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F.E.A.R.First Encounter Assault and Recon, FEAR
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PlayStation 3Disponible Date de sortie20 Avril 2007 24 Avril 2007 Groupe : F.E.A.R. Editeur : Vivendi Développeur : Monolith Prod. |
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| > les tests des joueurs |
J'ai terminé FEAR en mode normal. Je l'ai acheté à l'occasion de la FEAR Collection au rabais sur Steam, la saga intégrale jusqu'au trois pour dix euros. Pour l'instant je ne suis pas convaincu. Quatre raisons à cela.
No story
Il ne se passe rien pendant tout le jeu et ça j'aime pas. Il faut attendre, sur 21 niveaux, allez le niveau 19 pour qu'il commence à se passer des trucs. Mais juste se passer des trucs hein, parce que tout le jeu on nous dit "va chercher le méchant" (il s'appelle Fettel) et on tue les ennemis sur notre passage. Ah mince, je viens de spoiler 90% de l'histoire de FEAR, c'est ballot. Il y a un objectif qui se rajoute aux deux tiers du jeu, "va chercher l'otage". Mais c'est toujours la même, on avance et combat tous les méchants soldats clonés qui ont le malheur de faire barrière de leurs corps. Et quand je parle de combat, c'est vraiment QUE du combat. Pas d'énigme ou je ne sais quoi (allez, si, des décors labyrinthiques), on avance sur un chemin, on appuie sur la touche action (les trucs à actionner sont toujours sur notre trajectoire, pratique lol). Bon pas que j'aurais aimé des énigmes absurdes hors-sujet de l'histoire, mais je tenais à le préciser : FEAR, ce n'est que du combat.
Un personnage, non, une moule principale
Les développeurs se sont bien appliqués à surtout ne pas faire parler le personnage que l'on incarne. On ne verra jamais son visage, on voit tout le temps à travers ses yeux et aucune scène cinématique ne nous le montrera libéré de notre contrôle. Il n'a même pas de nom. Et pourtant, il se trouve que ce type a un job (il est soldat dans une unité de soldats d'élite, le FEAR, que je serais bien en peine de vous présenter vu la narration bordélique du jeu), il obéit aux ordres, il a une personnalité (il exécute quelqu'un de son propre chef à un moment du jeu - je veux dire, c'est nous qui le faisons mais sans qu'on nous en donne l'ordre - et à la fin il fait un choix drastique), une histoire mais non il n'a pas le droit de parler. Je trouve ça foireux. D'un côté, ils semblent vouloir faire en sorte que le joueur se prenne pour le héros, croie vraiment qu'il fait partie de cet univers, comme dans tous ces jeux où le personnage principal est muet (à noter que ça ne marche jamais sur moi) ; d'un autre ils écrivent énormément l'avatar, lui donnant tout ce que j'ai cité plus haut (job, etc). Je trouve que ça ne marche tout simplement pas.
Le plus ridicule pour moi c'est quand même les scènes où on rencontre un civil et où on est obligé de lui donner une oreillette pour qu'il puisse converser avec notre patron resté au QG. Ah ben oui nous on est muet, désolé...
Un univers confus
Le jeu mélange du fantastique/SF avec du militaire, sans prendre le temps de donner corps à tout ça. On trouve plein d'ordinateurs portables avec des données à télécharger à l'intérieur, que nous lit ensuite notre boss dans l'oreillette, censées défricher un peu le contexte. On peut écouter des messages laissés sur des boîtes vocales, que j'ai trouvés difficilement compréhensibles la plupart du temps. Le résultat c'est que je n'ai rien compris : qui est Geneviève ? qu'est-ce-que c'est que le FEAR ? à quelle occasion a-t-il été créé ? comment expliquer scientifiquement, puisqu'on est quand même dans un univers réaliste, tous les phénomènes paranormaux auxquels on assiste ? On m'a simplement dit "télépathie". Ben entre lire dans les pensées et tous les trucs complètement dingues du jeu, pour moi il y a une grosse différence ! Visions d'outre-tombe, esprits des morts qui se matérialisent sous nos yeux, dépeçage complet de corps humain (reste plus que les os)... Télépathie, je suis désolé, ça ne me suffit pas. Et puis encore une fois, le FEAR est censé être une unité spécialisée dans le paranormal... Quand tu vois les bras cassés que c'est, sérieux : ils n'ont aucune autre compétence que des militaires, ils n'ont AUCUNE chance contre les forces cheloues en présence. Ça fait limite marrer quand ton boss te demande de faire un truc alors que tu te dis que vu la puissance du démon, il peut réduire ta mission à néant en un claquement de doigt. J'ai trouvé ça vraiment pas crédible, ça sonne faux quoi.
