The Witcher 2 : Assassins of Kings sur PC, le test de Gloumouf

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Gloumouf
10
Gloumouf PC

La nouvelle reference du RPG occidentale

(Ceci est ma premiere tentative de test donc voila ^^ )

 

The Witcher 2 nous met dans la peau de Geralt de Riv, un sorceleur (un mercenaire tueur de monstres, génétiquement modifié à l’aide de potions). Les évènements se passent quelques mois après la fin du premier épisode. Apres lui avoir sauvé la vie, Geralt est au côté du roi Foltest, un puissant souverain, à l’aube d’une grande bataille

(La matinée avait pourtant bien commencée...)

La première chose qui saute aux yeux quand on commence, c’est la magnificence des graphismes. Le jeu est de toute beauté. Les environnements sont riches, détaillés, variés avec une lumière vraiment magique, qui change selon l’heure de la journée, selon le climat. La nuit, les villes sont désertes, sauf près de la taverne. Quand l’aube se lève, l’activité reprend peu à peu, les marchands sortent de chez eux et commencent à s’installer, dans la nature aussi, le chant des oiseaux qui se réveillent, la brume matinale se dissipe doucement, les rayons lumineux du soleil filtrent à travers les branchages. Visuellement, c’est un univers extrêmement vivant.

Ce souci du détail se retrouve évidemment chez les personnages. Que ce soit les armures de Geralt ou bien les tenues de filles de joies en passant par les rois et les magiciennes, rien n’a été laissé au hasard et on se croirait presque devant la qualité des costumes du Seigneur des Anneaux niveau finition.

Cette ambiance est renforcée par un univers définitivement adulte parfaitement assumé. Entre les phrases pleines de noms d’oiseaux des nains, les soldats racontant leurs exploits de pillages, les prostituées qui vous alpagues dans la taverne, les scènes de sexes clairement explicites (bien moins nombreuses que dans le premier jeu, bien plus chaudes). On est vraiment au moyen âge.

Les dialogues sont parfaitement écrits, les répliques sont souvent savoureuses et les perso n’hésitent pas à s’envoyer des vannes. Un vrai bonheur. Les voix françaises sont d’ailleurs de très bonne qualité dans l’ensemble, même si la VO en anglais est quand même supérieure. D’ailleurs, la synchronisation labiale est parfaite. On peut lire sur les lèvres quel que soit la langue. Je ne savais même pas qu’une telle technique existait.

 

Le jeu est découpé en trois actes, avec un prologue et un épilogue.

Le prologue est en fait une sorte de tutorial qui se passe en plusieurs séquences pouvant se jouer dans l’ordre que l’on veut… Ce qui est ma foi assez inutile voir même déconseillé car se retrouver tout de suite face à plusieurs soldats sans savoir jouer, c’est assez….délicat !

Les deux actes suivants sont bien plus longs et intéressants. Le second dépend complètement des choix fait auparavant. Ce qui veux dire qu’en faisant le jeu la première fois, on « rate » la moitié de l’acte.

Le troisième acte est quant à lui bien plus court… Un peu trop d’ailleurs. Si l’histoire avance à grand pas et que les choix cornéliens sont légions, le nombre de quêtes annexes ainsi que la taille de la zone très réduits par rapport au reste du jeu.

L’épilogue pour sa part est la fin du jeu. Contrairement à ce qu’on voit d’habitude, à savoir une cinématique suivit d’un générique, ici, c’est un vrai passage de jeu qui répond à toutes les questions (et il y en a !) et laisse la porte grande ouverte pour une suite que je déclare d’ors et déjà comme le jeu le plus attendu du moment. Na !

Contrairement au premier opus qui était un jeu vu de dessus avec des combats plus ou moins à la Diablo, ici, il s’agit d’un jeu avec vue à la troisième personne (caméra derrière le personnage) On perd en vision d’ensemble et en tactique ce qu’on gagne en immersion et en action.

En parlant d’action, on arrive au gros point noir du jeu : sa difficulté. Le début du jeu est vraiment galère, même en mode normal. Geralt a la puissance d’une gamine et l’endurance de vieille ! On a tendance à mourir assez souvent, et on prend vite l’habitude de sauvegarder après chaque combat ! On aborde chaque joute avec prudence en utilisant tout ce qui est en notre pouvoir pour faciliter la donne. Pose de pièges, potions d’améliorations, utilisation des signes (magie) et surtout l’esquive qui est indispensable si on veut survivre. Bref, c’est dur, mais chaque combat est intense, et un excès d’optimisme se paye généralement assez cher… D’ailleurs, le jeu à la manette est fortement conseillé. Il a d’ailleurs été conçu pour être joué comme ça je pense.

