Borderlands 2 sur Xbox 360, le test de Sirf

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Sirf
8
Sirf X360

Jeu sans frontières 2 !

A l’annonce du premier Borderlands en 2009, immédiatement une irrésistible envie de ressortir « Le Combattant de l’autoroute » (livre dont vous êtes le héros - 1985) et Interstate 76’ (jeu PC - 1997) de mes archives m’assaillit. On voyait tout de suite que l’univers du jeu - mix entre Mad Max 2 et Tank Girl - sentait bon le pneu brûlé et la chair fraiche et serait tout sauf fleur bleue et bon enfant. Présenté comme le premier « RPS » (Role Playing Shooter), le jeu tiendra presque toutes ses promesses à savoir une vraie ambiance, une technique maitrisée et un côté addictif indéniable. Les 4 DLC sortis ensuite (de qualité inégale mais jamais anecdotiques) assurant un service après vente de haute tenue avec une mention spéciale pour l’île zombie du Docteur Ned, simplement indispensable. 

                                                                   


RENDEZ VOUS EN TERRAIN CONNU 

Pour ce deuxième volet, tous les points forts du premier volet sont conservés (et un petit peu les points faibles aussi d’ailleurs...) mais l’impression laissée reste vraiment satisfaisante pour les fans mais aussi pour ceux et celles qui voudrait découvrir ce titre atypique. Si vous avez déjà arpenté Pandore dans tous les sens pour Borderlands, vous arriverez sur ce deuxième volet comme quand vous rentrez à la maison après une bonne journée de boulot et que vous enfilez votre paire de pantoufles favorite. On sait dans quoi on s’engage, ce qui nous attend et l’on est jamais déçu par la qualité de la prestation fournie. 

TOUJOURS AUTANT DE BOITES SUR PANDORE ! 

Après une intro rythmée qui vous met tout de suite dans l’ambiance, la première étape lorque l’on commence une partie de Borderlands 2 est de choisir sa classe de personnage parmi les 4 disponibles à savoir Commando, Défourailleur, Assassin et Sirène (reprise du premier épisode). Passée la customisation esthétique dudit personnage, vient alors l’attribution de son premier point de compétence. Il faut en effet savoir que la subtilité du jeu repose sur la possibilité d’orienter son expérience selon l’attribution que l’on fera de ces points qui nous sont délivrés tout au long de l’aventure. Selon la classe qui aura su retenir votre attention, vous aurez à votre disposition un pouvoir élémental différent allant de la tourelle de défense du Commando à l’hologramme de l’Assassin, du tir à deux mains du Défourailleur à la stase de la Sirène. Ces pouvoirs seront dans un premier temps assez « basiques » mais vous pourrez bien entendu les améliorer par la suite. Il est même possible de réinitialiser l’attribution de ses points tout au long du jeu à des endroits particuliers pour qui voudrait changer l’orientation des pouvoirs de son personnage. 

PLUS QUE JAMAIS L’IRRESTIBLE ENVIE D’OUVRIR LES COFFRES NOUS HABITE. 

Ceci fait, nous voici largué(s) sur Pandore, toile de fond de l’aventure escorté par notre fidèle « Claptrap » dans des décors enneigés contrastants avec le côté quasi exclusivement désertique du premier jeu. Le jeu est divisé en deux types de missions. Tout d’abord les missions principales, celles qui vont vous faire voir du pays (tout en restant sur Pandore) en vous racontant toute la trame scénaristique qui est bien plus intéressante et étoffée que dans Borderlands premier du nom ce qui joue beaucoup dans l’immersion. Deuxième type les missions secondaires (plus d’une centaine !) que vous aurez également à votre disposition si toutefois vous les activez sur les sites qui vous les proposent. Ces missions sont très variées, liées au niveau de votre personnage bien sûr et certaines vous donneront du fil à retordre quoiqu’il arrive. Rassurez vous il y a toujours autant de boites, de coffres et de WC sur Pandore. Tous ces objets plus ou moins cachés vous récompensent en armes, munitions, argent et autres items plus ou moins utiles. Quoi de plus de gratifiant que de gravir une montagne pendant 5 minutes, de tomber sur un coffre perdu au milieu de nulle part et qui une fois ouvert vous donne...3 dollars ou bien une arme pas plus efficace qu’un pistolet à eau. Et oui c’est ça l’effet Borderlands, on trouve toujours à s’occuper et on n’a jamais la sensation de s’ennuyer. 

ARRETE DE TIRER SUR DES TETES THERMO-NUCLEAIRES JE TE PRIE ! 

Toute votre aventure va vous emmener dans des contrées d’une variété hallucinante (mention spéciale pour le niveau de la réserve naturelle que personnellement j’adore) - à la poursuite du « Beau Jack », le méchant de service - où vous aurez à vous confronter à un bestiaire beaucoup mais alors beaucoup plus étoffé que par le passé. On passe de la plus fluide des manières du mécha suréquipé au yéti en passant par des hélicoptères pilotés par des individus de la trempe d’un looping de l’Agence tous risques. 

