Assassin's Creed : Brotherhood sur PlayStation 3, le test de Hakayami

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Hakayami
Hakayami PS3

Ezio a du foin dans ses bottes.

Annoncé comme un épisode 2.5, Assassin's Creed Brotherhood semble ressembler trait pour trait à son prédécesseur. Et pour cause, on dirige le même héros (Ezio Auditore) à la même époque. Malgré cela, je pense que finalement cet opus aurait mérité le titre d'Assassin's Creed 3. L'AC 2, en l'occurrence, je l'avais beaucoup moins aimé que le tout premier. Mais ce Brotherhood, avec lequel j'ai eus de gros doute à mes débuts, m'a réconcilié avec l'assassin Italien. (cf Mon premier avis, sur mon blog)
Ce jeu, je l'ai torché. Au moment d'écrire ces lignes, j'ai remplis 99.5% de synchronisation totale dans le scénario, et avec une belle mission que je n'arrive pas à 100%, uniquement pour me narguer. Et croyez-moi, pour ces 99.5%, j'en ai ma claque! Je le ferais une fois, mais pas deux!

Ce test est plutôt subjectif. Et il tiendra surtout compte du solo.
Le test est aussi disponible sur mon blog pour plus de claretés.


Pas de répit pour notre Ezio.

L'histoire reprend à la seconde où on avait laissé Ezio dans AC2, soit juste en face du cliffhanger et donc très spoilante pour ceux n'ayant pas fais les précédents opus. D'ailleurs, si vous êtes néophyte, autant commencé par le 2 avant de se lancer dans Brotherhood. Le scénario étant très vite expliqué, on vous laisse devant une horde de garde sans réel tutorial (ok, dans le second aussi certes), ce qui me laisse douté sur le public visé pour cet opus. M'enfin, passons.

Toujours est-il que notre ami italien rentre victorieux à sa villa pour passer un peu de bon temps. Mais sa journée de congés payé fut de courte durée puisque Cesare Borgia a eut la bonne idée de frapper gentiment à sa porte. Certes, il n'était pas venu seul. Cesare était seulement accompagné de toute une armée (des cannons, des tours de sièges, … bref, tout ce qu'il faut!). Et ce, uniquement pour une poignée d'assassins...? Mais bien sûr. Bref, passé ce détail, on pourra quand même dire que cette entrée en scène a le don d'attirer l'attention du joueur. Même en ayant déjà vu cette scène à l'E3, je dois vous dire que j'y ai pris mon pied. Une belle manière de relancer l'intrigue dira-t-on.

C'est donc à la suite de cela qu'Ezio, le cœur remplit de courage, prend route vers Rome afin de redorer le blason des assassins.

 

Les … quêtes annexes!

Commençons de suite par les changements notable dans ce nouvel opus. Tout d'abord, sachez que la ville de Rome est tétanisé par le joug des Borgia. En effet, le pape étant Rodrigo Borgia et le chef des armés étant son fils, Cesare Borgia, l'assassin aura maintes choses à accomplir. La trame principale étant noyé dans un tsunami de quêtes annexes, vous aurez de quoi faire.
En les accomplissant toutes, j'en suis arrivé au bout en 30 heures de jeu. Et contrairement aux stupide quêtes d'AC 2, celles de Brotherhood gardent un sens dans l'histoire. Elles ne sont pas là pour faire beau, mais belle et bien pour apporter un plus. Il y a par exemple celle du trésor de Romulus, remplaçant dignement les tombeaux des assassins du précédent volet. Ici, on vous les introduits dans le scénario et on vous laisse la possibilité de les faire, selon votre bon vouloir. Car de toutes façon, le but final de cette quête sera d'obtenir une armure hideuse mais solide appartenant à un certain Brutus, un proche de Jules César soit il y a plus de 15 siècles (elle est trop forte la femme de ménages). Bref, pour parler du point de vue joueur, en faisant cette quête, mon apriori était très (pour ne pas dire extrêmement) négatif. Ce que je déteste dans les jeux vidéo, c'est les ruines et les grottes. J'en ai vraiment horreur. Mais finalement, ils se diffèrent bien des tombeaux qu'on a connus dans AC 2. On enchaîne les phases de plateformes avec des combats et mêmes des courses poursuites bien jouissif (mention spéciale pour la dernière tanière de Romulus).