Pourquoi je dis que c’est un gros point noir ? Parce que rapidement, on prend des niveaux, on améliore nos compétences, notre équipement nos pouvoirs et le jeu devient de plus en plus facile au point de devenir vraiment bourrin. Si au début on redoutait le moindre écuyer, sur la fin, un combat contre deux trolls ne pose aucun problème. La difficulté est terriblement mal dosée.

Pour rester dans les gros défauts du jeu, il y a l’inventaire. Une véritable aberration!!

Au cours de l’aventure, on ramasse tout un tas d’objet sur les cadavres des ennemis, dans des coffres, etc. Cela va de l’épée au livre expliquant certains aspects du background en passant par des objets inutiles. Le problème, c’est qu’il manque un filtre « babiole » ou « camelote ». Du coup, quand on veut vendre ces objets, on passe un temps fou à parcourir son inventaire pour sélectionner un à un ces items. Impossible de classer ses objets par ordre alphabétique, de poids, de valeur, etc. Il y a bien quelques filtres (armure, arme, livre, alchimie, etc.) mais c’est bien insuffisant. De même, quand on veut acheter par exemple une épée chez un forgeron, impossible de comparer les stats avec celle que l’on porte. Obligé de sortir de l’interface du marchand et de regarder dans son inventaire…
Je pense qu’une amélioration arrivera dans un prochain patch. Je ne veux pas croire qu’un jeu de ce calibre pâtisse de défauts pareils.

Petite déception aussi pour le système d’artisanat. On trouve des recettes ou des schémas tout au long de l’aventure. Ils permettent de fabriquer des potions (utiles !) ou de l’équipement. Malheureusement, la plupart des objets sont peu intéressants et au final, on laissera tomber rapidement ce qui aurait pu être une bonne idée.

 

Sur le principe, le jeu ressemble au premier opus. Chaque acte est centralisé autour d’une ville. C’est dans celle-ci que l’on achètera son matériel, qu’on récupèrera des quêtes annexes et qu’on en apprendra plus sur le scenario. Les quêtes sont un peu moins nombreuses que dans The Witcher. D’un autre côté, la plupart était du style « Ramène moi dix cranes de goules » donc ce n’est pas bien grave au final. Ici, même si elles sont assez classiques dans l’ensemble, certaines sont vraiment originales comme convaincre un Troll d’arrêter la Vodka pour qu’il arrête ses violences…ou le tuer. Mener une enquête pour innocenter quelqu’un qui va se faire lyncher par des paysans… ou au contraire, l’accuser, laisser faire le peuple, etc. La plupart des quêtes, qu’elles soient annexes ou non laisse le choix.

Le Choix est bien une des grosses réussites du jeu. Chaque choix à son influence, parfois vraiment minime, mais certaines décisions changeront définitivement le jeu, son univers et la façon dont les personnages vous jugent. C’est pour ça que pour voir toutes les facettes de l’histoire, il faut refaire le jeu plusieurs fois. Et vu la complexité et la profondeur de l’histoire, ça ne sera pas un mal ! En effet, le nombre de personnage est très important, les différents royaumes impliqués dans cette affaire sont également nombreux. Chacun ayant son histoire, ses ambitions. Les retournements, les trahisons et autres surprises sont nombreux (le Journal des quêtes propose des résumés sur chaque protagoniste se met à jour au fur et à mesure de l’aventure : très pratique). Personne n’est blanc ou noir. Il n’y a pas vraiment de méchant diabolique et de héros foncièrement bon et généreux. Cela renforce le côté adulte de l’histoire.

 

J’en arrive à deux pages sous Word donc je vais conclure. 

The Witcher 2 est l’un des meilleurs jeux d’aventure que j’ai fait. De par son histoire, son univers, son ambiance vraiment très travaillée. De plus, il est merveilleusement mis en valeur par des graphismes d’une qualité rarement (jamais ?) vue.

Les quelques défauts, même s’ils sont assez importants n’entachent finalement pas le jeu. Les polonais de CD Project ont tout compris au jeu d’aventure. Le premier épisode était un grand jeu, celui-là est un indispensable.

Maintenant, je n’ai plus qu’à refaire le jeu, attendre les DLC, finir de lire les livres de Andrzej Sapkowski et d’espérer que ça me prenne assez de temps pour enchainer rapidement sur The Witcher 3 !

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