Ça fait pas peur.
Avec un nom pareil, j'admets que ça la fout mal. Bon, d'abord c'est dur d'en avoir quelque chose à faire du personnage principal à cause de l'écriture en elle-même : un type qui suit les ordres, c'est rarement passionnant. Mais le deuxième problème vient du gameplay. Comment avoir peur de quoi que ce soit quand on dirige un type aussi réactif que notre personnage ? On n'est pas vulnérable : c'est un FPS (first person shooter, un jeu de tir en vue à la première personne), on a des guns à ne plus savoir qu'en faire, bien puissants, on se déplace et tourne sur soi-même super vite, on a un total contrôle du personnage et on le dirige nerveusement. Difficile de croire à un quelconque danger pour un personnage aussi mobile, et difficile de craindre soit-même quoique ce soit avec des contrôles aussi nerveux.
Des fois des fantômes apparaissent à l'écran. Ça ne m'a jamais fait flipper, d'ailleurs ils sont inoffensifs, on ne craint rien durant ces séquences "fais-moi peur". D'où : ce jeu ne m'a pas fait peur.
En conclusion, je n'ai pas aimé ce jeu et je me suis forcé à le finir. Les trois derniers niveaux, il se passe des choses et j'ai trouvé ça plus intéressant. Mais pas de quoi me réveiller la nuit. FEAR 2 fera-t-il remonter la série dans mon estime ?
12/07/2011, 18:15
Mais sur moi, le coup des fantômes qui servent à rien, ça marche. ^^"
Pour ce qui est du scénar, dans la demo il n'y avait vraiment pas de quoi faire un polar, certes. Sauf que ça semblait potable. Remarque ça devait être le tout début du jeu, on te plante l'ambiance, l'histoire vite fait et roulé jeunesse.
C'est marrant, moi qui croyais que c'était un putain de jeu d'ambiance. Tu es peut être vraiment trop hermétique au fait qu'il ne s'emmerde pas à créer un vrai univers du sol au plafond (comme tu le soulignes d'ailleurs).
12/07/2011, 19:52
12/07/2011, 20:03
12/07/2011, 18:15
C'est marrant, moi qui croyais que c'était un putain de jeu d'ambiance. Tu es peut être vraiment trop hermétique au fait qu'il ne s'emmerde pas à créer un vrai univers du sol au plafond (comme tu le soulignes d'ailleurs).
Ben en même temps, faire du survival-horror sans soigner son ambiance et son univers, de base c'est assez débile. C'est comme faire du J-RPG sans scénario...
12/07/2011, 20:27
J'ai écrit "qu'il ne s'emmerde pas à créer un vrai univers", après, j'ai pas fait de jugement de valeur la dessus. Mais faut avouer que c'est con, je suis d'accord.
12/07/2011, 20:53
12/07/2011, 22:35
12/07/2011, 20:27
@BlackLabel : *Dediou* ! J'ai pas dit le contraire. ^^"
J'ai pas dit que t'avais dit le contraire ^^
13/07/2011, 13:11
13/07/2011, 13:47
Les Project Zero ont plutôt bien marché sur moi. Je ressentais une angoisse continue, parfois de la panique (quand le fantôme invincible te poursuit dans le 1 par exemple). Une atmosphère de bizarre, de fantastique et de dangereux. J'avais aussi de l’empathie pour l'héroïne (Miku du 1, Rei du 3). Forbidden Siren est pour moi un excellent jeu d'horreur, peut-être moins de peur.
D'ailleurs dans PZ on ne sauvegardait pas quand on voulait, du coup on cherchait à éviter la mort. Idem dans Forbidden Siren.
13/07/2011, 16:34
14/07/2011, 10:55
En effet, à l'époque, je trouvais le tout assez intéressant. Le scénario, certes pas très dense, mais qui tenait sur une progression courte de l'histoire, était plutôt sympa, un peu plus recherché que la trouzaine de contexte guerriers que l'on connaît déjà. L'ambiance était parfaite, je me souviens m'être fait quelques sursauts. Quant au coup du héros muet, j'vois vraiment pas le problème, Half Life a aussi son héros muet, et ça ne fait que participer à l'immersion du joueur, imho.
J'imagine aussi que les 5 ans qu'il a dans les pattes jouent en sa défaveur, d'une certaine manière.
16/07/2011, 04:54
Pedrof je trouve ca ettonant, le scenario pourtant y a un tres bon fil conducteur sur l'histoire de Fettel et Alma qui se developpe mieux dans FEAR 2.