Ensuite, on peut parler des quêtes de nos factions (courtisanes, voleurs, et la guilde). Ezio étant presque aussi fort que Chuck Norris, il n'en reste pas moins impuissant face à la forte influence Borgienne. C'est pourquoi il aura besoin d'un petit coup de pouce. On aura alors entre autre une aide donnée par la chef des courtisanes (je vous laisse découvrir qui), le patron des voleurs La Volpe ou encore de Machiaveli et Bartolomelo. Chacun d'eux faisant face à diverses problèmes qu'Ezio se fera une joie de résoudre.
Par exemple, les courtisanes récoltant des informations auprès d'hommes d'influence, auront parfois besoin d'aides. En assurant la protection de l'une d'entre elle entre autre, ou encore sauver l'une d'elles d'un empoisonnement. Ezio les aide, et en retour, on peut bénéficier de leur coup de main en cas de pépin. Bref, comme je l'ai déjà dis, ces quêtes ont vraiment le mérite d'enrichir le scénario. Cela me change beaucoup des vulgaires demandes de vengeance adultère d'AC 2 dont je n'en avais rien à battre. Peut-être prenaient-ils Ezio pour un psychiatre vengeur?

Ces quêtes sont certes très nombreuses, mais ne sont pas si envahissantes que ça. D'autant plus qu'ils restent facultatifs. Certains restent fortement recommandés à mon goût comme celles de Léonardo da Vinci qui apportent de beau visuel en plus d'un gameplay varié et entraînant. Puisqu'en les accomplissant toutes, vous aurez un nouveau gadget fort utile. Et puis, les missions de Léonardo sont sans doute les plus jouissifs du jeu.

 

AC Brotherhood : d'une facilité déconcertante

Attaquons de suite le bas qui blesse : les combats.
Ceux-ci sont globalement les mêmes que dans AC 2, à peu de choses près : elles auraient été rendue plus dynamique. « Strike first. Strike fast. » disaient-ils à l'E3. En clair, les combats ne seront plus une plaie dans ce jeu, du moins dans la trame principale. Un système de série d'exécution a été mis en place de sorte que, lorsque vous venez de tuer un adversaire, vous pouvez enchaîner avec un second exécution sans délais (dans le sens où Ezio tue en un coup). Le soucis, c'est qu'après celui-ci, vous pouvez aisément poursuivre avec un troisième, puis un quatrième, et un cinquième, … et ainsi de suite. Avec un minimum de réflexe et de savoir faire, plus aucun combat ne vous poseront problèmes. Vous voyez les brutes en armures qui était bien costaud dans AC 2? Vous avez toujours peur d'eux? Pas de soucis! Il y aura toujours un garde de seconde zone à ses côtés, vous n'aurez qu'à vous en prendre à lui pour ensuite commencer votre série d'assassinats sur le bonhomme en armure. Et hop, en dix secondes, il n'y a plus rien. Lorsque je dis « dix secondes », je n'exagère aucunement. Un bataillon d'une douzaine de gardes pouvant réellement se faire en dix secondes. C'est juste aberrant de facilité. Ezio pourrait même se faire l'armée à lui seul, si il le voulait. D'autant qu'il y a toujours la technique über cheated qui consiste à contrer une attaque. Sachez qu'elle a été favorisé puisque les ennemis préviennent avant d'attaquer via leur indicateur de santé qui clignote. Autrefois, on trouvait AC 2 facile, je peux vous dire que AC Brotherhood l'est tout autant si ce n'est plus.

