Saints Row : The Third sur Xbox 360, le test de seblecaribou

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seblecaribou
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seblecaribou X360

Le jeu de poupée de 2011.

Je ne vais pas lui dédier une critique très longue parce qu'il n'y a pas grand chose à dire, mais je tenais quand même à souligner pourquoi, après avoir fait à peine 24% du jeu le tout sans faire beaucoup de missions principales, et juste en achetant des bâtiments, j'ai revendu le jeu.

Saints Row : The Third est inintéressant. C'est un bon début n'est-ce pas ? L'histoire raconte...hum...l'histoire raconte...l'histoire raconte sûrement quelque chose, mais comme je zappais les cinématiques qui ne mettait pas spécialement mon personnage en valeur pour ses qualités esthétiques, je n'ai absolument pas suivi ce qui pouvait bien se tramer dans le jeu. Tout juste ai-je compris qu'un chef de gang belge, habillé en rouge, complotait avec un chef de gang asiat' habillé en bleu turquoise et un chef de gang catcheur (oui ce n'est pas une ethnie, mais je ne me souviens plus de la tronche du mec) habillé en vert contre ma petite princesse blonde, chef du gang habillé en violet.

En fait l'absence totale d'intérêt du scénario est un reflet comme un autre d'un manque atroce du jeu ; l'immersion. Saints Row : the Third est un jeu où tout vous rappel que je vous jouez à un jeu vidéo et la plupart du temps sans compenser cette évidence par du vrai fun. L'IA du trafic routier n'a pas de sens, ce qui dans un GTA-like pose quand même un problème, d'autant plus quand les voitures ne sont pas amusantes à conduire. Les ennemis sont trop nombreux, trop chiants à semer, trop chiant à tuer pour certains d'entre eux et si le moteur du jeu donne quelque chose de relativement jolie, avec quelques effets d'explosions ou une physique des boobs assez impressionnante pour ce genre, le tout ne fait que mettre en lumière une absence totale de personnalité. On est très loin du charisme de Liberty City ou la grandeur de San Andreas.

L'idée est pourtant simple ; prendre le parti de GTA:SA et le pousser le plus loin possible dans le délire. Le problème c'est que mise à part l'activité secondaire « arnaque à l'assurance », qui consiste à passer son personnage en ragdoll pour qu'il se mange le plus de bagnoles possible et qui n'est pas sans rappeler le très sympathique Pain sur PSN, aucune activité n'est originale ou plus excentrique que dans n'importe quel autre GTA-like (GTAIV compris). De l'escorte en hélicoptère barbante, de l'escorte en voiture encore plus barbante, de la protection de voiture et des fusillade qui vire très rapidement au n'importe quoi générale, mais pas dans le bon sens du terme ; on fait vite le constat qu'on se fait chier dans Saints Row : the Third. Le truc c'est que ce genre d'activités, pas forcément dingue, peut s'avérer prenant si le scénario induit une tension, ou que certains scripts aident la mise en scène ; le jeu étant dépourvu des deux, tout cela apparaît parfaitement plat. Ne pouvant même pas en plus se vanter d'avoir le moteur de destruction d'un Red Faction : Guerrilla, ou la map gigantesque et pleine d'easter eggs de Just Cause II, Saints Row 3 montre clairement un manque complet d'imagination pour amuser le joueur.

J'y ai tout de même joué une vingtaine d'heure...qu'ai-je bien pu faire pendant tout ce temps ? J'ai joué à la poupée.

Parce que s'il y a une chose qui pour le coup est assez cool dans le jeu de THQ, c'est bien la personnalisation dans son ensemble. Pour commencer, j'ai mis 2h à faire mon personnage. Entre le choix du sexe, de la carrure basée sur un rapport musclé/gros/maigre, la jauge de sex-appeal qui pour les femme sert juste à rendre la poitrine ridiculement énorme, et un nombre de paramètres impressionnant pour façonner le visage que l'on veut, j'ai eu de quoi m'amuser moi qui adore les éditeurs de personnages. Une fois en jeu, c'est là que ça devient un peu n'importe quoi.

Le jeu propose quatre type de boutiques de fringues différentes avec certes pas des milliers de modèles, mais qui permet de choisir la couleur de chacun des éléments de ce qu'on achète. Résultat, j'étais tellement fier de mon personnage qui sans rire est mon préféré de tout ceux que j'ai bien pu faire, tous jeux confondus, que j'ai passé le plus clair de mon temps à faire du shopping. Je dépensais tellement que j'étais forcé de faire des missions pour pouvoir continuer...chose qui n'arrive jamais dans le jeu vidéo de manière générale. En plus des fringues, on peut « bolider » sa voiture ou sa moto à sa guise et se créer une liste de lectures personnelles pour la radio du jeu, histoire de n'écouter que ce que l'on désire dans un liste de titres variés et plutôt bien choisis. Ne serait-ce que le fait de pouvoir écouter de la musique classique dans un tel jeu, c'est un petit bonheur qu'on ne se refuse pas.

 

Saints Row the Third est donc un jeu de poupée. Si vous le trouvez à 10€, vous prendrez sans aucun doute beaucoup de plaisir à mater votre personnage qui peut être customisé à l'envie. Personnellement c'est tout ce que je retiens d'un jeu sinon sans intérêt particulier, l'ensemble de son gameplay manquant cruellement d'imagination pour nous faire oublier la nullité du scénario et le manque de personnalité évident du titre. Bref un super éditeur de personnage et c'est tout.

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