ON AVAIT DIT PAS LES HABITS ! 

Vous serez également amené à rencontrer toute une ribambelle de PNJ (personnages non joueurs) plus ou moins familiers mais tous dotés d’une vraie personnalité (attachante ou non à vous de voir) ce qui n’est pas très courant dans les productions actuelles vous en conviendrez. Au gré des twists scénaristiques vous serez également amenés à retrouver de vieilles connaissances au niveau des monstres et retournerez dans certains lieux arpentés par le passé. Le jeu est également truffé de références (les tortues ninja, apocalypse now) que les fans de ces oeuvres apprécieront à leur juste valeur. Quel est le point commun entre ce Borderlands 2 et Football Manager ou Civilization ? Aucun me direz vous. Et bien si, le fameux syndrome dit du « allez juste une petite dernière ! ». Ce jeu est tellement addictif que l’on veut toujours aller au bout de la mission secondaire en cours, chercher le coffre qui nous manque pour finir un défi, bref de la bonne je vous dis ! Pour ce qui est de la durée de vie du jeu, plusieurs options s’offrent à vous, la première d’une quinzaine d’heures ou vous ferez uniquement les missions principales (je déconseille clairement cette option vous l’aurez compris). Pour vraiment en profiter et s’immerger comme il se doit dans le jeu, comptez 25 heures. Enfin pour les vrais de vrais voulant ranger le jeu dans leur ludothèque avec le sentiment du devoir accompli, comptez plutôt 40 heures minimum. Il y en a pour tous les goûts vous l’aurez compris sachant que la rejouablilité est là si vous voulez vous monter plusieurs personnages de différentes classes. 

Le récap :

Visuellement

Le cel shading étant un style assez particulier (mais ô combien ardu à maitriser contrairement aux idées reçues), je laisse à chacun le loisir de se faire son idée sur la patte graphique de ce Borderlands 2. Déserts, glaciers, volcans, mines, réserve naturelle, villes (futuriste ou non), l’invitation au voyage est permanente et chaque détail est parfaitement représenté, le côté sale et malsain des différents univers étant le fil conducteur du design du titre. 

Auditivement

Le jeu offre une ambiance sonore à la hauteur de son ambiance visuelle. Tout d'abord mention d'excellence pour les doublages français qui sont tout simplement parfaits avec des voix toutes bien choisies. La musique qui s’adapte à l’action comme aux plus belles heures du système Imuse, les bruitages parfaits, tout se passe dans une cohérence évidente sans surenchère aucune dans les décibels. Du grand art !

En supplément

Le jeu est disponible en 3 éditions à son lancement, une édition standard dotée d’un fourreau cartonné. La deuxième édition, baptisée « chasseur de l’arche » rajoute plusieurs goodies plus ou moins intéressants pour le fan du jeu. Enfin la dernière édition, « coffre à trésor » représente ce que l’on peut rêver de mieux pour le fan de la licence, à savoir une reproduction d’un des nombreux coffres que l’on trouve sur Pandore. 

En ce qui concerne le Multijoueur, le mode coopératif propose plusieurs configurations possibles, 2 joueurs sur la même console en écran partagé ou à alors jusqu’à 4 joueurs en ligne (seulement entre amis ou alors par le biais d’un système de Matchmaking intégré). Le gros avantage de jouer en multijoueur à Borderlands 2 est que les ennemis proposés seront bien plus coriaces et rémunérateurs qu’en solo. Il arrive très régulièrement que l’on doive occire une brutasse qui se promène avec un coffre plein d’armes sur le dos. De même vous aurez désormais la possibilité de monter à 4 dans le même véhicule pour des missions pleines de grands moments de bravoure. 


CONCLUSION 

Je pourrais vous parler de ce jeu pendant des heures mais comme il faut bien conclure à un moment pour vous permettre d’aller acheter le jeu si vous ne l’avez pas ou bien de continuer à y jouer si vous en êtes l’heureux possesseur je voudrais vous parler du futur de Borderlands 2 . En effet le jeu fonctionne comme de plus en plus de jeux actuels avec une formule d’abonnement type « Season pass ». Ce qui vous permet d’acquérir les futurs DLC du jeu pour un prix préférentiel (4 pour le prix de 3 en l’occurrence) d’ici à leur sortie, étalée dans les 9 prochains mois. A chacun de se faire sa propre opinion sur ce système. Mais gageons que nous aurons à faire à des DLC variés et plutôts convaincants (le premier intutilé « Capitaine Scarlet et son butin de pirate » est d’ailleurs disponible depuis le 16 octobre et vous emmène à la rencontre de pirates du désert dotés de vaisseaux tout droit sortis du retour du Jedi). En tous les cas, merci Mr Gearbox pour ce long et beau voyage qui ne fait que commencer.

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