Quant aux phases d'infiltrations, celles-ci auront été réduit au strict minimum. Je ne suis pourtant pas un adepte des Splinter Cell, mais honnêtement, ces phases sont mal faites. L'IA est tout simplement catastrophique et gâche l'immersion que le joueur pourrait avoir:
Je suis Ezio Auditore, et je dois infiltré la maison du pape, sans doute le lieu le mieux gardé du Vatican. Même en se dissimulant aux travers de la foule, il m'est très difficile de m'y introduire.
Hop! J'arrête ici mon mode RP puisque la suite serait gâcher par le jeu. On est donc en zone interdite, ce qui équivaut à dire que les gardes seront aux aguets... Vraiment? Parce qu'il faut bien trois bonnes secondes à ces myopes pour comprendre que dix mètres devant eux passait un intrus. A la limite, si le mec me voyait de loin, je comprendrais qu'il ne s'enflamme pas. Mais là non! Je passe dans son champ de vision une seconde en marchant, dix mètres sous son nez, et rien (je souligne que j'étais en face de lui, pas sur les côtés!). La barre d'alerte du garde n'a pas suffisamment monté pour qu'il décide de bouger son derrière. Encore pire, il m'est arrivé une fois de... marcher à côté d'un garde sans que rien ne se passe! Certains même ignorent purement et simplement la dépouille d'un de leur collègue étendue sur le chemin. Et quand l'un d'eux n'a ne serait-ce qu'un peu de compassion. Il se contente de le fixer cinq secondes... avant de reprendre sa ronde. Ca fait plaisir de savoir qu'on peut compter sur ses camarades.

Ensuite, l'un des ajouts majeur est la gestion de nos recrues assassins. En effet, après avoir incendié une tour Borgia, symbole de leur autorité, le peuple avoisinant se soulève et des résistants font leur apparition. En les aidant, ils peuvent nous rejoindre et nous épauler pendant nos agissements. Mais pour qu'ils deviennent un aussi bon assassin qu'Ezio, vous devez les envoyer aux quatre coins de l'Europe afin qu'ils remplissent des contrats et gagnent de l'expérience. Ce dernier leur donnant des niveaux et chaque niveau donne la possibilité d'améliorer soit l'armure, soit l'arme de la recrue. Le temps de s'en occuper, et de faire quelques quêtes annexes, les voilà déjà à un niveau plus que raisonnable.
En fait, dès qu'ils acquirent la capacité d'utiliser les bombes fumigènes, plus rien ne les arrête. On pourrait très bien les laisser se débrouiller seul face à une dizaine de garde sans sourciller. Une fois, j'ai cru que l'un d'entre eux aller se faire avoir, mais en fait non : un coup de fumigène, et hop, plus rien. Ces recrues atteindront très vite le niveau 10 qui équivaut au rang de vrai assassin, au point même qu'ils auront les mêmes accoutrements que vous. J'en serai presque jaloux qu'ils me volent mon rôle, mais ces recrues sont tellement fortes qu'ils arrivent à s'introduire en une seconde, un endroit que j'aurai mis trois heures à atteindre pour ensuite tuer un garde. Pire, en cas de vrai pépin, je peux demander à quelques assassins discrètement cachés (si discret que moi-même, un maître assassin ne ferait pas mieux) pour tuer tout les gardes dans mon champ de vision à coup de flèches.

Peut-être que certains d'entre vous auront compris là où je veux en venir : en cas du moindre pépin, un coup sur L2 suffit pour redresser la situation. En infiltration? Appelez vos gars, vu que vous pouvez rester cachés pendant leur méfait, il n'y aura aucune désynchronisation. Une fois le ménage de fait, allez-y pépère. En combat? Appelez vos gars, un bon coup de fumigènes alliés donneront du frais aux gardes.

  Bref, quelque soit la situation, dès que le scénario vous l'autorise, le moindre petit problème est vite contourné. Il n'y a hélas pas de réel difficulté dans AC Brotherhood... Sauf peut-être un petit point : les synchronisations totales.

 

Les conneries des synchronisations totales

Rappelons-le, la vraie histoire d'Assassin's Creed se passe en 2012 avec Desmond Miles qui revit les souvenirs de ses ancêtres. Afin d'avoir une meilleur synchronisation ADN avec Ezio, il sera nécessaire au joueur d'accomplir des objectifs secondaires en plus de ceux demandés. En cas d'échec de ceux-ci, la séquence ADN en cours ne sera remplit qu'à 50% et non 100%. Cela apporte qu'un léger challenge parfois très mal géré par les développeurs.
En effet, ceux-ci nous ont avoués que cet ajout a été faite pour que nous, joueur, agissons comme Ezio l'aurait fait, comme un assassin l'aurait fait. Étant un joueur privilégiant l'immersion (cf l'article de Harle) je ne pouvais qu'applaudir devant cela. Hélas, mon délire est vite arrêté par la négligence des développeurs...

