Red Dead Redemption sur PlayStation 3, le test de sebulba38

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sebulba38 PS3

Il était une fois dans l'ouest...

 

Suite de Red Dead Révolver, sortie en son temps sur X-Box et Playstation 2, dont le développement avait été fortement perturbé par des changements de Studio. On senti à l’époque que les développeurs de ce Red Dead Redemption étaient restés frustrés par  le limites techniques de l’époque, et qu’ils n’avaient pas pu aller jusqu’au bout de leurs ambitions. 6 ans plus tard et autant de développement, les capacités techniques avançant avec le temps, Rockstar San Diego est bien décidé de nous offrir un titre inoubliable.

 

Souvent imité, jamais égalé, GTA reste le maitre incontesté dans le monde ultra concurrentiel des jeux à monde ouvert. Rockstar North à toujours su faire évoluer son bébé à son rythme pour rester le leader incontesté de son marché. Mais voilà que la célèbre franchise se fait provoquer en duel. Et pire, cela viens de l’intérieure du groupe. Rockstar San Diego, préparait en douce Red Dead Rédemption. Avec en lui, toute la panoplie d’un GTA, tout cela ajouté à une sauce Western du meilleurs effet. Connaissant le savoir faire du studio, reste à déterminer si le jeu reste un vague GTA avec une skin Far West, ou une vrai nouvelle licence à part entière capable de dégainer plus vite que son ombre sur la célèbre simulation de gangster.

 

Vous incarnez John Marston, Un repris de justice sur la voie de la rédemption au traits fatigués, et à la démarche fiers, qui malheureusement va se faire rattraper par son passé, lorsque le gouvernement en place, va l’obliger à retrouver la trace de ses anciens compagnons de méfaits. Cependant, leurs retrouvailles s’achèvent brusquement lorsque John se retrouve blessé et laissé pour mort. Sauvé In extrémis par une jeune femme propriétaire d’un ranch voisin, notre héros comprend donc qu’il ne pourra vivre en paix avec sa femme et son enfant sans traquer et éliminer ses anciens collègues.

 

L’intrigue se déroule donc en plein Far West au début du XXème siècle. A l’instar d’un GTA, la carte du jeu est délimitée en trois zones, que vous débloquerez au fur et à mesure que vous avancerez dans les missions. La première partie est basée sur le modèle des plaines texanes, avec ses vastes étendues désertiques, rocheuses, et ensoleillées. Dans ces terres peu fertiles, vous trouverez entre autres : ranchs, villes poussiéreuses et villes abandonnés. De l’autre coté du Rio grande, vous entrerez au Mexique au relief démesuré. Fait de canyon, de terre orange, et de ville en terre. Vous y retrouverez tous les clichés possibles faits de muchachos et de desperados. Enfin une fois avoir traversé la partie Mexicaine, vous entrerez dans la dernière zone jouable du jeu, les contrées de Louisiane, beaucoup plus verdoyante, au foret luxuriante ou règne les couguars (l’animal hein, pas mémé …). D’ailleurs même les villes sont plus fréquentables et beaucoup plus évoluées et grandes. Voici donc ce qui vous servira de décors.

 

Et la moindre des choses que l’on puisse dire, c’est que c’est très beau. Reprenant le moteur graphique du précédant Grand theft auto, le rendu graphique est net et sans bavures. Mise à part l’alliasing, qui, soit dit en passant, n’entache en rien le plaisir de jeu. D’ailleurs, le jeu est d’une cohérence graphique ahurissante. Jamais rien ne prends l’œil à défaut. Le moteur physique est juste parfait, quand vous bousculez une personne elle va essayer de s’agripper avant de tomber, l’herbe va se déformer quand vous marcherez dessus… Du coté de la technique on est bluffé par la profondeur de champs, quel plaisir ne serait-ce de voir, un couché de soleil sous l’horizon à la chaleur ondulante d’un feu de camp. L’animation n’est pas en reste non plus, Tout grouille de vie autour de vous, que ce soit la faune varié galopante dans les vertes contrés, que les cavaliers chevauchant les plaines de l ouest. Tout est animé, les passants vaquent à leurs occupations, et on ne se sent jamais seul. Mention spécial à la démarche des protagonistes, très typé western, jusqu’au cliché. On sent l’usure et le vécu chez le vieux chérif, on sent la cupidité chez le politicien, on sent la peur dans le regard des animaux lors des grande parties de chasse. Et ce du premier coup d’œil. Une ambiance Western riche, reprenant les plus grands classiques du genre, amplifié par une bande son à faire pâlir le grand Ennio Morricone, et des doublages très typés et caricaturales. Du grand art donc qui sert énormément la trame scénaristique.

