Dante's Inferno sur PlayStation 3, le test de Zelphir

Publiez votre test
Signaler
Zelphir
6
Zelphir PS3

L'Enfer c'est les autres

Une virée en enfer sous la direction de Visceral Games, voilà le programme alléchant qui s’offre à nous avec Dante’s Inferno. Et après un séduisant Dead Space, une invitation à replonger dans un périple cauchemardesque ne se refuse pas. A raison ou à tort.

 

Le nouveau né d’EA nous propose d’incarner Dante, un templier durant les croisades, parti dans les enfers défié Lucifer en personne pour récupérer l’âme de sa bien aimée Béatrice. Ce périple lui fera traverser les neuf cercles infernaux à la poursuite de sa compagne. Mais la chose n’est pas aisée et il devra se débattre autant devant les légions de Lucifer et que contre ses propres démons. Le pitch a de quoi séduire, étant une adaptation (très) libre de La Divine Comédie de Dante Alighieri. Mais ici, point de lyrisme, c’est face à la brutalité et la bestialité que le joueur sera confronté.

Les neuf cercles proposent chacun des environnements distinctifs, une ambiance propre collant parfaitement  au péché qu’ils tentent de dépeindre. Utilisant le moteur de Dead Space, les décors sont très convaincant, certains offrant des panoramas assez impressionnants.  L’ambiance sonore n’est d’ailleurs pas en reste et vient renforcer la sensation de malaise qui se dégage du royaume des morts. Les morts, parlons-en justement

 Le titre offre l’un des bestiaires les plus glauques de ses dernières années, dans la droite lignée de Silent Hill, avec certains caractérisant l’un des péchés rencontrés dans le jeu. Et pour s’en défaire, il faudra être malin, ces derniers n’étant pas disposer à laisser Dante vaquer tranquillement au sein de l’Enfer. Le huitième cercle poussant même le vice jusqu’à confronter le joueur à l’ensemble des créatures rencontrées dans une sorte de réunion d’anciens élèves dont vous êtes clairement l’attraction principale.

Pour se défaire de ses hôtes d’outre-tombe, Dante aura à sa disposition deux armes. La faux, arrachée des mains même de la Mort, sera particulièrement utile au corps-à-corps tandis que la croix de Saint Marie lui permettra d’effectuer des vagues d’énergie pour le combat à distance. L’acquisition des capacités découlera du nombre d’âmes récupérées durant les combats. Elles seront la monnaie d’échange durant l’aventure mais il faudra débloquer les différentes aptitudes au préalable. Tout au long du périple, le joueur croisera la route d’âmes errantes qui faudra punir ou expier. De ce choix découlera des points augmentant respectivement la jauge impie, liée aux attaques à la faux et celle sacrée correspondant aux capacités de la croix. Le même principe est appliqué à certains adversaires dont on pourra se défaire dans des exécutions à base de QTE très typées God of War.

 

L’Enfer est pavé de bonnes intentions

Les QTE ne sont pas les uniques points en commun avec le titre des studios de Santa Monica. Dante’s Inferno reprend les standards du beat’em all et offre une expérience de jeu proche des aventures de Kratos. Proche seulement, car là où un titre comme Darksiders récupère les idées de ses petits camarades pour se les approprier, Dante semble plus proposer une copie carbone. Quelques trouvailles viennent agrémenter les phases de gameplay, mais la trame principale du jeu est assez classique dans sa construction.

Niveau maniabilité, le jeu prend le parti de ne pas proposer de caméra manuelle, le stick droit étant alloué aux esquives à 360°. Un choix qui vient tout droit de God of War mais qui provoquera quelques morts inattendues dans de rares occasions, la faute à des angles de caméras peu judicieux. Un peu rageant. La palette de coups est assez variée mais répartie sur les deux seules armes du jeu. C’est largement assez pour se défaire de l’armée démoniaque qui nous attend, mais cela parait peu face à la. Car si deux armes sont suffisantes pour clôturer l’aventure, il ne faudra pas s’attendre à plus de 7h au sein des enfers pour défier Lucifer. Encore une fois, ça parait peu, d’autant que la rejouabilité du titre n’est pas forcément son point fort, la faute peut-être à un héros manquant de charisme ou une aventure trop conventionnelle.

 

Dante’s Inferno propose un beat’em all plaisant, utilisant bon nombre des ficelles faisant le succès du genre, mais souffrant de ses ambitions de trop bon élève ayant récité sa leçon par cœur mais manquant de panache, de ce petit plus qui l’aurait poussé parmi les titres phares de ce début d’année. Il en reste agréable à jouer mais risque de souffrir devant l’avalanche actuelle de titres et la sortie prochaine de la troisième itération de God of War.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Vos tests de Dante's Inferno

tous les tests