Prenons exemple des deux-trois premières tanières de Romulus, dans lequel vous devez finir la séquence en 8 minutes montre en main pour une synchronisation totale. Cependant, pour vous compliquer la tâche, ces tanières abritent deux-trois drapeaux Borgia à retirer (pour un succès/trophée et une cape à débloquer) en plus des quelques coffres à ouvrir. Hélas, pour avoir accès à tout ceux-ci, un gros détour et de l'observation seront de mise. Ce qui va à l'encontre totale de l'objectif secondaire imposé par Ubisoft. Ou plutôt, devrais-je dire que ce sont ces objectifs qui vont à l'encontre des principes des jeux de plateformes. Ces trois premières tanières étant surtout orienté plateformes à la Prince of Persia, on se retrouve dans un énorme paradoxe. D'un côté, on nous demande de nous magner le popotin. Et de l'autre, le genre impose de l'observation et de la patience. Par conséquent, on est obligé de recommencer la séquence une fois pour choper les drapeaux, et une seconde pour la synchro. Quant aux coffres, oubliez-les. Le timing des 8 minutes est en réalité très serré et ne vous donne pas beaucoup de marge de manœuvre. Ces débuts donnent très vite une mauvaise image du jeu... Poussant le joueur aguerris de défi au dégoût.

Autre exemple d'immersion gâché avec la séquence 8 (ne vous inquiétez pas, je ne spoil pas :p). Ezio doit infiltré un certain bâtiment et l'objectif de la synchro total est de ne pas se faire repéré. Soit. Rien de plus facile. Mais après une cinématique, l'objectif change et devient subitement « Ne tuez personne. »... Attendez, vous vous foutez de la gueule de qui, là? Il y a deux minutes, j'avais le droit de buter tout les gardes sur mon chemin pour rester discret et on me demande de ne plus tuer personne? Ezio serait-il devenue pacifique en si peu de temps? C'est complètement grotesque! Là où on pourrait continuer notre infiltration en avançant tout droit, on n'a pas d'autres choix que de faire un gros détour, là où on aura pas à tuer de gardes. Attention, ce n'est pas finit! Parce que plus loin, il y a un garde dont on ne peut point échapper à la vue, du moins, d'après mon expérience. Ne devant tuer personne, je décide de le neutraliser au poing. Mais une fois ceci fait, le jeu m'indique une échec de la synchro totale... WTF?!?!
Plus tôt, j'avais fais la mission des aqueducs (édition Auditore/Codex) dans lequel on me demandait de ne pas tuer plus de deux innocents. Je les ai neutraliser au poings et ça marchait! Pourquoi diantre le même coup ne marcherait pas contre un garde?! C'est vraiment grotesque.
Pire encore, plus loin, Ezio acquis une certaine arme. Celle-ci empêche étrangement notre héros d'utiliser ses armes (ni fumigène, ni pistolet, ni épée, rien) en plus du fait que le jeu nous bloque la possibilité d'appeler nos recrues (pourquoi? Je n'en sais rien.) et comme de par hasard, le scénario a décidé qu'à cette instant, on ne peut pas compter sur une quelconque aide extérieur. Le soucis, c'est qu'il faut s'enfuir du Vatican. Le deuxième soucis, c'est que la zone à fuir est immense et qu'il y a des gardes qui sortent de partout, mais de vraiment partout. Le troisième soucis, c'est que la synchro total demande de ne pas perdre de santé. Ok, je vais utiliser la nouvelle arme d'Ezio, on verra qui rigolera bien le dernier! … Et ben de toute évidence, ce ne sera pas moi. Parce que dès l'utilisation de celle-ci, Ezio perds de la santé. OK! En fait, ce qu'il faut faire, c'est courir. Et comme les gardes agile courent plus vite que nous, il est préférable de passer par les toits. Problème : les archers. En clair, il faut se la jouer Matrix et esquiver les flèches sans l'effet bullet time. Et ce, pendant deux bonnes centaine de mètres.

Suis-je le seul à trouver cette synchro total complètement grotesque et hors de propos?

