The Witcher 2 : Assassins of Kings sur Xbox 360, le test de peb258

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The Witcher 2 : mon GOTY 2012

Ma vision se trouble, j’ai atteint mes limites, et les mutagène empoisonnent mon sang... à moins que ce ne soit l’odeur pestillentielle, mélange de poissons morts et de viande ivre qui émane de ce modeste comptoir qu’est Flotsam. Il faut que je me hâte de rétablir la vérité, de trouver le véritable responsable de l’assassinat de Foltest, roi de Temeria. Je n’en endosserai pas la responsabilité, mais tout semble s’opposer à cela. J’ai mis les pieds dans un  bourbier politique, où les elfes et les nains se battent contre des humains corrompus, menteurs, fourbes et viles. Et moi, le monstre, le mutant amnésique.. je dois retrouver Triss.

 

The Witcher 2 fait suite à l’excellent 1er opus, qui malheureusement ne vit le jour que sur PC. Avec plus d’un an d’attente, sa suite nous arrive enfin sur console par le biais de la Xbox360. Et je vais être honnête, il s’agit pour moi du RPG de l’année, ex-aequo avec Mass Effect 3. La première bonne surprise vient dès l’achat du jeu. En effet pour 60 euros vous avez droit à un fourreau cartonné contenant le jeu bien évidemment, mais aussi la carte, un guide des quêtes principales et annexes, et la bande son du jeu, au format physique!! On sent clairement que la première incursion du sorceleur sur console a été soignée par les polonais de CD Project.


 

Cependant pour le novice qui n’aurait pas eu la chance de toucher au premier jeu, il convient de l’avertir de la difficulté à se plonger dans l’univers de Geralt de Riv et de ses compagnons, tant le contexte est travaillé, complexe, riche d’intrigues politique et de personnages retords. Il ne faut pas oublier en effet qu’ils ont tous été crée par Andrzej Sapkowski, un écrivain polonais et qu’il en a fait 5 romans et un recueil de nouvelles. Bref, je recommanderai au non initié de se trouver un résumé très détaillé du premier jeu sur internet à défaut de lire les livres, et de vraiment se familiariser avec les tenants et les aboutissants de l’histoire, au risque sinon d’être totalement découragé et largué dès les 1ères minutes de jeu. Mais c’est un bien maigre investissement pour profiter de ce chef d’oeuvre.

 

Techniquement, le jeu est peut-être ce qui se fait de mieux sur la 360, la mettant ainsi en difficulté par moment, et l’installation sur le disque dur est recommandé pour ne pas subir de trop long temps de chargements. La direction artistique est fabuleuse, avec des décors qui respirent la vie, la crasse aussi. Les lumières travaillées à la perfection nous plongent véritablement dans cette ambiance de dark fantasy. Du coucher du soleil à l’aube, le cycle jour-nuit évolue en temps réel, et les activités de la population que vous serez amené à croiser s’adapteront selon le moment de la journée. Certes il y a desfois des textures qui ne s’affichent pas immédiatement, ou des dialogues où les personnages ne bougent pas les lèvres, mais cela reste mineur et n’entache pas à mon sens l’expérience de jeu. Car oui il s’agit d’une véritable expérience à la qualité d’écriture rarement atteinte dans le jeu vidéo.

 

Le jeu vous met dans la peau de Geralt de Riv, Sorceleur de son état. C’était un homme, mais qui par le biais de rites secret et de substances mutagènes est devenu un mutant chargé de traquer et tuer les monstres quels qu’ils soient. Stérile, immunisé à toutes les maladies, notre héros doté de pupilles de chat se retrouve bien malgré lui embarqué dans un complot le dépassant. Ayant perdu la mémoire, ce dernier est accusé à tort du régicide de Foltest, roi de Temeria. Pourchassé, il n’aura d’autre choix que de retrouver le ou les responsables. Ses seuls alliés seront Triss Merigold, charmante sorcière et Vernon Roche, agent spécial du roi Foltest. Une des spécificités de The Witcher est le fait qu’aucun personnage, aucune situation, aucun choix n’est ni bon ni mauvais. Il y a juste des prises de décisions à faire, parfois en temps limité, et dont le joueur devra assumer les conséquences qui parfois ne se feront sentir qu’à très long terme. Et le jeu offre d’ailleurs une rejouabilité importante, avec deux embranchements majeurs dans le scénario modifiant les lieux visités, les personnages croisés et les quête sur les 2/3 du jeu. 


 Geralt et ses acolytes... il vous sera difficile de résister au charme de Triss

Des choix, il faut en faire aussi en ce qui concerne l’évolution du sorceleur puisque plusieurs arbres de compétences sont à votre disposition, mais que vous ne pourrez pas tout obtenir. Les compétences se répartissent entre le maniement de vos deux épées (une en argent pour les monstres et l’autre en acier pour occire les humains), votre magie rudimentaire, et la préparation des pièges, potions et bombes diverses afin de vous donner un avantage au combat.


Le système de combat est particulier : bien adapté pour affronter un ou deux ennemis à la fois, il devient rapidement dépassé lorsque vous affrontez une horde d’adversaire. Sachez cependant une chose : faire le jeu en facile ou normal enlève tout challenge, le jeu se résumant à une boucherie. Il devient cependant bien plus tactique en difficile, vous obligeant à réfléchir à la façon d’aborder chaque affrontement, la mort pouvant surgir du plus chétif des monstres. La magie et les potions vous seront alors d’une aide précieuse. Rajoutez à cela un système de craft d’équipement assez intéressant et des quêtes annexes en pagaille et très bien écrites.

 

Vous l’aurez compris, ce jeu est pour moi indispensable. Sans vous révéler l’histoire, le scénario, la profondeur des personnage et la maturité des dialogues m’ont fait voyager comme rarement. Si vous n’avez pas encore franchi le pas, foncez, c’est assurément l’un des GOTY sur 360!!

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