Dead Space 2 sur PlayStation 3, le test de herEgen

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herEgen
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herEgen PS3

La méduse en captivité se nourrit principalement d'ingénieurs...

 

Dead Space premier du nom est resté gravé dans nos mémoires d'adeptes du genre "survival-horror". Ce huis clos spatial mettant en scène un simple ingénieur venu inspecter un vaisseau laissé mystérieusement à l'abandon... Le titre représentait un véritable "nouveau souffle" pour ce genre qui commençait sérieusement à partir dans tous les sens (aah Resident Evil 5).

Innovant à bien des égards, surtout en matière d'immersion, Dead Space constituait alors un nouvel espoir de voir apparaître quelques titres inspirés par cette nouvelle licence. Malheureusement, malgré une reconnaissance critique indéniable, les ventes n'ont pas suivi et le survival-horror n'a pas vraiment brillé entre Dead Space et sa suite. On peut toutefois en citer un ou deux sortant de l'ordinaire tels que Amnesia : The Dark Descent ou bien Alan Wake (qui lui se rapprocherait davantage d'un thriller) mais ce n'est pas suffisant pour nous, gamers gourmands et gourmets !

C'est dans ce contexte que sort le second Dead Space, un 27 janvier de l'an 2011, c'était un jeudi.

C'est avec excitation et fébrilité que j'introduis la galette dans le mange-blu-ray-disque de la Playstation 3. J'éteins la lumière, je branche le casque, je lance le jeu.

Afin de replacer la fin du premier Dead Space, un résumé en forme de comics est proposé dans le menu. Joliment réalisé et très utile pour se remettre dans l'ambiance.

Après ça, je lance ma première partie en mode "difficile" (qui, comme le disait un certain JulienC (connais pas), se rapproche du mode « normal » du premier volet), histoire de faire honneur à l'étiquette survival, qui se révèlera vraiment vers la fin du jeu.

Me voilà enfin dans la peau d'un Isaac Clarke qui ne s'est visiblement pas remis de son séjour à bord de l'Ishimura. Il est désormais en proie à des hallucinations particulièrement flippantes et qui mettent en scène Nicole, sa chérie disparue dans le fameux vaisseau spatial.

Ah, et on s'aperçoit très vite que notre Isaac n'est plus muet. Il se révèle même particulièrement bavard ! Cette nouveauté est déroutante au début mais le doublage français est soigné et n'entache nullement l'immersion dans ce nouveau lieu qu'est la station de la Méduse, véritable métropole de l'espace.

Bref, je n'en dirai pas davantage sur l'histoire pour ne pas vous spoiler la tronche mais je peux affirmer qu'on a là une suite parfaitement calibrée en tout point et qui entre directement dans le vif du sujet...

De toute évidence, l'effet de surprise est moindre mais Visceral Games a su développer l'univers de Dead Space à travers une diversification accrue des environnements et du gameplay, ainsi que quelques petits ajouts qui ont tous leur utilité. Que ce soit le mini-jeu de "hacking" destiné à ouvrir portes et ascenseurs, l'indication des plans et stocks sur le GPS ou le fait de pouvoir se mouvoir en toute liberté lors des phases d'apesanteur grâce aux petits propulseurs de la combinaison.

Certains passages dans les conduits d'aération sont également bienvenus dans le sens où l’on n’a aucun moyen de se défendre en cas d'attaque de nécromorphes, ce qui accentue le sentiment de vulnérabilité...

Les nécromorphes justement, ces créatures post-humaines plus ou moins dangereuses en fonction de leurs capacités plus ou moins meurtrières, sont ici bien plus nombreux et variés qu'auparavant... On peut constater que le directeur artistique s'est fait plaisir.

L'interface qui s'affiche en temps réel est toujours aussi plaisante à manipuler. L'inventaire se gère toujours de la même manière et c'est très bien comme ça, surtout dans un mode de difficulté élevée, où les munitions sont précieuses. Les armes "classiques" telles que le Cutter Plasma, le Trancheur ou le Fusil d'assaut sont évidemment présentes et de nouvelles armes font leur apparition, comme le Lance-Javelot ou le Fusil à balles chercheuses... En outre, on a la possibilité d'utiliser la kinésie pour attraper les membres de nécromorphes découpés afin de s'en servir comme projectile. Belle idée. A noter également que la stase est ici davantage indispensable pour progresser dans La Méduse et faire face à des hordes d'autochtones pas vraiment accueillants.

L'ambiance sonore ensuite, hyper travaillée, angoissante comme jamais, exceptionnelle. Elle constitue une composante absolument essentielle à chaque instant de l'aventure d'un Isaac Clarke sombrant peu à peu dans la folie... Si vous êtes un tant soit peu sensible et que vous ne tremblez pas au moindre bruit insignifiant, je ne peux plus rien faire pour vous. D'autant qu'il arrive assez régulièrement que l'on se retrouve plongé dans le noir total, le son prenant une ampleur tout à fait effrayante dans ces conditions.

 

Finalement, tout ce qui a fait le succès critique de Dead Space se retrouve dans ce second volet, accompagné de nombreux ajouts et améliorations bienvenus, malgré un effet de surprise fatalement moins présent. L'action et le dynamisme global ont été revus à la hausse sans dénaturer l'essence du jeu initial. Je ne parle pas du mode multijoueur car je le trouve relativement inutile malgré le plaisir ressenti en incarnant un nécromorphe.

Conclusion : si vous aimez la science-fiction claustrophobe et si vous raffolez de l'angoisse vidéo-ludique, jetez-vous dessus (si vous avez fait et aimé le premier bien sûr) !

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