 

Je termine avec un dernier exemple : le DLC affaire de Copernic (exclusivité PS3).
Déjà, sachez que ce DLC n'apporte rien au scénario. Il est juste là pour compléter l'aspect historique. Ensuite, les synchro totales de ce DLC sont plus dur que la moyenne, mais aussi débile. Il vous sera entre autre demandé d'assassiner un peu moins d'une dizaine de cible en temps impartit. A ce moment là, suis-je le seul à me poser la question « Comment Ezio fait pour savoir que monsieur est la cible et pas son voisin? » Il n'y a pas d'enquête, rien. Uniquement le GPS et la vision d'aigle. Ensuite, le temps impartit est tout aussi très serré. N'y allons pas par quatre chemins : vous êtes obligé de foncer comme un attardé mentale le long des quartiers de Rome pour réussir. Si votre doigt lâche le bouton R1 pendant que vous êtes à cheval, autant dire que c'est finit. Et là, la chute de framerate extraordinaire sera là pour vous dire que la console pourrait freeze à tout moment, génial. Bref, aucune immersion n'est apporté par la plupart des synchronisation totales de ce DLC. Uniquement de la frustration et les yeux rivés sur notre GPS, dommage.

 

Quelques détails en vrac avant de parler du multi.

Je consacre un petit paragraphe pour vous dire que le jeu inclut un mode entraînement virtuel fort sympathique. Sans doute ce qui m'a permit de me passer les nerfs. En effet, ce mode est un peu comme celle de Metal Gear Solid premier du nom. Vous êtes dans un décors virtuel où vous devez par exemple parcourir, chercher ou assassiner des cibles. Ceux-ci restent relativement courts à effectuer mais très plaisant à jouer. Il y a par exemple la série d'assassinats bien défoulant à faire. Avec un minimum de technique, les corps s'entassent sur le sol en un rien de temps. Et si vous remplissez toutes ces objectifs, vous aurez un beau costume alternatif à porter. Une référence au très justement saga des Metal Gear Solid.

La quête des drapeaux & plumes à récolter est beaucoup plus simple. En rénovant toutes les boutiques d'arts, ceux-ci vous propose des cartes indiquant la position de ces items. Aussi, le sujet 16 refait surface avec dix glyphes à trouver (uniquement visible avec la vision d'aigle cette fois) donnant suite à dix énigmes. Et ceux-ci sont plus compliqués que ceux d'AC 2. De la patience et de la jugeote seront de mise. Le résultat ne sera peut-être pas ce que vous attendez, mais je peux vous dire que ça vaut le coup (même si très honnêtement, j'ai quand même réussi à ne rien comprendre au message du sujet 16! mdr). Et enfin, Rome a besoin d'être reconstruit. Le même système de gestion de la villa dans AC 2 est réutilisé à l'échelle du Vatican. En sachant que l'économie est légèrement nerfé (on ne gagne plus autant de millions qu'avant) sans pour autant vous laisser dans la pauvreté très longtemps. Enfin, par rapport à AC 2, il est possible de rejouer des séquences ADN déjà joué.

Quant à l'aspect historique, elle reste très fidèle à la réalité. Sur ce point, la série Assassin's Creed a toujours fait du bon boulot.

Pour terminer, je veux faire un petit coup de gueule sur les bad guy de l'histoire pas si mise en avant que ça. Dans AC 2 et AC lineage (le court métrage), Rodrigo Borgia était clairement montré comme le grand méchant intrépide à vaincre. Malheureusement, ce même Rodrigo Borgia semble être devenue subitement sage et ne se fait pas si entendre que ça. Juste histoire de toucher son chèque avant de partir. C'est plutôt son fils qui est badass sans trop l'être. Ses apparitions étant pour moi trop brefs (hormis la fin du jeu) et par moment pas assez convainquant sur le personnage. En fait, je crois qu'en rentrant dans la peau du personnage d'Ezio, je haïs plus la reine que Cesare lui-même.

 

Quelques mots sur le multi.

Le principe ici est plutôt original. Vous incarnez un assassin ayant une cible attribué, que vous devez éliminer le plus silencieusement possible afin de marquer des points. Seul contrainte : vous aussi êtes la cible d'un autre joueur qui est lui même une cible d'un autre et ainsi de suite. On arrive à un jeu de chat à la souris version assassin. Bien sûr, vous devez abattre le joueur, et non le pnj portant la même skin que votre cible. Quant aux maps, la plupart d'entre elles sont repris des environnements d'AC 2 avec Venise ou Forli par exemple.