 

Le scénario, parlons en, une des grandes forces de ce Red Dead Redemption. Il reprend les plus grands moments des westerns spaghetti, du shérif au truand en passant par les politiciens véreux et les rebelles mexicains. Humour, trahison, émotion, on passe par tous les états devant cette intrigue cliché certes, mais drôlement bien ficelé et ne tombant jamais dans le Too much. Du coté du scénario principale compté bien une vingtaine d’heure pour en faire le tour. Mais une fois lancé dans le jeu, les aller retour à dos de vos fidèles destriers se font par plaisir, et on commence à se prendre au jeu de cavaler dans les vaste plaines de l’ouest, comme on se promènerait à bord d’une Banshee dans les rue de liberty city. C’est à partir de cela que se déroulerons les quêtes annexes. Car contrairement à GTA, les missions secondaires se lanceront par des quêtes dites aléatoire. Ce sont des rencontres que vous effectuerez au long de l’aventure, ou il vous faudra tantôt escorter une demoiselle jusqu’à la ville la plus proche, tantôt sauvez une personne de la pendaison par des malfrats. Au total une bonne vingtaine d‘events  jonchera vos parcours à cheval.

 

Si cela ne vous suffit pas, vous pouvez toujours vous retrancher sur le mode online ultra complet, il se compose de deux parties différentes. Dans la première, vous retrouverez les classiques modes : deathmatch, team deathmatch, capture the flag…, Mais la vraie originalité vient du mode libre. Un véritable petit MMORPG gratuit, ou vous vous retrouverez sur la carte complète comme terrain de jeu avec vos amis ou de simples inconnues. Votre but, faire ce que bon vous semble, à savoir, soit parcourir vos contrés en semant le dawa derrière vous. Soit participer à des missions en Coop ou seul afin de monter en grade. Car oui des missions se dissimule sur la carte et vous permettra de monter votre statut à l’instar d’un Modern Warfare, vous commencer comme demi portion avec pour seul monture une mule, et il ne tiendra qu’à vous de progresser et devenir une légende virtuelle de l’Ouest. Ce qui fait de ce Red Dead Redemption un jeu à la durée de vie quasi infinie. Et si vous vous ennuyé encore, il vous restera la possibilité de jouer au poker, boire un verre au saloon, vous lancer dans des tournois de bras de fer, ou plus cupidement attaquer la banque du coin…

 

Car première grande démarcation par rapport à GTA IV, vos actions bonnes comme mauvaises que vous effectuerez auront une incidence sur votre réputation. Pour cela deux jauges de personnalités viennent agrémentées votre parcours. Ce sont les fameuses jauges d’honneur et de réputation. Selon vos actions, ces jauges monteront, plus elles seront basses, plus vous serez craint par la populace, vous aurez votre tête mise à pris, vous aurez les chasseurs de prime à vos trousse. Pour une fois, vos action on vraiment une incidence et vous devrez agir avec conscience. Plus elles seront haute, plus vous serez respecter, plus on vous fera confiance, plus vous gagnerez d’argent. Car l’argent est plus que jamais le nerf de la guerre, il coule beaucoup moins à flot que dans les précédents GTA, et il vous servira à acheter des armes, munitions, caches afin de sauvegarder, et chevaux. Pour en gagner, en plus des missions, il vous faudra travailler, le voler au cadavre qui joncheront votre route, ou effectuer des missions trappeurs qui consisteront à vendre les viandes et peau de vos longues parties de chasse, sachant que plus vous vendrez vos bêtes là où ils sont rare, plus vous gagnerez de l’argent. Et vice versa. Apportant par ainsi une vraie orientation gestion encore trop rare dans les jeux à monde ouvert.

