Dragon Age II sur Xbox 360, le test de lynsyn

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Dragon Age II - Le test par Lintu;

Je dois dire que lorsque j'ai vu les tests de la bête, j'ai un peu pris peur. C'est pas comme si j'avais précommandée mon édition signature à l'avance... ah bah si en fait.  Annulera, annulera pas était donc la grande question. Curiostié de gamer oblige, le vilain petit canard s'est retrouvé dans la Xbox quand même. Si décevant que ça, le bestiau ? Pas forcément ...

C'est sûr que s'il faut commencer quelque part, ce qui s'impose c'est que ce dernier Bioware n'est PAS la suite de Dragon Age Origins. Une fois cela dit, rien ne sert de comparer avec l'aîné, et laissons nous attirer parce que le soft a à offrir.

Un gameplay et une interface refondu.

Pour sûr, le clampin lambda qui va appuyer sur A et qui va attendre que son personnage bouge (comme dans le premier quoi) va se faire dézinguer vite fait car Bioware a voulu "dynamiser" son titre en proposant un aspect très Hack'n'slash, limite proche du beat them all. De fait, excepté les capacités maintenues et activées du personnage que l'on enclenche via les boutons X, B et Y, le titre nous offre surtout la très appréciée capacité de .... bourriner le joli bouton vert. Clair que côté dynasmisme on a vu plus brillant...  L'action se fait alors floue tandis que le héros arrache 50 ennemis en deux frappes, faisant des combats une tâche répétitive et forcément lassante. Vous allez me dire que pour un jeu qui mise sur ses combats "c'est bête ça"... TIGER SORT DE CE CORPS. Ce que j'aimerais dire, c'est que même dans le Dragon Age Origins, les combats n'étaient pas si passionnant (sur console j'entends), certes le point gagnait à être amélioré, mais ce n'est pas ce qui rendra le jeu plus mauvais que le premier.

L'interface aussi a changée, la disposition et l'aspect des barres de vie, d'endurance et de mana, mais aussi les menus inventaire et personnage. Et comme je le disais dans la preview, c'est à l'image d'un vista après XP, ça déboussole un peu au début mais on s'y fait vite. Chaque personnage dispose de plusieurs volets de capacités nous permettant de développer son éventail d'attaques suivant notre style d'approche. A l'instar du premier, cela permet également une certaine rejouabilité du titre, le Healer de l'équipe pouvant changer etc.

Les relations ne sont plus ce qu'elles étaient ?

Car en effet, les personnages que vous aurez avec vous au moment de certaines scènes permettent de changer le cours de l'histoire. J'ai lu beaucoup d'avis se plaignant du fait que la plupart des joutes verbales viraient très vite aux mains. A cela je répondrais ceux-ci : choisissez les bons personnages et les bonnes répliques et cela vire très vite en votre faveur. Surtout que plus les relations sont développées, dans un sens ou dans un autre, plus les options viennent s'inclure dans les dialogues. Par exemple, notre soeur étant mage, elle est rattachée à leur cause, et faire appel à son avis lors d'un dialogue tendu permet de calmer la situation. Et c'est tout à l'avenant. Celui qui survole les relations avec ses personnages, notamment les quêtes annexes les concernant, sera souvent contraint à jouer de l'épée.

Par ailleurs, les dialogues sont désormais enrichis de trois réponses basiques : la bleu, la violette et la rouge, allant de la réponse la plus "douce" à celle provocant carrément le combat. En plus de ces quelques icônes viennent s'ajouter les étoiles, réponses permises par l'acquisition d'affinités avec un personnage, le coeur plein et brisé, visant à établir ou détruire une relation sentimentale et enfin l'icône verte, permmetant donc d'appeler un personnage à la rescousse lors d'un dialogue ou bien de consulter l'avis générale afin de prendre conscience de la répercussion d'une décision.

Je tiens donc fortement à insister sur le fait que celui qui a dit : "de toute façon c'est useless ça se finit toujours pareil" se plante complètement. Les relations sont bel et bien à développer, encore plus que dans le premier du nom, et c'est presque le côté le plus attrayant du titre.

Beau de loin mais loin d'être beau ?

Les environnements sont fades et copier-coller des dizaines de fois dans le jeu (on retrouve la même map pour chaque grotte par exemple). Certes la ville ne manque pas de charme mais l'aspect général n'est clairement pas à la hauteur. Si les cinématiques nous font ressentir un souffle épique ,celui-ci a déserté les paysages, mais pas le titre pour autant.

Car si au début le héros est aussi attachant  et charismatique qu'une poutre, il gagne rapidement en vigueur et en charme. Par ailleurs, l'équipe que l'on réunit (près de huit personnages en tout) dispose de personnage avec le caractère bien définit que l'on prend plaisir à découvrir. Ainsi, ceux qui auront fini Awakening, l'extension de DAO, auront le plaisir de redécouvrir le mage Anders (même si une facilité scénaristique a permis d'omettre certains détails), et si celui-ci est dévoré par son désir de justice, il n'en reste pas moins flagorneur comme il l'était dans Awakening. Viennent s'ajouter également une autre mage, deux guerriers, deux voleurs et Sebastian disponible en DLC ou dans la Signature Edtion. Tout ces personnages auraient gagnés à être perfectionnés tant dans leur allure que dans leurs expressions mais le plaisir de parcourir le jeu à leurs côtés est bien là et ça c'est beau.

Un contenu riche.

Le contenu offert nous permet d'ailleurs de nous en donner à coeur joie, les quêtes étant très nombreuses et variées, nous permettant d'approfondir divers points du scénario principal. Si celui-ci arrache pas trois pattes à un canard, il reste cohérent par rapport à l'intrigue amenée dans le premier volume, à savoir la dissension entre les mages et les templiers, notre héros étant le catalyseur de tout ce joyeux bordel, passant du statut de simple réfugié à celui de héros local. L'ascension en plusieurs années marquées par les faits marquants de la cité nous permet de rester proche du vécu de Hawke et de toujours vouloir aller plus loin, nous laissant un goût doux-amer lorsque l'histoire se termine. Quelque part, c'est ça aussi la force d'un jeu, réussir malgré ses défauts à nous faire ressentir ce petit pincement au coeur à l'idée de l'avoir fini.

Enfin, pêle-mêle, d'autres défauts viennent poindre le bout de leur nez  tel que l'impossibilité de changer l'armure des personnages secondaires, le nombre de loots souvent restreint, tout comme une map bien trop petite (on passe d'un pays à une ville et ses environs...). Des détails qui viennent interpeller certes mais qui ne parviennent pas, pour le joueur amateur de nouvelles aventures, d'apprécier le charme et la profondeur propre à l'univers Dragon Age.

Et c'est ici que je clôturerais ce test, Dragon Age n'est pas une perle, ni même la baffe (trop) attendue C'est l'oeuvre d'une équipe pressée par le temps et par la réussite commerciale pour sûr, mais c'est aussi un monde, une histoire, une richesse appréciable pour qui voudra l'explorer, un titre d'une trentaine d'heures qui remplit tout de même largement son office : nous divertir.


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