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Concepteur : Jonathan Blow

Développeur : Number None Inc 

Date de sortie : 6 Août 2008

Genre : Réflexion Plates-formes

PEGI : 12+

 

Une envoûtante atmosphère s'installe dans la pièce, de chatoyantes couleurs pastels caressent dans une danse quasi-hypnotique l'écran d'ordinateur installé là et cette douce musique vagabonde, tantôt timide tantôt romantique qui au mieux ne pourrait laisser insensible que l'insensibilité elle-même, sont autant de prodromes annonciateurs de ''L'effet Braid''.

 

Un effet plutôt agréable si l'on daigne se prendre au jeu ne serait-ce que les cinq premières minutes, car de prime abord ce jeu de plates-formes ne paye pas vraiment de mine.

En effet, il ne faut que très peu de temps à Braid pour que le syndrome de l'addiction prenne part à cette curiosité naïve et obsessionnelle qui vit en parfaite symbiose avec nous, gamers que nous sommes.

Quand Jonathan Blow décide de faire un jeu avec ses petites mimines, six mois plus tard il pond un petit chef d'œuvre.

 

WORLD 2.1

On commence l'aventure dans une sombre ruelle avec comme seuls repères le nom du jeu et la quasi-certitude qu'il faille aller tout droit, enfin plutôt à droite, 2D oblige. Comme tout bon jeu de plates-formes qui se respecte, on apprend assez vite comment sauter les deux marches qui séparent Tim (tel est son nom) de sa maison.C'est ici que tout prend vie, la première pièce s'illumine nous donnant accès au premier monde, mais ... c'est étrange, celle-ci est intitulé Monde 2...

Bref, continuons, passée la porte, nous apprenons par le biais de quelques lignes soigneusement écrites l'existence d'une princesse et plus précisément l'ex-petite amie de notre cher Tim. Celle-ci aurait été enlevée par un horrible monstre et enfermée dans un château, ça ne vous rappelle rien ? D'ailleurs cette référence est loin d'être la seule dans le jeu, mais je n'en dirai pas plus.

Ne perdons pas de temps, il y a une princesse à sauver.

 

UN CASSE-TÊTE À CASSER DES TÊTES

Le temps, élément crucial de ce jeu qui ce révèle être au fur et à mesure un vrai parcours du combattant. En effet, Tim possède la capacité d'influencer le temps et en l'occurrence toutes les solutions aux énigmes que l'on rencontrera découleront de cette seule et même aptitude.

Les premiers niveaux mettent assez vite en place le gameplay général du jeu via des mini-tableaux tutoriels, donc au niveau de la prise en main il n'y pas à s'inquiéter, ça coule de source, et puis 5 boutons de contrôle c'est pas non plus comme si vous jouiez à un simulateur de vol. Ici c'est la cervelle qui va devoir travailler.

Chaque monde est en fait scindé en plusieurs tableaux eux-même renfermant plusieurs pièces de puzzle qui n'attendent que vous pour être ramassées.Et c'est ainsi que doit être mis en pratique le "Back in Time ", à noter que tout (objets ou créatures) n'est pas forcement influencé par celui-ci, chose qui rend la tâche on ne peut plus compliquée. Et c'est après multiples essais ici ou là, après avoir quasiment usé le bouton du "convecteur temporel"parce que l'on est resté coincé dans une séquence ou l'on s'est vu mourir trente fois de suite, que l'on commence à comprendre le vice du tournevis.

Néanmoins la difficulté est bien amenée et peut être variable d'un monde à l'autre. Si un tableau vous pose quelques problèmes cela ne veut pas forcement dire que le suivant sera encore plus ardu, le tout est de rester calme et attentif à ce qui ce passe dans le décor.

A noter que l'apparence linéaire du jeu ne vous interdit pas de laisser une pièce dans un niveau pour revenir la chercher plus tard, d'autant plus quand revenant à l'écran de sélection de ceux-ci, vous pourrez voir combien il vous en manque pour chaque section. Ce qui est assez bien pensé dans la mesure où la réponse à certaines problématiques ne vous sautera pas d'emblée aux yeux, à moins d'être super calé en logique temporelle.

 

PAS DE QUARTIERS

On aime ou on déteste, pas de demi-mesure avec Braid. Ainsi les joueurs en quête d'action peuvent passer leur chemin. L'ambiance mélancolique et le ton naïf du titre peuvent sûrement être interprétés comme une forme d'art et une excellente personnalisation du genre par certains, mais pour les personnes moins réceptives le jeu aura bien du mal à faire mouche.Le style graphique est finement travaillé, tout comme les compositions musicales qui vous plongent irrémédiablement vers une fragile osmose entre vous et Tim.

Fragile car, vous aurez vite fait de couper le son une fois que vous aurez entendu le même petit bout de musique pendant un quart d'heure alors que la dernière pièce de puzzle du niveau est juste devant vous.

Entre trois et six heures suffisent largement pour finir Braid, ce qui ne joue pas trop en sa faveur, des paramètres comme le choix du niveau de difficulté n'existent pas, seuls quelques défis pourront encore un peu vous occuper une fois le jeu terminé.Si Braid manque un peu à l'appel au niveau du contenu, sa finition diaboliquement bien orchestrée, elle, en charmera plus d'un.

Pour le reste c'est une question de temps !

 

GRAPHISMES : 17/20

A l'instar d'un tableau de Henri Matisse, Braid assume pleinement son côté artistique. Toutes ces nuances de couleurs se fondent à la perfection à l'ambiance générale du titre. Les différents effets de pérégrination temporel quant à eux ne nuisent en aucun cas cette fresque hypnotique et sont un vrai petit plaisir pour les yeux.

GAMEPLAY : 16/20

Quelques sauts risquent un peu de vous énerver car une certaine rigidité se dévoile au fur et à mesure que l'on gagne en précision et en vitesse. Mais les commandes primaires de Braid restent somme toutes assez efficaces dans l'ensemble.

DURÉE DE VIE : 11/20

Trop peu généreuse, la durée de vie de Braid n'arrive pas vraiment à la hauteur de nos attentes, même si celle-ci aura un peu tendance à justifier le petit prix très attractif de Braid.

MUSIQUES : 16/20

De jolies compositions musicales, pour un conte très mature. L'effet du " Back in Time"aura un peu tendance à nuire ces énigmatiques et douces mélodies.

NOTE FINALE : 16/20