passer à autre chose.

 

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