Grand Theft Auto : Episodes from Liberty City sur Xbox 360, le test de Gaby

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Gaby
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Gaby X360

"There is always a girl"

Cela va faire un an et demi que GTA IV a déboulé et chamboulé le paysage videoludique next gen. Mais l’évènement de 2008 n’en finit pas de durer car Rockstar n’avait pas l’intention de laisser en friche une terre aussi fertile que la plus immersive des cités virtuelles, j’ai nommé Liberty City.
Et c’est donc avec une belle régularité que nos surdoués écossais sortent en exclusivité sur le Xbox live arcade ( moyennant quelques millions de Dollars de la part de Microsoft ) les fraîchement fameux “épisodes de la cité de la liberté”. Le premier, sorti en février 2009, se retrouve aujourd’hui compilé avec The Ballad of Gay Tony disponible à la fois sur le disque Episodes From liberty City ( Disponible pour 40 euros) en dématérialisé sur le Xbox live arcade à 1600 points Microsoft.
C’est cette compilation que nous allons donc découvrir ou redécouvrir pour au moins une moitié de celle-ci, en tentant de déterminer ( nous allons y arriver je le sais ) si Rockstar a franchi le cap du DLC avec talent, honnêteté et “générosité”.

Bon tuons tout de suite le suspense dans l’oeuf, la réponse est doublement oui. D’abord il faut préciser que Rockstar ne sait pas contenté de rajouter deux ou trois missions sur les épaules du sombre Niko Bellick, loin de là. Chaque épisode, que ce soit The Lost and Damned ou The Ballad of Gay Tony, propose sa propre trame scénaristique et toute une galerie de personnages tantôt sombres et violents pour les personnages du premier, ou hauts en couleur si ce n’est pas complètement déjantés pour la plus part de ceux du second ( Mention spéciale à Yusuf qui m’a fait hurler de rire) .
De même, le joueur incarne deux personnages différents , un pour chaque épisode. Les deux sont d’ailleurs dotés une forte personnalité, et d’une réelle profondeur. Sur ce point, Rockstar fait d’ailleurs mouche à chaque fois, la qualité d’écriture étant toujours au rendez-vous.
Le joueur incarne, dans “The lost and damned”, un gros dur d’un gang de motard, dénommé Johnny Klebitz à travers lequel on redécouvre Liberty City.
Johnny est ce que l’on peut appeler un modéré au sein du groupe, toujours plus enclin aux compromis profitables à tous ( mais surtout aux Lost quand même) qu’à la violence gratuite et ce, même envers les Angels of death, les plus grands rivaux des Lost dans “la grosse pomme”.
Malheureusement pour lui ( mais heureusement pour le joueur) il se retrouve coincé entre ses convictions et son chef de gang Billy Grey pour qui, le sang la chique et le molard sont les seuls mots d’ordres.
S’en suivra donc de violentes virées nocturnes dans les sombres quartiers industriels d’Alderney.
Dans The ballad of Gay Tony, les promenades nocturnes seront aussi de mise mais cette fois dans les quartiers plus chics d’Algonquin, un monde fait de paillettes, de lumières et de beaux modèles à la vertu aussi légère qu’une plume “de rat de liberty city”.
Le joueur prendra ici le contrôle d’un des personnages les plus attachant que Rockstar n’ait jamais crée: Luis Lopez, un videur de boite de nuit, mais aussi et surtout le meilleur ami et bras droit du fameux Tony prince connu aussi sous le pseudo Gay Tony, considéré comme le pape de la nuit à Liberty City.
Cependant les affaires vont mal, et Tony plonge trop souvent son désarrois dans des substances introuvables à la droguerie du coin.
Ne sachant plus quoi faire pour remonter la pente, celui-ci fricote alors avec le milieu en espérant en tirer partie. À Luis alors, son fidèle ami qu’il a sorti des ennuis en lui donnant un job “honnête”, de rattraper tout les coups les plus foireux dans lesquels s’est fourré son patron et ami.
La tension monte alors d’un cran, leur amitié y survivra t-elle ?
Voilà donc le joueur plongé dans une vingtaine de missions dans chaque épisode, garantissant une durée de vie plus que raisonnable et ce sans faire toutes les quêtes annexes. En effet 25 heures ne seront pas de trop pour venir à bout de ses deux aventures pleines de charmes, rebondissements et surtout d’action.

