Red Dead Redemption sur PlayStation 3, le test de marko

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10
marko PS3

Le bon, la brute et le repentis

 

Il y a deux ans, lorsque GTA IV est sorti, le jeu a crée un véritable raz de marré. Je me souviens encore toute cette cohue de joueurs bouillonnants d’impatience en train de courir comme des dératés possédés par le diable pour aller choper leur précieux. Du coup, on se demandait qui pouvait faire mieux que Rockstar à part Rockstar. Même si Red Dead Redemption n’a pas provoqué le même impact médiatique, manette en main, le jeu arrive à la hauteur du géant GTA IVet il le dépasse même de plusieurs têtes.

Scenario / Durée de vie : Red Dead Redemption nous met dans la peau de John Marston, un ancien hors la loi qui s’est retiré des affaires et qui profite d’une vie paisible avec sa femme et enfants. Mais manque de bol pour le balafré, le gouvernement  lui fait un odieux chantage. Afin de garantir la sécurité de sa famille, John doit mettre la main sur ses anciens acolytes. Du coup, c’est à dos de canassons et sur les routes poussiéreuses de l’ouest que l’on doit se rendre. Si le pitch de départ manque d’originalité, la profondeur des différentes personnages rencontrés et la finesse du scénario, qui culmine sur la fin, nous offre une aventure palpitante. Surtout que chaque personnages rencontrés, comme dans tout Rockstar, transpire d’originalité et marque les étapes de notre aventure. Pour venir à bout du jeu, comptez entre 15 et 20 heures environ. Mais si l’on passe du temps sur les quêtes annexes, a chasser le couguar et à faire la tournée des bars à la recherche d’une partie de Poker menteur, l’addition s’élève et on peu atteindre à l’aise les 30 heures de jeu. Sans même compter le multi.

 

Graphismes / Technique : Pour le coup, les petits gars de Rockstar San Diego ont envoyé du très lourd et relègue ce bon vieux GTA IV à un lointain souvenir. En plus d’offrir une direction artistique de folie, la qualité graphique du titre emboite le pas et nous offre un ouest américain du plus bel effet. Que l’on soit dans une plaine peuplé de cactus, dans les rocheuses du Mexique à la poursuite d’un pistolero ou en contrebas d’une cascade lors d’un couché de soleil, on est sans cesse émerveillé par le jeu. En plus des environnements qui flattent copieusement nos rétines, les différentes villes fourmillent de vie et de détails, la modélisation globale est précise et les différentes animations sont criantes de vérité. Bien sur, le jeu n’est pas parfait pour autant! Certains textures on tendance à baver et pixéliser, on rencontre souvent quelques bugs disgracieux, la gestion des collisions est parfois houleuse et l‘IA n’est pas forcément la meilleur que j’ai pu croiser. Ce qui bluffe le plus, c’est la gestion de la faune et la flore. Peu importe l’endroit où l’on est sur la carte, la vie ne cesse jamais d’exister. On peut apercevoir un clampin sur le bord de la route près à vous dépouiller de votre monture ou quelques coyotes pourchassant une pauvre âme égaré. Mais toute cette vie a un prix à payer. Si en pleine cambrousse le jeu reste très stable, dès que l’on pénètre dans une ville, le jeu a tendance à s’emporter et montrer quelques petits signes de faiblesse. Mais pas de quoi dépecer son canasson pour autant.

 

 

Gameplay / Prise en main : Contrairement à GTA IV qui offrait une prise en main bien lourdingue, Red Dead Redemption s’est payé une liposuccion pour nous gratifier de légèreté et de souplesse. Seule la visée se montre laborieuse, mais avec quelques heures de jeu au compteur, on ne s’en rend plus compte. Basé sur le même modèle Rockstarien, le jeu nous propose plusieurs missions à faire pour progresser dans l’histoire. Que l’on vienne en aide à une fermière, que l’on déloge une bande de rebelles d’une planque ou que l’on assure la sécurité d’un convoi miliaire, les missions sont assez variées mais manquent toutefois de folie. Le Far-West étant une époque propice à l’échange de plombs, le jeu nous baigne dans des fusillades bien fracassantes. Dans le même principe que GTA IV, il est possible de se mettre à couvert et profiter d’une visée semi-automatique. Lorsque les ennemis sont trop nombreux, il est possible d’activer un mode « sang froid » où le temps se fige et où l’on peut faire un gros carnage. Un peu à la Max Payne et sont Bullet-Time.

