Hatsune Miku : Project DIVA sur PSP, le test de VengeurMasquay

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VengeurMasquay
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VengeurMasquay PSP

Après le Rn'B, le Rythm n' Lag

Une histoire de beat…

Je suis sûr que vous avez déjà vu cette jeune fille à couettes bleues soit au hasard sur le web, soit dans des animes.  Bon, avant d’entamer sur le jeu que je vais vous présenter, faisons un petit peu d’histoire. Cette brave enfant de 16 ans s’appelle Miku Hatsune (ou Hatsune Miku si vous êtes d’origine jap’), elle pèse 42kg, et mesure 1m58. Merci Wiki.

En réalité, elle a été conçue en tant que mascotte pour un logiciel de synthèse vocale: Vocaloid. Créé par Yamaha, ce soft permet de simuler une voix virtuelle grâce à un synthétiseur aux tonalités … japonisantes… qui correspond à un personnage particulier (oui y’en a eu d’autres par la suite). Alors, s’en suit un véritable marketing derrière les fesses de Miku: BD, produits dérivés et musiques. Vous savez cette chanson à la con où l’on voit une idiote qui fait tourner un poireau pendant 2 minutes ? Et bien voilà, vous avez fait le rapprochement. Depuis 2009, on peut la retrouver en jeu vidéo sous les traits d’un jeu de rythme. C’est Project Diva premier du nom nous intéresse ici, c’est une exclusivité PSP bien qu’il y’ait eu un portage sur borne d’arcade. Allez, on s’attache les cheveux, on met sa jupe la plus courte et c’est parti pour saturer de ceci . Argh !

Croix, croix, carré, rond rond rond et triangleuh…

Project Diva est assez bizarre côté ambiance. En fait, au vu des screens, je m’attendais à un truc éclatant de couleurs et de niaiserie mais l’interface des menus est très très sombre et vachement angoissante à mon goût. Déjà, on voit Miku Hatsune désactivée comme un robot en train de flotter dans le menu pendant que l’on choisit notre chanson dans des menus tristounets. Après avoir choisi la difficulté de la chanson (y’en a que 3 pour commencer), on est rassuré de voir des productions assez peps et des clips musicaux entrainants ! Alors pour le gameplay on ne peut pas faire plus simple: suffit d’appuyer sur Croix, Carré, Triangle ou Rond au bon moment sur la cible.

Le principe est de faire le plus grand combo possible bien que le timing soit effectivement serré. Phase à ne pas louper: le Chance Time est un passage de la chanson qui permet de rafler des points à tel point que pour péter le high-score, faut pas en perdre une miette. A la fin du clip, selon le score, une appréciation vous sera attribuée: MissXTake, c’est lorsque que vous n’avez pas terminée la chanson ou si votre score est merdique, en passant par Standard (obligatoire pour débloquer les chansons), Great et Perfect. A noter qu’il faut recommencer plusieurs fois la chanson pour débloquer du contenu. Bon super non ? Non, y’a un gros point noir sur le gameplay les enfants. Les symboles arrivent de l’extérieur de l’écran et font des zigzags bizarres pour rejoindre la cible. En fait, sur les chansons avec un tempo dépassant les 150, on croirait assister – pardonnez-moi – à une course de spermatozoïdes en direction du grall tellement ça pète de partout. Là où ça devient plus gênant, c’est que ça baisse le framerate du jeu ce qui rend l’exercice encore moins précis. Abusay quoi… C’est là qu’on se dit que le système de cercle d’Elite Beat Agents est bien meilleur.

Tamagochi virtuel

Vu qu’on a fait le tour de ce qui est le fruit et la base de Project Diva, on va essayer de combler un peu la pauvreté de cette critique. Parlons un peu du contenu à débloquer. Au menu: des modules pour Miku (c’est à dire des costumes) qui vont permettre de personnaliser un peu notre héroïne sur piles. Ensuite, il est possible d’accéder à la chambre de Miku et refaire – Valérie Damidot inside – complétement la décoration intérieure avec des tableaux, des papiers peints à thème, des GameGear, etc…

De quoi constituer une véritable vitrine de Sega-Sex. Sinon on peut toujours tenter de jouer en multi, enfin pour trouver des potes de « bon goût » qui ont la PSP faut se lever de bonne heure, ou encore se faire plaisir devant la galerie d’artwork que l’on se fade déjà en écran de loading… Bien bien, niveau contenu c’est pas si énorme que ça car comme pour la plupart du genre, le jeu compte sur sa rejouabilité artificielle pour être rentable. J’ai pas parlé de l’éditeur de musique, c’est peut-être intéressant mais comme c’est en japonais, j’y comprends rien. Ah ? On me signale que j’ai oublié de dire que le jeu est full jap ? Bah voilà c’est fait.

Jeu de rythme tout ce qu’il y’a de plus classique, Hatsune Miku : Project Diva peut compter sur son aspect 100% jap’et électro pour en faire une bonne touche. Dommage franchement que la PSP se décide à flancher dès qu’il y a trop de mouvements dans le clip ou des symboles trop nombreux, c’est assez lolesque quand même. Si vous pouvez le trouver pas cher à bas prix, pourquoi pas. Ou sinon passez au deuxième épisode.

 

http://www.testandtroll.fr/project-diva/

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