D’ailleurs en parlant de missions, voyons voir si Rockstar se contente de reprendre les formules éculées depuis GTA III, à savoir un schéma classique fait d’un contact, d’instructions, d’un déplacement au point concerné et d’une élimination de la cible au final.
Et bien il faut avouer qu’en partie c’est le cas, ce bon vieux schéma, vous n’y réchapperez pas.
Cependant plusieurs nouveautés pour varier les plaisirs sont à noter. Les plus intéressantes sont sûrement celles de The lost and Damned.
En effet, dans ce dernier, une grande partie des missions se déroule en groupe, Johnny Klebitz ( vous ) et votre gang de motards déchaînés.
Il est d’ailleurs recommandé de rouler de concert afin de renforcer les liens entre avec vos “frères” ( cela se traduit par une augmentation de la barre d’énergie de votre personnage) mais aussi de prendre part aux conversations.
À cela se rajoute un système empreinté aux RPG les plus basiques.
En effet après chaque mission, les membres de votre fratrie encore en vie verront leur résistance s’accroitre. Raison de plus pour le joueur de ne pas abandonner cruellement ses coéquipiers à leur sort.
En revanche si le frère meurt, c’est un autre membre de groupe qui prend sa place avec une résistance au plus bas, si c’est un des personnages essentiels au déroulement de l’histoire qui meurt, la mission est perdue.
Dans The Ballad of Gay Tony, les nouveautés sont moins marquantes, seule la nature des missions change quelque peu. Ces dernières sont en moyenne plus explosives et plus rythmées que dans les aventures de Niko Bellick, notamment grâce à de nouvelles armes et véhicules ( Tank, Balles explosives et autre Fusils automatiques très destructeurs).
La part belle est faite également aux missions plus aériennes, avec le retour du base jump, qui avait fait son apparition dans San Andreas mais avait disparu dans GTA IV original, nécessitant l’utilisation de l’hélicopter dans la plus part des cas.
Techniquement, il est intéressant de constater que le jeu n’a absolument pas pris une ride, la modélisation de New York restant un modèle du genre,
le tout étant orchestré par le fameux moteur physique Euphoria toujours aussi surprenant et performant. Même après plus de 100 heures de jeux passées à arpenter les rues de ce Liberty City, je me surprend encore à m’émerveiller devant les réactions des passants et des policiers.
Cependant tout n’est pas rose, enfin disons que le rose a un peu pâli sur certains points de gameplay. Le problème venant principalement des gunfights qui se retrouvent entachés par une jouabilité devenue lente et lourde en comparaison des derniers titres faisant la part belle à l’action avec une fluidité et une rapidité exemplaire, ( citons entre autres la série Uncharted, Batman AA ou encore inFamous ). Non pas que l’ergonomie me soit soudainement apparue mal pensée, au contraire, mais le jeu souffre d’une latence d’un autre âge. Le moment entre celui ou vous appuyez sur le bouton de la couverture et celui ou le personnage décide enfin de s’y mettre est devenu incroyablement long et pénible. Il n’est malheureusement pas rare de mourir suite à la lenteur “intellectuelle” de notre avatar.
Néanmoins le plaisir est toujours au rendez-vous surtout que tout n’est pas resté figé techniquement. En effet, un effort réel et louable a été fourni concernant la modélisation des visages et leurs animations. Chaque mimic est extrêmement bien rendue, et les personnages y gagnent donc énormément en crédibilité. Plus d’une fois le jeu m’a littéralement bluffé à ce niveau là. Des animations contextuelles ont été également ajouté pour plus de réalisme, la démarche de Luis Lopez ,par exemple lorsque celui-ci rentre dans une boite de nuit, est irrésistible, si bien que l’on se surprend à y traîner rien que pour le plaisir des yeux.

En conclusion

GTA reste toujours et encore une valeur sûr et ce même lorsqu’il se transforme en DLC. La qualité d’écriture de Dan Houser et ses collègues se bonifie même avec l’âge si bien que la crédibilité et la cohérence du monde crée par Rockstar s’en trouve renforcé.
Ces épisodes ont donc été concocté avec amour par ses créateurs, mais aussi avec toujours autant de talent et d’irrévérence ( vous vous souviendrez longtemps des petites discutions avec Stubb, un politicien fort peu pudique, dans l’épisode The Lost and Damned).
Les fans ne seront donc absolument pas déçus malgré certaines routines de gameplay vieillissantes mais les détracteurs eux ne seront toujours pas convaincus (mais sont-ils si nombreux quand on voit le carton phénoménal de GTA IV). Bref s’il vous tardait de replonger dans les rues de la grosse pomme virtuelle, prenez bien votre respiration et sautez sans plus attendre.


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