Donc pour marquer des points, une jauge indique la discrétion avec lequel vous procédez. Si votre adversaire est dans le champ de vision, tout action en profil actif est à proscrire. Auquel cas, votre jauge diminuera et donc réduira les points bonus obtenue lors de l'assassinat. Pire : si cette barre descend à zéro, votre cible sera informer de votre présence et prendra ses jambes à son cou. En supposant que ce soit vous qui êtes poursuivis, la réussite de la fuite vous donnera des points en plus de l'annulation du contrat de votre poursuivant. Bref, il sera évidemment recommandé d'agir discrètement si vous voulez gagner.

Malheureusement, certains joueurs ne semblent pas avoir compris le principe d'Assassin's Creed ou la transgresse délibérément et se mettent à bourriner comme s'il s'agissait d'un FPS. Ils ne se contentent jamais de le faire à la réglo et marquent une bonne série de 100 points à chaque fois. Sauf que cette méthode ne fera que gâcher les parties, puisque la manière fourbe permet de marquer par exemple 400 points en une fois. Même mieux : avec certains bonus, il n'est pas impossible d'arriver jusqu'à 700 voir 800 points en un coup.

Il y a bien sûr à côté un système de niveau permettant de débloquer diverses joyeuseté. Il y a entre autre le morphing permettant de transformer les pnj vous entourant avec la même skin que vous. Ou encore la bombe fumigène idéal pour humilier un adversaire qu'on a repéré, car grâce à l'humiliation, vous échappez à la mort et marquer 200 points. D'ailleurs, histoire d'équilibrer les parties, le joueur en tête aura tendance à... avoir plusieurs chasseurs à ses trousses. Tandis que le tout dernier n'en aura pas. Peut-être est-ce ici que la jalousie de vouloir gâcher les matchs est née...? Je ne sais pas. Toujours est-il que ce système se relève fort utile pour remonter dans le classement. Le premier étant en mode paranoïa, il ira difficilement chassé sa proie alors qu'il y a sûrement trois bonhommes assoiffés de sang qui le traquent.

M'enfin, ce mode multi, bien qu'original, n'arrive pas à me convaincre suffisamment. Bien trop de défauts viennent tâcher mon avis. Trop souvent, j'ai pu identifier mon poursuivant mais l'humiliation est très (trop?) difficile à pratiquer avant que celui-ci ne me saute dessus. Trop souvent, le gameplay m'a fait grimper là où je ne voulais pas, laissant ma cible s'échapper au loin. Trop souvent je n'arrive plus à faire une série d'assassinat parce que ma cible est justement l'un des gars qui ne jouent pas le jeu. Ce multi reste quand même sympa, mais sans plus. Un petit mode multi pour un grand mode solo, voilà le fin mot de cette histoire.

 

En définitif, il y a beaucoup trop de points qui m'ont fâché dans Brotherhood. Malgré cela, je me rend compte que si je n'avais pas mon côté gamer collectionneur qui veut tout débloquer, j'aurai pris beaucoup plus de plaisir à jouer ce jeu. Les objectifs des synchronisations totales vous limite dans les actions et gâchent l'immersion. Parce que le scénario, dans sa globalité, reste très bon. Bien qu'un peu court, en ne faisant que la trame principale, le jeu promet une dizaine d'heures plaisant. Sur mes trente heures de jeu, j'ai du m'amuser que pendant la moitié d'entre elles pour tout vous dire. D'où mon avis très mitigé sur ce titre.

Si vous avez aimé AC 2, il est certain que vous aimerez ce AC Brotherhood. Dans le cas contraire, tout dépend de vous si vous voulez passer le cap. Il ne s'agit pas là d'un petit mode solo pour un grand mode multi mais bien l'inverse. J'ai peut-être été un peu sévère mais comme on dit : qui aime bien châtie bien.

Enfin, si vous avez la chance d'avoir les deux consoles HD, je vous le recommande sur la version Xbox 360. La version PS3 possède plus de ralentissement. Et son DLC exclusif gratuit n'apporte pas grand chose de plus, si ce n'est une heure de jeu supplémentaire.

Donc, ce jeu, je vous le conseil malgré tout. Un bon cadeau de fin d'année.

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