Metal Gear Rising : Revengeance sur PlayStation 3, le test de Lonewolf Jensen

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Lonewolf Jensen
7
Lonewolf Jensen PS3

Le retour du fils de la vengeance

Un développement tumultueux pour ce spin off de Metal Gear centré sur Raiden. Le titre a changé, l’histoire a changé, le développeur a changé alors qu’on parlait d’annulation, bref, ça ne partait pas sous les meilleurs auspices, d’autant qu’il s’agit ici d’un jeu d’action au sabre et non d’un jeu d’infiltration (celle-ci se limitant à quelques objets clin d’œil aux grands classiques de la saga, à commencer par le carton).

Donc, sur ce, que ce vaut ce Metal Gear Rising : Revengeance ? Hé bien, ça vaut assez le coup, que ce soit pour Metal Gear ou pour le jeu pris seul. Car, oui, si le jeu n’est pas orienté infiltration (et vu ce qu’il était advenu de Raiden de Metal Gear Solid 2 à Metal Gear Solid 4, ça se comprend), il reste néanmoins particulièrement fidèle à l’essence de la saga, avec complots, scènes cinématiques imposantes, et philo en prime (logique, Kojima Productions étant resté sur le scénario et les scènes cinématiques). Donc, à moins d’être un pur intégriste de l’infiltration ou de vouloir un jeu qui vous occupera une douzaine d’heures (durée de vie de ce Rising : 5-6 heures pour une seule partie, bien plus si vous voulez le plier à fond en personnalisant Raiden et en faisant toutes les difficultés), aucune raison de crier au scandale côté scénario (si ce n’est l’inévitable survol des thèmes).

Pour le reste, il faut être un minimum amateur de beat them all, parce que c’est donc, en très gros, 5-6 heures de jeu passées à découper tout ce qui passera à portée de votre sabre en petits morceaux, en jouant parfois les vampires cyborgs pour vous régénérer à coups de Zandatsu (comprendre absorber la substance « vitale » des autres cyborgs pour régénérer la vôtre et l’énergie de votre katana).
Mais c’est aussi un véritable film de samouraïs futuriste. Les héros qui se battent à coups de sabre, l’honneur et la loyauté, l’interprétation d’un code d’honneur, la morale des personnages, l’inévitable duel honorifique à mort au coucher du soleil, la notion de sacrifice, tout y passe. Vous remettez ça dans le Japon féodal, en virant les quelques moments de comique WTF que Kojima apprécie tant, et il y a des chances que Kurosawa n’aurait pas renié l’histoire développée ici.

Un gros melting pot d’influences qui, sans qu’on sache trop comment, fonctionne parfaitement bien. Vous voulez les idées d’un Metal Gear ? Elles sont là, ce sera juste à vous de les développer encore plus. Vous voulez de l’action bourrine digne d’un God of War ? C’est là aussi. Vous retrouver devant un bon vieux film de chambara ? C’est fait. Des clins d’œil aux précédents épisodes et une continuité maintenue ? On est dedans.
On rajoute une bande son nerveuse, un moteur graphique qui tient pas trop mal la route malgré très peu d’évolution depuis Metal Gear Solid 4, et on tient là un beat them all d’assez belle classe, à défaut d’être un chef-d’œuvre. En clair, on se défoule bien en réfléchissant un minimum, et dans une belle ambiance nostalgique malgré la forme futuriste. Peut-être pas un must have, mais vraiment à au moins essayer.

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