En plus des missions principales, de nombreuses missions secondaires et d’activités annexes s’invitent dans l’aventure. Et pas la peine de se rendre d’un point A vers un point B pour se les farcir. Elles interviennent de façon naturelle. Par exemple, on peu tomber sur un guet-apens en plein désert ou croiser une pauvre dame en détresse sur le bord d’une route. A nous de voir si l’on veut, oui ou non, s’y lancer. Les activités annexes sont assez nombreuses et diaboliquement distrayantes. En plus d’assurer la garde d’un ranch ou de dresser des chevaux, il est possible de s’asseoir à une table de poker, boire un verre ou jouer au fer à cheval. Tout un programme. Et pour se déplacer de missions en missions, en plus de pouvoir utiliser son fidèle destrier, qui se manipule avec aisance et naturel, il est possible de prendre la diligence ou de se téléporter à certains endroits clés à l’aide d’un feu de camp. En termes de construction et de gameplay pur, Red Dead Redemption est à mes yeux, bien supérieur à GTA IV et ses dernières extensions. Peu importe où l’on se trouve, il y a toujours quelque chose à faire. Un vrai tour de force.

 

 

 

Multijoueurs : En plus du mode solo, déjà bien consistant, Red Dead Redemption propose un mode multijoueurs captivant mais dont le contenu laisse sur sa faim. On commence la partie en mode exploration où l’on peut se balader n’importe où sur la carte et rencontrer ses amis ou d’autres joueurs. D’ici, il est possible de lancer différents modes de jeu comme la capture de sac ou des fusillades à l’ancienne. Seul ou en équipe, la mayonnaise prend très vite, surtout que chaque partie commence sur un duel particulièrement bien mis en scène. Si on commence à dos d’âne, au fil des parties et des points gagnés, il est possible de monter en niveau pour avoir accès à d’autres montures, armes et tenues. Mais globalement, les modes manquent de consistance. Avec une telle aire de jeu, il y aurait de quoi faire des modes bien trippants comme des courses de chevaux, attaques de diligences ou autres joyeusetés de la sorte. Un manque qui sera très certainement comblé par des DLC. A n’en point douter.

Bande Son : Comme tout jeu Rockstar qui se respecte, Red Dead Redemption possède une bande son bien trippante. Le genre de morceau qui vous met directement dans l’ambiance aux premières notes jouées. Ce n’est pas le genre de musique que je collerais dans mon Ipod, mais entendre ces airs si particuliers pendent que je chasse le coyote sur fond de montagnes rocheuses rougies, c’est carrément classe !

Les doublages des différents protagonistes rencontrés sont également de premières classes. Doublé en anglais avec des sous-titres en français, on est dans l’ambiance et on y adhère. Un savoir faire qui se partage entre le différent studio de Rockstar apparemment.

 

 

Red Dead Redemption fait partie de ces jeux dont on parlera encore dans 10 ans. Le genre de jeux qui nous fait jouer des heures durant sans même faire attention à l’heure qui passe. Bien sur, le jeu contient son petit lot de défauts, comme des petites carences techniques, un manque de prises de risques au niveau des missions et un mutli un peu timide. Mais à côté de ça, le jeu assure sur presque tous les points. Un gameplay  riche, varié et carrément tripant, une réalisation graphique à couper le souffle et une histoire haletante avec un lot de personnages charismatiques et attachants. Plus qu’un bon jeu,Red Dead Redemption est une bombe à posséder de toute urgence.

 

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