 

Mais le vrai bonus track de ce Red Dead, vient du gameplay. Manette en main, le jeu ressemble comme deux goute d’eau à un GTA IV, appuyé sur triangle pour monter sur votre cheval, appuyé sur X pour courir, … le joueur averti ne sera certainement pas perdu. Cependant, la ou John Marston innove c’est sur son système de tir. Beaucoup plus précis, et bien mieux pensé Rockstar se dote enfin de phase de gun shoot digne de ce nom. La véritable jouissance venant du mode sang froid, qui permet de lancer via une pression sur le stick droit, une séquence de bullet time qui ralentira l’action, et vous pourriez ainsi locker vos ennemies et vider votre chargeur à la mabière du marck & execute de splinter cell conviction. Jamais les séances de tir ne nous auront jamais paru aussi dynamiques et convaincantes.

 

Vous l’aurez compris, je n’ai pas assez de mots pour décrire ce Red Dead Rédemption tellement il est unique. Il est incontestablement le roi des jeux à monde ouvert. L’expérience qu’il m’a fait vivre restera à jamais marquée en moi, tant par son ambiance unique, que par son gameplay exceptionnelle. Un jeu qui marque d’une pierre blanche le jeu vidéo, et qui tout possesseur de PS3 ou de 360 ne doivent passer à cotés. Game of the year en puissance, il se peut même qu’il fasse date comme le jeu de cette génération. La perfection n’est pas de ce monde, mais ça va être dure de faire mieux, à moins que… GTA V.


Verdict


Graphismes (19/20)

 

De toute beauté, le jeu réutilise à la perfection le moteur de GTA IV. Associant qualité graphique et cohérente, impressionnante profondeur de champs, et animation parfaite. Red Dead Redemption retranscrit à merveille l’ambiance et la saleté cliché des plus grands Western, Une pure réussite. Seule subsiste, l’alliasing persistant de son prédécesseur.


Jouabilité (20/20)

 

Grouillant de bonnes idées, comme l’utilisation du bullet time, manette en main, le jeu est un pure régale. Que se soit les phases à cheval, ou les phases de tirs, la prise en main est intuitive, jamais on est pris au dépourvu  par une approximation de gameplay. De plus la variété d’action n’entraine jamais de longueurs inutiles. Une prouesse.


Durée de Vie (20/20)

 

Juste incroyable, si vous le faite d’une traite, le jeu ne vous prendra qu’une vingtaine d’heures, mais même là, la replay value du titre est tout bonnement incroyable. De plus, il ne faut pas oublier les folles chevauchés dans la pampa, les missions secondaires, les événements aléatoires, qui rallongent la duré de vie quasi-infiniment. Et si cela ne suffit pas, comptez passer des nuits blanches entières sur les nombreux modes en lignes.


Bande Son (20/20)

 

Digne d’Ennio Morricone, la bande son de ce Red Dead Rédemption, reste dans la droite ligné des titres Rockstar. Harmonica et sifflements sont au programme, pour toujours nous plongé dans l ambiance sulfureuse des pleine de l’ouest. Ajoutons à ça des effets sonores ultras réalistes, un doublage parfait, et vous obtenez une ambiance si rarement retranscrit dans le monde vidéoludique.


Scénario (20/20)

 

42 ans après il était une fois dans l’ouest, nous tenons enfin son successeur au titre de plus grand Western spaghetti de tout les temps. Et une fois n’est pas coutume,   c’est un jeu vidéo qui rafle le titre. Prenant inspiration des plus grands classiques du genre. On y retrouve tout les éléments du cowboy héros au politicien magouilleur. John Marston nous fera vivre une aventure à la fois nerveuse, épique, haletante, et émouvante. Un large éventail d’adjectifs qui ne tiendra qu’à vous d’allonger la liste selon la façon dont vous créerez votre propre histoire.


Note Globale (20/20)

 

Bien entendu, nul jeu n’est parfait. Alors pourquoi 20 me diriez-vous ? 20, car ce Red Dead Redemption nous permet de vivre un moment unique. A tel point qu’on en oublie en deux temps trois mouvements les quelques bug d’affichage, et l’alliasing omniprésent. Le jeu vous fait rentrer dans un monde vaste, ambitieux, cohérent, stéréotypé, envoutant et grouillant de vie. Une ambiance unique tout droit tiré des plus grands Sergio Léone, rarement ressenti jusque là et dont on n’a pas envie d’en sortir. GTA après 10 ans de domination tiens enfin son maitre, le fossé entre Niko Bellic et John Marston est si grand qu’il ne s’agit plus d’un GTA like. D’ailleurs lors de la sortie du prochain volet de la franchise de Rockstar, nous ne parlerons plus d’un énième GTA mais d’un Red Dead like sauce urbaine.

 

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