Baldur's Gate 2 : Shadows of Amn sur PC, le test de Morki

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Morki
Morki PC

Baldur's Gate II: Shadows of Amn

Développeur : Bioware
Editeur : Interplay
Type : RPG occidental
Sortie : 2000

Votre victoire sur Sarevok vous aurait laissé croire à un peu de tranquillité, mais accéder à la puissance n’a fait qu’attirer l’attention sur vous et vos capacités. Vous voici prisonnier d’un cruel et mystérieux geôlier. Sitôt libéré, vous voici entre le marteau et l’enclume de luttes dont vous ne savez rien. La suite directe (l’importation de personnage du I au II est possible, fait à ma connaissance unique dans le jeu vidéo) de Baldur’s Gate vous emmène au sud de la côte des Epées, dans le royaume marchand de l’Amn. Vous êtes prisonnier d’un magicien énigmatique, et si vos premières motivations se lancent à sa poursuite et à celle d’Imoen, le scénario est complètement relancé lorsque vous les retrouvez.
Le contexte reste le même que celui de Baldur’s Gate, de l’heroic fantasy tout ce qu’il y a de plus classique (mais avec une touche arts déco pas désagréable), avec sa cité marchande, ses bourgades, ses collines et ses bosquets et vous emmènera dans des lieux aussi variés que le monde souterrain et aquatique, les cités arboricoles des elfes sylvains, un comptoir pirate, … L’histoire est plus sombre, plus fouillée aussi : entre une guerre des guildes, un mystérieux corps de mages et les nombreuses quêtes annexes (dont certaines dépendent de votre classe et de votre alignement), il y a de quoi faire. A noter qu’à l’instar de Planescape, pour une fois, on ne part pas sauver le monde et ça fait plaisir.
Les personnages jouables sont beaucoup moins nombreux et n’exploitent de loin pas tout le potentiel des nouvelles classes et sous-classes qu’offre le jeu, mais leurs traits sont plus marqués (on retrouve avec plaisir une partie des personnages jouables du premier opus) : les protagonistes de l’équipe interagissent entre eux de manière tour à tour agaçante, touchante, drôle, attachante, … voire carrément inattendue, mais ils réagiront de manière plus développée face à vos agissements, et ont tous ont une quête personnelle à mener, qui vous permettra de mieux les connaître. Elles (et les autres) ne se résument quasiment jamais à aller chercher un objet A pour un personnage B. Variées et bien scénarisées, elles sont là encore prétexte à découvrir l’immense univers de jeu.
Ce dernier ne comporte plus de zones juxtaposées et se focalisent sur les lieux importants, mais reste purement immense, entre le royaume de l’Amn et son arrière pays, et les différents lieux que vous serez amenés à visiter, certains vous feront à l’occasion sortir des sentiers battus de l’heroic fantasy classique ; néanmoins, ces ex-cursus resteront relativement rares. Le jeu reste dans un champ balisé de medfan convenu, et vous offre à l’occasion des batailles épiques, sans pour autant mettre en danger la balance exploration et dialogue face aux combats. Au surplus, le niveau de difficulté est paramétrable à tout moment.
On regrettera toutefois que l’add-on, quoique clôturant la saga avec un panache épique, aura tendance à verser dans le gros billisme et le nettoyage de zone. Bien que bouclant la boucle de votre identité, son scénario relativement squelettique va beaucoup trop vite, comme si les développeurs étaient pressés d’en finir, malgré les grands moments qu’il offre au joueur. En revanche, on ne peut que regretter que le Throne of Bhaal n’exploite en rien les ouvertures du final de Shadows of Amn. Dommage.
Néanmoins, Baldur’s Gate II aura été attendu au tournant, et il n’aura pas déçu. Une suite d’une qualité rare qui sublime littéralement son premier opus. Et si vous voulez approfondir le côté roleplay, vous pouvez toujours vous rabattre sur les mods.

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